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Avant de terminer ce chapitre, il nous faut revenir sur un point que nous avons déjà discuté chemin faisant. SI nous avons essayé de montrer la différence qui existe entre les douleurs propres à l'uleus et les douleurs secohdaires de périgaslrites, c’est que nous sommes convaincus que la périgastrite, à elle seule, peut être douloureuse spontanément. Nous sommes d'accord sur ce point avec la majorité des auteurs, particulièrement Bouveret, Dupouy, Hofmester, Mayo-Robson, Hale- White. Il faut cependant remarquer que quelques auteurs n’admettent pas cette hypothèse, en particulier Delay et Cavaillon. Pour ces auteurs, si les malades souffrent, c'est de leur ulcère, et pour Carl Schwartz, les douleurs sont dues à la « pénétration de l’ulcère dans les organes voisins, paroi abdominale, pancréas, foie, rate. »
Sans doute, lorsque l'ulcère est en activité ou qu'il pénètre les organes voisins, il détermine des douleurs, mais 1l existe de nombreuses observations où seules les adhérences expliquaient les douleurs, ce que prouvaient l'insuffisance du traitement médical, dont l'action est en général si nette et si rapide sur l'élément douloureux de l'ulcère et le résultat de la simple gastrolyse, dont Mayo-
Robson, en 1900, rapportait 77 observations avec 15 guérisons.
« Si, écrivait C. Schwartz, les adhérences étaient la chose capitale, les cas jusqu'ici opérés auraient été suivis rapidement de récidives. »
Cet argument est tiré de l’histoire de 13 malades dont la plupart ont été traités par la résection de l’ulcère. Il perd toute sa valeur devant les résultats de Mayo-Robson, obtenus par gastrolyse.