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. En effet, une corde ou une membrane, soumise à des forces de tension croissantes, rend des sons de plus en plus aigus. ;
HELMHOLTZ a ainsi expliqué ce phénomène : « Lorsqu'une corde tendue est pincée, le doigt l’écarte de sa position d'équilibre sur toute sa longueur, avant de l’abandonner à elle-même... ».
« Il se produit une discontinuité rien que dans l’ouverture plus ou moins grande de l’angle qu’elle présente à l’endroit où elle est pincée par le doigt (harpe, guitare) ou par la pointe ou le plectre (cithare) qui le met en vibration. Cet angle est plus aigu lorsqu'on se sert d’une pointe que lorsqu'on se sert du doigt; dans le premier cas, on obtient un son plus percant, accompagné d’un plus grand nombre de notes supérieures élevées qui produisent une sorte de tintement. Mais, dans l’un et l’autre cas, l'intensité du son principal est toujours plus grande que celle des sons partiels supérieurs.
« Si la corde est frappée par un marteau en forme de coin, qui puisse se relever aussitôt après le coup, le mouvement direct n’est transmis qu’au point particulier où a eu lieu l’excitation vibratoire. Le reste de la corde est encore en repos immédiatement après l'attaque et ne se met en mouvement qu’au passage de l’ondulation curviligne qui prend naissance au point frappé, et qui se propage de part et’ d'autre de la corde. En restreignant ainsi le mouvement originaire à un seul point de la corde, on fait naître des discontinuités très prononcées, auxquelles correspond une longue série d’harmoniques dont l'intensité, pour une grande partie d’entre eux, est équivalente ou même supérieure à celle du son fondamental. Quand le marteau est mou et élastique, le mouvement a le temps de se propager sur la corde avant que le marteau revienne en arrière; la partie attaquée n’est pas mise en mouvement par un choc brusque et, par conséquent, sa vitesse s'accroît continuel-
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lement tant que dure le contact du marteau. C’est pourquoi, la discontinuité du mouvement est d'autant plus atténuée et l'intensité des harmoniques élevés d’autant moindre que le marteau est moins dur ».
.… Cette interprétation de HELMHOLTZ a été reprise par GEIGEL, pour comprendre les phénomènes acoustiques ayant trait à la percussion d’une vessie de porc
— modérément gonflée, la vessie rend un son tympanique,
— au contraire, fortement gonflée, le son prend un timbre « vésiculaire ».
GEIGEL, comme HELMHOLTZ, interprète ce fait par la théorie des discontinuités.
En effet, lorsque la vessie est légèrement gonflée, le contact du doig et de la vessie se prolonge jusqu’à ce que l’ébranlement se soit propagé à la vessie tout entière. La discontinuité cst atténuée, les partiels faibles, le son tympanique.
Mais, quand la vessie est très tendue, le doigt reboridit, l’ébranlement d’abord localisé ne s’est propagé à toute la paroi qu'après le retrait du doigt. Il y a des discontinuités nombreuses et très prononcées, les partiels sont nombreux et forts, le son nominal est couvert par les partiels; le timbre ressemble au timbre vésiculaire.
b) La paroi peu élastique et épaisse.
Certains tissus sont privés d’élasticité, au moins dans les conditions habituelles, comme la peau ou le tissu adipeux.
Dans ce cas, si l’on garde toujours l'exemple facile du pneumothorax, les sons rendus par la percussion sont, toutes choses égales d’ailleurs, plus aigus et différemment timbrés.
A dire vrai, ces modifications des sons s'expliquent malaisément.
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Peut-être, ces corps inélastiques modifient-ils les possibilités d’oscillations des corps élastiques auxquels ils sont ajoutés et changent-ils les sons par ce moyen.
En tout cas, tout se passe comme si les vibrations de grandes périodes, correspondant aux sons graves, étaient amortis ou absorbés électivement par les corps inélastiques. Mais ce problème n’est guère abordé par l’acoustique et on ne peut, dans ce domaine, que se hasarder à quelques hypothèses. *
b) Le poumon.
L'étude du rôle du poumon dans la production du son pulmonaire nécessite un chapitre spécial pour deux raisons
1°. — Les qualités du son « pulmonaire » dépendent de lParchitecture du poumon.
2°. — Le son tympanique peut remplacer le son pul-
monaire dans des circonstances en apparence paradoxales. c
Anatomie du poumon.
On sait que le poumon est un sac membraneux étroitement solidaire de la paroi grâce à la plèvre.
Il suit les variations de forme de la paroi grâce à son architecture élastique. En effet, le squelette élastique comprend des faisceaux radiaires étendus du hile à la paroi (POLICARD).
Ce système élastique est soumis à une tension perpétuelle mais variable dans son intensité.
Ce système élastique est une force dirigée perpendiculairement à la paroi sur laquelle il exerce son action.
Quand cette force cesse de s'exercer, comme dans le pneumothorax, le poumon est « détendu »; les alvéoles et les lobules se collabent ; les bronches dotées d’une charpente cartilagineuse se raccourcissent et leur calibre devient plus étroit.