SCÈNE XIII. Î
Ain nouveau (de M. Bazille.)
Je veux être sa providence, l.e bon ange veillant sur lui.
Une coquette, en conscience, Peut-elle épouser mon mari,
Non, non, Mon uiari [bis restera plulù't garçon.
«>n pense bien se connaître
En se mariant, Et mon lyran se trouve être
En mari charmant.
Si l'amour qui s'efface
Et passe A l'amitié fait place, Mon amitié contre un pareil danger.
Saura du moins le protéger.
Je veux être sa providence, etc.
(A percevant le bouquet de Valfhuri.) Qu'est-ce que c'est que ça?
Ah ! c'est le bouquet du baron.... Il est affreux, ce bouquet
Et puis, c'est ridicule d'offrir des fleurs... à la campagne... C'est comme si j'offrais un verre d'eau à la rivière. (Elle jette le bouquet par la fenêtre.)
iiector, en deliors.
Aie!
HÉLÈNE
Le comte! ah! mon Dieu! il va croire.... ma foi! sauve qui peut! {Elle sort par la gauche.)
hector, entrant, le bouquet jeié à la main.
Faites donc attention, là haut! Qu'est-ce qui jette des arbres par la fenêtre? car ce n'est pas un bouquet ça ; c'est un arbre, et un arbre... panaché.... (Se frottant la tête.)ie ne sortirai plus sans chapeau.... C'est égal, je suis content de ma promenade... Qu'est-ce que je venais donc faire ici?.... Ah! j'y suis! je venais pour voir la comtesse.... Je venais lui dire que.... Mais, sacrebieu! mon cher Hector, tu es sur le seuil du ridicule.... tu es amoureux de ta femme, mon pauvre ami.... — Mais non , au fait, elle n'est plus ma femme!... Donc, je puis en être amoureux! ...Donc, je puis la demander en mariage ! — J'y vais.... Et dire que je n'ai pas de chapeau.... J'aurais dû prendre celui du baron.... Mais on ne pense pas à tout.... N'importe! j'y vais !