‹ La Périgastrite adhésive dans l'ulcère de l'estomacChapitre 52 sur 61 · STI · texte numérisé non relu

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Amélioration par le repos au lit. Mais aussitôt sa sortie, la malade est reprise de vives douleurs qui obligent à intervenir.

Opéralion. — Laparotomie. Epiploon fortement adhérent à la paroi. Adhérences sous forme de brides de l’estomac à la paroi, au foie et à la paroi postérieure. Division entre deux ligatures. L’examen soigneux de l’estomac ne montre rien d’anormal.

Suiles opéraloires. — Guérison.

” Obs. 77. — Hormeisrer, Beil. z. klin. Chir., p. 15, 1896. — Femme de 34 ans. L'histoire stomacale date de 17 ans. Il y à 4 ans, elle se découvrit dans l’abdomen une tumeur dure et douloureuse qui alla en augmentant. Elle fut traitée à deux reprises sans résultat. On découvrit de l’HCI libre dans son suc: gastrique. L’examen du sang ne donna aucun résultat.

Examen, le 1° juillet 1895. — Dans la partie gauche de l’épi- Z gastre, on trouve une tumeur dure, de la grosseur d’un petit poing, bien limitée à sa partie inférieure, qui affleure l’ombilic, tandis que son pôle supérieur se cache sous le rebord costal. Submatité sur la tumeur, sonorité tympanique partout ailleurs. La tumeur se meut avec la paroi abdominale dans les mouvements respiratoires. Mise en observation, la malade présente bientôt des crises si douloureuses qu’elle réclame elle-même une intervention.

Opération, le 18 juillet. — Le diagnostic hésite entre une tumeur de la paroi ayant envahi l'estomac ou des adhérences gastro-pariétales dues à un ulcère. Laparotomie. L’estomac est fixé à la paroi antérieure par des adhérences qui rappellent le tissu de cicatrice, ouverture de l’abdomen en péritoine libre. On circonscrit la zone adhérente, ce qui est facile latéralement et par en bas, plus difficile par en haut, parce que de la zone d’adhérence partait une bride allant s’insérer sur la rate. Section de cette bride entre deux ligatures. L’estomac, avec la tumeur, se laisse amener hors de la plaie. Résection de la zone adhérente, difficile vers la petite courbure qui est solidement fixée au foie qu'il est nécessaire de réséquer une petite partie de ce dernier organe. Réunion transversale des lèvres de la plaie gastrique. Suture pariétale. L'examen microscopique montra qu'il s'agissait d’un ulcère calleux. Sort guérie, le 19 septembre 1895.

Obs. 78. — Kaznsoue-Mixuricz, Deut. med. Woch., 1892. — Femme de 24 ans, entrée à l'hôpital le 11 novembre 1891. Il y a 5 mois apparut, subitement, une douleur dans la région gastique. Douleurs très vives après les repas suivis souvent de vomissements. La malade aurait eu de La fièvre à ce moment. Depuis le début de sa maladie, la patiente a remarqué la présence dans la région ombilicale, un peu au-dessus, d’une tumeur de la grosseur d’une noisette. Amaigrissement très marqué. Quelques jours avant son entrée, les symptômes précédents prirent une nouvelle intensité, et on nota une hématémèse.

Examen. — Au niveau de l’épigastre, au-dessus et à gauche de l'ombilic, on sent une tumeur de la grosseur d’un œuf d'oie, de consistance dure, douloureuse à la pression, immobile avec les mouvements respiratoires. Son extrémité supérieure présente des irrégularités. L'insufflation de l'estomac ne change pas la tumeur de place. La petite courbure se trouve au voisinage de l’ombilic, et la grande courbure à mi-chemin entre l’ombilic et la symphyse. La grosse tubérosité atteint la ligne mamelonnaire. Le contenu gastrique très acide contient de l’HCI libre et pas d'acide lactique.

Opération, le 20 novembre 1891. — Laparotomie médiane. La tumeur adhère à la paroi antérieure, l'estomac n'apparaît qu'à la partie inférieure de l’incision. Sa paroi antérieure, près de la petite courbure est très épaissie, et unie sur la surface d’une pièce de cinq marks à la paroi antérieure. Libération complétée par la seetion de une ou deux brides gastro-pariétales situées au-dessus. On peut alors inspecter l'estomac et découvrir un ulcus sur la petite courbure près du cardia. Résection de cet ulcère. Réunion. Suture pariétale. Guérison.

Obs. 79. —— Kiausswir, Münch med. Woch., 1896. — Femme de »1 ans, examinée pour la première fois le 18 septembre 1891. Elle présentait, à ce moment, de violentes douleurs dans le côté gauche de l'abdomen, douleurs dont le début remontait à trois semaines, et qui s’accompagnaient de vomissements.

