DAC UE
Mécanismes de production du son pulmonaire.
Diverses hypothèses ont cherché à établir ce mécanisme. |
SKODA et de nombreux cliniciens ont attribué le son pulmonaire aux seules vibrations de l'air intra-thoracique.
Pour WINTRICH et TALMA, ce serait au parenchyme pulmonaire que reviendrait ce rôle exclusif.
Par contre, WILLIAMS et HOPPE ont affirmé que ce rôle revenait uniquement à la paroi.
Enfin, CASTEX et RIST admettent avec des variantes que « l’appareil thoracique résonne comme un tout ». =. On sait que le son pulmonaire est un son très complexe : à la note dominante, qui fixe la tonalité, s’ajoutent des partiels nombreux et forts.
La note dominante, qui n’est pas nécessairement le son fondamental, est due, selon toute vraisemblance, à la période propre de la masse d'air excitée.
La tonalité est plus basse chez l’adulte que chez l'enfant. Cependant, FLINT soutient le point de vue contraire; peut-être FLINT a-t-il commis une erreur d’octave.
Quant aux partiels, qui donnent au son pulmonaire son timbre spécial, ils disparaissent en grande partie quand on supprime le rôle du parenchyme pulmonaire. Le son prend alors une consonance tympanique.
La clinique, d’une part, l’expérimentation, d’autre part, permettent d'illustrer le rôle du système élastique pulmonaire.
a) En clinique, la suppression du système élastique pulmonaire est réalisée par deux ordres de faits
— l'absence de parenchyme; tel est le cas du pneumothorax, où le poumon est refoulé loin de la paroi; et de la grande cavité sous-pleurale;
HU perte de l’élasticité, due