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1906 : perforation en péritoine libre d'U. P. gastrojéjunal. Suture. Juin 1917 (Moynihan) : large perforation jéjunale à 2 em. 1 au-dessous de la gastro-entérostomie. Suture épiplooplastie. Avril 1924 : signes d’occlusion intestinale haute. Intervention : sténose de l’anse efférente de la gastro-entérostomie antérieure au voisinage de l’ancien ulcère. Entéro-anastomose. Guérison.
Obs. LXXII CRIESS).
Homme, 27 ans. G. E. antérieure et résection d’un ulcère du pylore le 3 juillet 1922. Perforation d’ulcère peptique le 27 septembre, 75 jours après. Intervention : un ulcère perforé sur l’anse efférente est réséqué. Suture. Guérison. Deuxième perforation le 27 mars 1923, c’est-à-dire au bout de six mois. Perforation cette fois sur l’anse afférente : large résection de l'anastomose et nouvelle G. E. antérieure. Troisième perforation le 28 mars 1925, deux ans après, dans la paroi abdominale antérieure : résection de l’anastomose et de l'estomac, suture termino-terminale des deux bouts du jéjunum et établissement en amont d’une gastro-entérostomie postérieure. Guérison.
Obs. LXXIII (ROBINSON).
Homme, 25 ans. Gastro-pylorectomie Billroth J]I pour ulcère du duodénum en janvier 1927. Perforation d’ulcère peptique au bout de neuf mois. Intervention à la neuvième heure: perforation jéjunale, près de l’anastomose, de 1 cm. de diamètre environ. Suturé, épiplooplastie ; guérison maintenue pendant cinq mois. À ce moment, le 25 janvier 1928, nouveau syndrome de perforation : intervention à la neuvième heure : perforation sur l’anse efférente. Suture. Epiplooplastie. Guérison.
AO 2e
Obs. LXXIV (Nixon et Lowry).
Homme. Ulcère de la grande courbure. 31 juillet 1921 : G. E. P. Octobre 1922 : perforation d’un ulcére gastro-jéjunal. Mars 1926 : perforation jéjunale. Août 1927 : perforation d’un ulcère gastro-jéjunal. Décembre 1925 : une cinquième intervention découvre de multiples ulcères dont deux près de se perforer dans le côlon.
\ Obs. LXXV (DAVENPORT). ?
Homme. Perforation d’un ulcère duodénal. Suture et G. E. P. Par la suite le malade fit deux perforations successives d’ulcère jéjunal. On supprime alors la gastro-entérostomie. Mais deux nouvelles perforations gastro-duodénales survinrent.
Obs. LXXVI (HENRY).
Homme. Perforation d’ulcère gastrique. Suture et G. E. Par la suite, survinrent quatre perforations : les deux premières d’ulcère jéjunal, la suivante d’un ulcère dont le siège n’est pas spécifié, la dernière d’un ulcère gastro-jéjunal.
Obs. LXXVII (BRANDTNER et TONNIS).
Homme. Perforation d’ulcère duodénal. Suture et G. E. A. Par la suite survient une perforation d’un ulcère jéjunal et on fit une gastrectomie large. Mais de nouveau, quatre mois plus tard, perforation d’un ulcus jéjunal. Suture simple.
Obs. LXXVIII (BRUTT).
Homme. Perforation d’ulcère gastro-duodénal. Suture et G. E. Une année après : résection étendue de l'estomac, type Billroth II pour ulcère jéjunal non perforé. L'année suivante : perforation d’un large ulcère
OUQUeE
calleux jéjunal. Autopsie : présence de deux autres ulcères jéjunaux.
Obs. LXXIX (FLORCKEN el STEDEN).
Homme. Ulcère du pylore. Résection pylorique et G. E. P. Par la suite apparition de signes d’ulcère peptique gastro-jéjunal. On fit un gastrectomie étendue. Néanmoins, survint plus tard une perforation en péritoine libre d’un nouvel ulcère jéjunal.
Obs. LXXX (STEDEN).
Homme. Perforation d’ulcère pylorique. Suture. Décembre 1922 : résection et G. E. P. En 1926 : fistule gastro-jéjuno-colique. Par la suite, perforation en péritoine libre d’un ulcère jéjunal.
Obs. LXXXI (SINGER et K. A. MEYER).
Homme de 38 ans. 1915 : G. E., jéjuno-jéjunostomie pour ulcère. Bonne santé maintenue douze ans, puis les symptômes d’ulcus reprennent. Juin 1927 : résection gastrique type Polya; jéjuno-jéjunostomie conservée. Santé parfaite six à huit mois.
Puis reprise de crise douloureuse avec parfois vomissement. La douleur siège au-dessous et un peu à gauche de l’ombilic et irradie vers le dos. Elle ne cède pas aux alcalins, mais seulement à la morphine. Il fait bientôt une abondante hémorragie gastro-intestinale qui l’amène à l'hôpital. L’hémorragie et l’anémie traitées, on fit quelques semaines après un examen radiographique qui montra une niche ulcéreuse sur la bouche. Le malade rentre chez lui en septembre 1928.
Le 9 novembre 1998, il revient pour la quatrième fois à l’hôpital, tant pour des symptômes d’anémie que pour les crises douloureuses juxta-ombilicales. Le 11 novembre 1928, deux jours après son entrée, il est
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soudain pris d’une douleur en coup de couteau au voisinage de l’ombilic..…. C’est une douleur intense, si intense qu’il n’en avait éprouvé aucune d’approchante dans ses crises d’ulcus. Il est cloué immobile : le changement de position, la respiration aggravent cette douleur. L’interne appelé crut à une crise douloureuse, semblable à celles éprouvées déjà par le malade lors de ses précédents séjours dans le même hôpital. Il fit un lavage d’estomac qui eut pour résultat d’accroître encore les douleurs. Il prescrivit alors de la morphine. qui procura un calme partiel. Six heures après, un médecin examine le malade : la violente douleur du début a disparu et le malade se trouve relativement bien. La paroi abdominale avait une résistance très modérée, en tous cas pas de ventre de bois. Il suspecta une perforation mais hésita à porter le diagnostic à cause de la rapide amélioration de la douleur initiale et de l’absence de signes classiques. Chaque heure le patient se trouvait d’ailleurs beaucoup mieux et les signes de péritonite moins nets. Singer appelé à examiner ie malade pour la première fois, cinq jours seulement après la douleur initiale et à cause d’une température à 38°5-39°, découvre à la palpation abdominale l'existence d’une masse limitée et douloureuse au-dessous et à gauche de l’ombilic. En raison de l’histoire initiale typique de perforation d’ulcus, Singer pense à l'existence d’une perforation couverte et au développement d’un abcès intra-abdominal. La radioscopie confirme le diagnostic en montrant une image typique de pneumopéritoine spontané. Opération le 27 novembre : 12 jours après la douleur initiale. La tumeur s'était accrue et mieux circonscrite. Incision de l’abcès. Drainage. Guérison.