LE TIMBRE
Le timbre d’un son est une notion subtile que l’on ne peut définir que par comparaison : il nous permet de différencier le son d’une flûte de celui d’un violon.
Le timbre dépend de l'intensité et du nombre des partiels.
Méthodes d’analysé.
La méthode graphique peut, en principe, servir à cette analyse : la forme de la courbe dépend, en effet, des partiels. Mais s’il est possible de retirer de l’examen d’une courbe très simple quelques renseignements, il est impossible de déduire des notions de quelque précision de l’enregistrement des bruits de Denon qui sont d’une extraordinaire complexité.
La méthode acoustique, basée sur l'emploi des résonateurs, est la seule valable, à supposer que l'oreille ne suffise pas. En effet, l'oreille éduquée a la faculté d'isoler les cinq ou six premiers partiels d’un son complexe.
Timbre des sons de percussion.
Dans ce domaine, il faut s’en remettre à l’audition des sons eux-mêmes, car ils échappent à toute description.
L’ extraordinaire similitude possible des timbres vient ajouter à la difficulté du classement.
Cependant, on peut admettre :
— que le son mat est relativement complexe,
— qu’à la formation du son pulmonaire concourent un grand nombre de partiels,
— que le son tympanique est caractérisé par sa pauvreté en partiels, ce qui lui donne un caractère « musical ».
A ce propos, on peut remarquer une curiosité étymo-
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logique : le son tympanique, musical, dérive de tambour, l'instrument le moins « musical » d’un orchestre.