LA TONALITÉ
La tonalité est cette qualité du son qui le fait apparaître plus ou moins haut dans l'échelle des gammes.
Pour le physicien, elle est représentée par la période d'un mouvement pendulaire, ou par la fréquence, le nombre de périodes par seconde. |
Il est parfois difficile de placer un son dans le registre des gammes, en particulier lorsqu'il s’agit d’un bruit et des auteurs ont nié que les bruits eussent une tonalité.
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‘Les sons, en effet, peuvent être divisés en trois catégories : | |
1°. — Les sons simples, comme ceux de certains diapasons, donnent des courbes simples, sinusoïdales.
2°. — Les sons périodiques sont d’une plus grande complexité. Ils forment les sons « musicaux » et se composent :
a) d’une note dominante, souvent le fondamental, qui « donne le ton »;
b) de sons partiels « harmoniques » correspondant à des intervalles réguliers de la gamme diatonique ou chromatique, dont la période est un multiple du son fondamental.
Ces sons musicaux donnent des courbes « périodiques » auxquelles s'applique le théorème de Four- NIER : « Toute forme quelconque de vibration périodique peut être considérée comme la somme de vibrations pendulaires dont les durées sont une, deux, trois. fois moins grandes que celle du mouvement donné ».
Les sons périodiques ont généralement une tonalité aisée à saisir; les harmoniques sont étudiés de façon que la note dominante tranche nettement.
Le nombre êt l'intensité des harmoniques règlent le timbre : peu nombreux et faibles, le son est doux, comme celui d’une flûte; nombreux et forts, le son est plus aiïigre : c’est celui de la trompette.
3°. — Les bruits forment la troisième catégorie. Ils sont composés d’une note dominante plus ou moins noyée parmi des partiels non harmoniques, c’est-à-dire différant des notes des gammes par un intervalle de moins d’un demi-ton, ou n’ayant aucun rapport simple avec la note dominante.
Les sons des cloches, des tambours, de la percussion sont des bruits.
En fait, la limite entre un son musical et un bruit n’est pas toujours nette.