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ce dernier, il s'agissait d’adhérences péripyloriques. Dans l’obs. XVIII. ils sont uniquement provoqués ; il s'agit encore d’adhérences péripyloriques. Ils sont pituiteux dans l’obs. III {ulcère de la petite courbure), dans l’obs. IX, où il y a sténose pylorique incomplète, dans l'obs. XVIT où il y à des adhérences pyloriques. Ils sont alimentaires dans les obs. IT, IV, V, VII, X, XI XII, XIV ; chez certains de ces malades, il y avait une sténose pylorique complète (VIT, XI), incomplète ŒUUX, XIV) ou intermittente (V;. Dans deux observations (IV, XIT), l'opération montra que le pylore était perméable. Les vomissements surviennent plus où moins rapidement après l’ingeslion des aliments, parfois très (ô1, au bout de une à deux heures, en général trois heures après les repas ; dans un cas {obs. X), les vomissements ne se produisent que la nuit. Dans trois obs., on note des vomissements alimentaires de stase (obs. XIII, XV, XVI); dans ces trois cas, l'opération montra l'existence d'une sténose pylorique. Enfin, dans deux cas, il y avait intolérance absolue {obs. VI, XVII).
En général, les voinissements se produisent à la fin de la crise douloureuse et leur apparition est suivie d'un soulagement immédiat. Sur les 8 observations de mala= des non opérés, les vomissements sont alimentaires dans 4 cas (obs. XX, XXI, XXII, XXIITI, XX VII). Ils sont pituiteux dans l’obs. XXV ; ils manquent dans les obs. -XXIV et XX VI.
D'après l'examen de nos cas, nous ne pouvons qu'accepter les conclusions de Dupouy, de Langlais, de Soupault. Avec ces auteurs, nous dirons que les vomis-
sements sont inconstants, contrairement à ce qu'écrit GIRODE. n
Bouquet de la Jolinière, mais nous ajouterons qu'ils manquent rarement, contrairement à ce que pensait Burk. Ils sont irréguliers, accompagnent le plus souvent les crises douloureuses, dont ils marquent la terminalson. |
Très fréquemment, ils suivent de loin ou de près l'ingestion alimentaire, mais ce n'est qu'en cas de sténose pylorique qu'ils contiennent des aliments ingérés les jours précédents. Contrairement à ce que pense Langlais, les vomissements sont le plus souvent alimentaires.
D'après Merklen, Hayem, Delay et Cavaillon, Duplant, Hale White, les vomissements n'apparaissent que si la périgastrile a déterminé une sténose pylorique. Nos observations plaident contre cette opinion. En effet, dans l’obs. III, on trouve des adhérences de la petite courbure ; dans l’obs. 1V, 1l n’y a pas de lésion appréciable du pylore ; dans l'obs. V, la perméabilité pylorique est constatée aux rayons X ; dans l’obs. XII, on trouve des adhérences de la petite courbure à la paroi antérieure ; dans l’obs. XVIÏT, il n'y a aucun épaississement du pylore.
Le vomissement, dans la périgastrite, reconnaît plu- | sieurs pathogénies. Il peut être dû à la sténose du pylore | par ulcus compliqué de périgasirite : dans ces cas, la slénose passe en général au premier plan, et seule l'intensité des douleurs spontanées où provoquées permet de soupçonner l'existence des adhérences. Mais ce diagnostic, dans ces cas, n'a qu'un intérêt médiocre. Il peut être dû à la présence même de l’ulcus et ce sont les cas où on a constaté récemment des hématémèses ou du melæna ; 1ls sont alors très souvent précoces. Le plus
dite
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fréquemment, c’est mécaniquement el par réflexe que la périgastrite les détermine. L'estomac adhérent est gèné
dans son fonctionnement, son péristaltisme peut être
incapable de faire franchir aux aliments le pylore immo-
bile et cependant perméable, au seuil duquel s'arrêtent les ondes d’une contraction insuffisante. C’est ainsi que dans l’obs. XVIIT, on constate à l'écran que l'estomac hypotonique descend à quatre travers de doigt au-dessous des crêtes iliaques el ne se contracte pas. Par le massage, on oblient des contractions et l'évacuation du bismuth. Souvent encore la réplétion stomacale coude le pylore, qui ne peut suivre l’'ampliation générale du viscère, el ainsi se produit une sténose temporaire, dont l'adhérence
“est bien seule la cause. Il en est ainsi dans l’obs. 57
(Desternes) et dans les obs. 53 Delay et Cavaillon), 73 (von Hacker), 76 (Hawkins Ambler), 84 (Lauenstein), 122 (Rubriuus).
Le plus souvent enfin, le vomissement est dû à un reflexe à point de départ péritonéal, ce que prouvent nettement ses relations avec les douleurs.
À mesure que se répètent et se précipitent les contrac- Hions péristaltiques, l'estomac, gêné par ses adhérences larges, les tiraille de plus en plus et la douleur s'accroît progressivement. Cette souffrance du périloine périgastrique peut déterminer le vomissement lorsqu'elle a atteint une certaine inlensilé, comme elle le détermine lorsqu'elle est périappendiculaire, périvésiculaire, ete. sans qu'il soit nécessaire de faire intervenir l'ulcus luimême ou un obstacle mécanique à l'évacuation.
Cette conception permet encore d'expliquer l'apparition des vomissements hors des grandes contractions
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évacuatrices, car, même au repos apparent, l'estomac tiraille encore ses adhérences par ses contractions incessantes et aussi lorsque par ses changements d’attitude, le malade met ses adhérences en tension. Aïnsi en est-il | dans le cas où l'estomac tire, lorsque le malade se lève, des adhérences hépatiques, de beaucoup les plus nombreuses (73 fois sur 138 opérés).
Il nous paraît done tout à fait inexact de dire avec Delay et Cavaillon que les « symptômes fonctionnels et la périgastrite (douleurs et vomissements) sont le. miroir de l’activité de l’ulcère », et avec Hale White, | que si l'ulcère est cicatrisé, et s'il n'y a aucun rétrécis- | sement, la périgastrite ne se traduit que par de la dou- |
leur.
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