MOYENS D’ANALYSE
Il n’y a pas de plus simple moyen d'analyser un son que de s’en remettre à l’oreille.
Mais, pour des raisons d'ordre théorique, les médecins lui ont substitué des appareils.
Ces appareils sont classés dans deux catégories
A. — Les résonateurs.
Ce sont des sphères (HELMHOLTZ) ou des cylindres (KOENIG-ROUSSELOT) creux et-ouverts qui, en transformant une onde progressive en ondes stationnaires, renforcent électivement tel son simple faisant partie d’un son complexe et correspondant à la période propre du résonateur.
B. — Les appareils d'enregistrement.
Ce sont des plaques (phonocardiographe) ou des membranes (phonoscope) susceptibles de vibrer sous l'influence d’une onde sonore. Les vibrations de ces membranes sont enregistrées électriquement ou mécaniquement.
L'avantage documentaire théorique que possède cette méthode est illusoire, car ces systèmes oscillants sont toujours soumis à deux causes d'erreur : ,
— l’inertie, ,
— la période propre des membranes ou des plaques.
DRE à PS
La valeur réelle des graphiques s’en trouve considérablement réduite et les travaux de GEIGEL, CASTEX, MAY et LINDEMANN ont une portée scientifique minime.
L’oreille moyennement douée et éduquée suffit à exprimer des sons de percussion les renseignements qu'ils peuvent donner.
Elle peut en saisir les trois éléments — l'intensité, — la tonalité, — lé timbre.