SCENE XL
JULIETTE
Mademoiselle Marie est très-bonne, c'est vrai ; mais Madame n'est certes pas méchante.
HÉLÈNE
Non ; mais je suis loin d'èire comparable à Marie.
JULIETTE
Le fait est que mademoiselle Marie estime perle ; et, il n y a pascà dire, elle n'a pas seulement l'ombre d'un défaut.
HÉLÈNE
JULIETTE
Oh ! en tout cas, c'est bien peu de chose.
HÉLÈNE
Sans doute; mais ne trouves-tu pas que, pour une jeune fille, elle manque parfois de prudence. Est-il bien convenable, par exemple, qu'elle sorte seule à cheval presque tous les jours, pendant des heures entières?
Ah ! ça, c'est vrai ; même qu'on disait l'autre jour à l'office...
hélène, vite.
Ah! l'on disait?...
JULIETTE
Oh! ce n'est vraiment pas la peine de repéter à Madame....
HÉLÈNE
Si vraiment, je désire savoir....
JULIETTE
On disait que, si Mademoiselle avait un amoureux, ses promenades seraient un bon prétexte pour....
HÉLÈNE
Eh bien?
JULIETTE
Madame va croire que je suis une mauvaise langue.
HÉLÈNE
Mais non !
JULIETTE
Si, Madame... bouche close là-dessus!
HÉLÈNE
Juliette, continuez, je vous en prie.... Vous comprenez que si les façons d'agir de Marie sont mal interprétées, il faut que je le sache.... afin de l'éclairer sur les dangers de son étourderie...
Eh bien ! Madame , puisque c'est pour le bien de mademoiselle Marie, on disait qu'elle avait tort, dans ses promenades,
24 LA PKHDIUX ROI U
de causer quelquefois avec Les jeunes gens qu'elle rencontre, par hasard, dans le b
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D is jeunes gens S
JULILTTL.
Avec des hussards, surtout.
HKLLM
Ah ! elle cause avec des hussards?
JULIETTE
Oh ! des officiers, Madame !
1IÉLLV.
Je le pense hien !
JULIETTE
Et quand je dis des officiers, j'exagère ; car il parait qu toujours le même.
11ÉLLNL.
Ah ! c'est toujours le..-.
JULIETTE
Oui, Madame ; vous voyez que c'est bien peu; de chose : mais vous savez, les houzards, c'est compromettant.
Et on ne dit pas d'elle autre chose?
JULIETTE
Pas autre chose, Madame ; et c'est mèmr déjà de Phist< ancienne; car, depuis un mois, Mademoiselle n'est i>as sortie une seule fois....
h Lia; m;.
Depuis un mois, dites-vous?
JULIETTE
Oui, Madame.
HELl M
st-ce pas à cette époque que le régiment est partit
Juliette, soupirant.
Pour Alger, oui, Madame.
héi.lne , l<i regardait.
Ah: c'est hien!.. Merci, Juliette, merci.
JULIETTE
a votre service, ftfadao
ffifosot*.