‹ La Perception et la psychologie thomisteChapitre 4 sur 64 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

être pas tout à fait celles auxquelles on est habitué en France. Elles ne sont cependant pas inouïes. Nous en avons trouvé d'analogues dans les travaux de scolastiques de divers pays. Nous pourrions citer, par exemple, le P. Tornatore, de Plaisance, qui dans son profond opuscule, De humanœ cognitionis modo y paraît envisager comme nous le rôle et l'origine de ridée d'être, bien que nous différions à quelque égard sur Tobjet où cette idée nous est d'abord offerte.

Au reste nous nous appuierons partout sur les textes du Docteur angélique. Ils nous paraissent dans leur ensemble tout à fait favorables à notre mode d'interprétation. S'il serait téméraire de dire que tout ce que nous proposons il l'a pensé, nous avons la confiance de n'avoir rien proposé qui ne fût logiquement compris dans ce qu^il a énoncé.

Si notre interprétation de son enseignement en conserve tous les avantages, si en même temps elle répond à toutes les objections et à toutes les difficultés contemporaines, nous aurons satisfait à la seconde question.

Nous voudrions appeler sur ce travail l'attention des amis comme des adversaires de la philosophie scolastique.

Les uns y trouveront sur certains points qui ne sont pas sans obscurité un essai d'explication. Les autres y verront nettement établie, nous Tespérons, la profonde différence qui sépare la grande philosophie du XIII® siècle des théories sensualistes qui ont pris ou paru prendre le même point de départ.

Quant à ceux que n'intéresse pas la philosophie de l'École, nous les prierons de considérer ce livre comme un simple essai sur l'origine des idées. Qu'ils ne fassent pas attention aux nombreux textes latins qui sont au bas des pages, ni à quel auteur est attribué ce système. Qu'ils considèrent le système en lui-même. J'espère quUls y découvriront une

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