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Cependant, pour sérieuses que soient les présomptions apportées par la percussion au diagnostic des pleurésies, elles doivent toujours être corroborées par la ponction en pleine matité. La présence de liquide dans la seringue à ponction est la preuve irréfutable de l’existence d’un épanchement pleural; c’est le seul signe d’évidence scientifique des pleurésies.
Mais il arrive que la ponction ne ramène pas de ‘liquide alors que tous les signes cliniques concourent à faire penser à une pleurésie.
Après s'être assuré que le trocart n’est pas obstrué et possède un calibre suffisant pour permettre l’évacuation de liquides épais, il faut penser à la possibilité d'une pleurésie cloisonnée ponctionnée dans une zone symphysée et nécessitant la répétition de la ponction dans une autre zone; ou d’une pleurésie bloquée dont l'évacuation se fait dès l'introduction d’une seconde aiguille.
Mais, si fréquentes que soient les pleurésies, si caractéristique que puisse être la topographie de la matité, la percussion demande toujours à s'intégrer dans le cadre des autres disciplines. Les pneumopathies des bases peuvent, elles aussi, donner des signes identiques à ceux de la pieurésie : matité, silence respiratoire, opacité radiologique et créer la confusion. L’auscultation peut alors apporter la solution en faisant entendre à la fin de l'inspiration, ou avec la toux, une bouffée de râles bulleux pathognomoniques d’un processus pulmonaire.
Chemin faisant, la percussion, bien faite et bien interprétée, est apparue comme un procédé simple d’exécution, riche de suggestions et de renseignements dont le sens véritable ne s'établit que dans l’ensemble des symptômes qui s'offrent au clinicien et des signes que permettent de recueillir les autres procédés d’investigation du thorax.