CHAPITRE V
Signes physiques.
Les résultats que donne la palpation de l'épigastre dans la périgastrite adhésive semblent, à la lecture des auteurs, être très inconstants et très variables. Tandis que quelques-uns (Burk, Paton Percy, Hale White)
“signalent l'absence complète de signes physiques, d'autres
(Delay, Duplant, Friedmann, Langlais, Rémon, Vautrin) font de l'existence de ces signes un des éléments prin- CIpaux du diagnostic. Beaucoup enfin les passent sous
silence.
Ces variations tiennent au polymorphisme de la péri-
-gastrite ;: aux variations de siège, de forme, de nature ; 5 ;
des adhérences correspondent des sensations tactiles différentes. Les adhérences postérieures ne sont le plus souvent pas perceplbles, elles ne le deviennent que lorsque la néo-formation cellulo-fibreuse a atteint un certain volume. Les adhérences antérieures ne sont perceptibles que si elles sont étendues ; les brides ne fournissent aucune sensation.
Parmi les adhérences antérieures il faut distinguer les adhérences précardiaques, les adhérences de la petite courbure et les adhérences péripyloriques. Toutes, dans certaines circonstances, peuvent être palpables. Elles
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sont perceplibles lorsqu'elles ont envahi les parois abdominales antérieures, pendant leurs périodes d'activité, et enfin lorsqu'elles ont déterminé la formation d'une véritable tumeur indépendante de la paroï. La palpation met en évidence soit une douleur locale, soit une rénitence épigastrique anormale, soit une luméfaction plus ou moins étendue. Nous avons suffisamment insisté sur la douleur locale pour n’y plus revenir. Si elle est fréquemment le seul signe local de la périgasirite adhésive, il est très rare qu’elle manque lorsqu'il existe une tuméfaclion ou de la rénitence épigastrique. La rénitence épigastrique est un signe fréquent dû à la contracture réflexe de l’un ou des deux droits. Elle accompagne la douleur péritonéale, s’accroit pendant les crises douloureuses et rend loule exploration profonde impossible. Elle ne renseigne que peu sur le siège des adhérences. Tout au plus peut-on dire, si l’un des deux muscles grands droits est contracté, que la résistance du muscle gauche recouvre une périgastrite précardiaque ou de la petite
courbure el que la résistance du muscle droit recouvre
une périgastrite péripylorique.
Cette résistance musculaire, nous la trouvons dans les
observations VIII, XXI, XXIIE XX VI, XXVII. Dansk
l'observation XXVI, elle s'accompagne de fièvre, et les phénomènes locaux cèdent à l’apphcation de la glace. f s'agissait d'une périgastrile en évolution.
Parfois les phénomènes inflammaloires sont encore plus accentués, et le doigt, déprimant la région épigasrique, peut y déterminer un godet d'œdème. Très souvent, on trouve notée l'existence d’une tuméfaction plutôt que d’une véritable tumeur, el, suivant les com-