‹ La Perichole operabouffe en deux actesChapitre 11 sur 88 · DES SALTIMBANQUES · texte numérisé non relu

DES SALTIMBANQUES

PIQUILLO, à Guadalena.

Vous permettez, n’est-ce pas? . .

. ’ - GUADALENA. '

Mais très-volontiers, mon garçon, très-volontiers.

PIQUILLO .

Merci, ma bonne demoiselle; ma bonne demoiselle, je vous

remercie bien, (iis se préparent et mettent un petit tapis devant eux. Sur le tapis ils étalent des cahiers de chansons et une soucoupe pour la

quête.) Espérons que nous allons faire ici plus que nous n’avons fait jusqu’à présent.

LAPÉRICHOLE.

Dis-moi, Piquillo ?...

PIQUILLO.

Quoi?...

Décidément, bien décidément, tu tiens à faire la quête toimôme?...

PIQUILLO.

Oui, j’y tiens...

. C’est bon, alors. .

PIQUILLO.

Et si j’y tiens, c’est que j’ai mes raisons pour y tenir. — J’ai très-bien remarqué que, lorsque tu passes entre les tables....

s LA PÉRICHOLE.

C’est bon, je te dis. — Mais je sais ce qui nous attend...

PIQUILLO.

Je l’ai très-bien remarqué, et ça ne me va pas. — Tu y es?...

J’y suis.

* PIQUILLO, S la (feule qui se rapproche pour écouter.

« L’Espagnol et la jeune Indienne. »

Us chantent, en s’accompagnant sur leurs guitares PIQUILLO.

Le conquérant dit à la jeune Indienne :

« Tu vois, Fatma, que je suis ton vainqueur,

« Mais ma vertu doit respecter la tienne,

« Et ce respect arrête mon ardeur.

« Va dire, enfant, à ta tribu sauvage, a Que l’étranger qui foule ici son sol, i A pour devise : Abstinence et courage ! »

On sait aimer, quand on est Espagnol !

LA PÉRICHOLE et PIQUILLO.

On sait aimer quand on est Espagnol !

LA PÉRICHOLE, pendant la ritournelle.

Deuxième couplet.

A ce discours, la jeune Indienne, émue,

Sur son vainqueur soulève ses beaux yeux ;

Elle pâlit et chancelle à sa vue,

Car il lui plaît, ce soldat généreux !

Un an plus tard, gage de leur tendresse,

Un jeune enfant dort sous un parasol...

Et ses parents chantent avec ivresse : ,

11 grandira, car il est Espagnol I

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