‹ La Perichole operabouffe en deux actesChapitre 32 sur 88 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

PIQUILLO, seul, relisant un passage de la lettre.

t Je t’adore!... Si je suis folle,

« C’est de toi! Compte là-dessus,

« Et je signe : la Périchole,

« Qui t’aime, mais qui n’en peut plus! »

* Mastrilla, lierginella, Piquillo, Guadalena.

C’est très-bien I. .. cl je pense que maintenant le pauvre Piquillo a chanté sa dernière chanson!

Relisant sur la lettre.

« Pour les choses essentielles,

« Tu peux compter sur ma vertu... »

Mais certainement j’v compte... et tu vas bien voir comme j’y COmptCl ah! Pdrichole! Péricliole! (Il regarde autour de lui, aperçoit la guitare de la Pévichole et en détache le ruban.) Une COrde... VOici qui en tiendra lieu, (il va au cabaret et avise un gros clou à l'un des piliers). Un clou, c’est très-bien, un escabeau maintenant... (il prend un tabouret et le met sous le clou.) Là. .. j’ai tout CC qu’il mC faut... (il monte sur le tabouret, attache le ruban eu clou et •e le passe autour du cou.) Il n’y a plus qu’à donner un coup de pied dans l’escabeau... ça a l’air tout simple... et c’est justement la chose délicate... allons!... une! deux!... trois... (il ne bouge pas.) Décidément, c’est la chose délicate... C’est comme au billard, le dernier carambolage... tous les amateurs vous diront que c’est le plus difficile... allonslt..

Ponatellos, qui sort du cabaret, donne un coup de pied dans l'escabcou ; Piquillo se trouve pendu ; le ruban, qui est en caoutchouc, s'allonge indéfiniment, et Piquillo tombe sur le dos de Panatellas, qui se met A crier, ne sachant ce que cela veut dire.

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