Une année plus tard se produit une crise de douleurs intenses, localisées à gauche de la région épigastrique, empêchant la malade

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de se tenir debout, à la suite de quoi elle ne supporte plus que le lait.

- Pendant les trois années suivantes, surviennent de nouvelles . crises douloureuses intermittentes, variables d'intensité et très irrégulières, s’accompagnant parfois de vomissements. On avait trouvé entre l’appendice xyphoïde et le rebord costal gauche une résistance douloureuse. Un examen sous anesthésie montra la présence d’une - masse résistante large comme une petite main, s’enfonçant sous le

rebord costal et atteignant en bas le muscle droit.

- 1 Opération, le 29 février 1896. — Incision sur la partie culmi- nante de la tumeur, ie muscle droit est infiltré et on ouvre d'emblée l'estomac, qu'attache à la paroi antérieure, du tissu fibreux serré. Réunion incomplète en laissant une fistule.

2° Opération, quelques jours plus tard. — Incision le long du rebord costal gauche. L'estomac, sur la largeur d’un thaler, ad- - hérait par sa face antérieure à la paroi. Cette adhérence,qui commençait sous le rebord costal, s’étendait vers le cardia. À cause des

“difficultés opératoires probables, on ne résèque que la portion du

viscère sur laquelle on avait fait la première ouverture. La plaie gastrique fut suturée et la paroï réunie. Guérison.

Obs. 80. —— Korrewec, Jahresb. ub. d. Portschr. d. Chir., 1899. — Cet auteur intervint pour des douleurs d'estomac datant de 14 ans, et pour une tumeur très douloureuse de la région gastrique. Libération prudente d’adhérences à la paroi abdominale antérieure, à la rate et au foie. Au cours de la libération de ces dernières, l'estomac fut ouvert. Suture ultérieure du viscère. Par une

diète sévère, on obtint une guérison parfaite.

Obs. 81. — Arr Kroqrus, Centralb. f. Chir., 1896. — Femme de 5r ans, entrée à l'hôpital le 4 juin 1895. Depuis 3 ou 4 ans, elle souffre de douleurs épigastriques et de renvois acides. L'appétit était mauvais et elle ne pouvait supporter tous les aliments. Il y à 3 ans, survint une hématémèse. Il y a 1 an, elle remarqua à gauche de l'épigastre une tumeur mobile de la grosseur d'un œuf de poule, tumeur qui grossit petit à petit et se fixa. Les douleurs gastriques

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devinrent très intenses, les vomissements fréquents et la tumeur très sensible. L'examen du suc gastrique montra l'existence d’HCI libre. À cause de la sensibilté de la région gastrique, la malade ne peut marcher que courbée en deux et, la plupart du temps, elle reste au lit.

Examen. — À gauche de l’épigastre, sous le rebord costal, à 6 cent. de l’appendice xyphoïde, on voit et on sent une tumeur qui mesure 8 cent. sur 5. Cette tumeur adhère à la paroi antérieure et suit le rebord costal. Sa partie supérieure est dure et très douloureuse à la pression.

Opération, le 11 juin 1895. — Laparotomie médiane. La paroi antérieure de l'estomac adhère sur la largeur d’une main à la paroi abdominale et au rebord costal ; c’est cette adhérence qui constituait la tumeur. Au cours des tentatives de libération, l'estomac est ouvert. Seule la résection de la portion adhérente permet de libérer le viscère. L’estomac adhérait aussi au lobe gauche du foie. La libération laisse sur ce viscère une surface saignante qu’on cautérise au thermo-cautère. La plaie gastrique, d'environ 12 cent. de long, fut suturée suivant le grand axe de l'estomac. Suture pariétal. L'examen microscopique montre qu'il s'agissait d’un ulcère simple. Guérison.

Obs. 82. -— Lancras, Thèse de Lyon, 1902. — Femme de 36 ans, vue le 2 novembre 1900. Les phénomènes gastriques datent de 2 ans. D'abord sous forme de crises, ils sont continus depuis les dernières semaines. La malade ne fait qu'un repas par jour parce que tous les aliments, même le lait, provoquent une crise douloureuse. La crise est un peu tardive et très vive. La malade est alors obligée de se coucher et la région épigastrique est très sensible au moindre contact. Elle se couche plus volontiers sur le dos. Quelques vomissements alimentaires. Emaciation très marquée.

Examen. — Pas de clapotage 3 heures après le repas. Éxamen chimique après repas mixte : viande, pain, eau ; au bout de deux heures : acidité totale, 2,920. Vert brillant, Gunzbourg positifs. Les phénomènes persistent malgré le traitement.

Le 14 décembre. — Les douleurs siègent surtout dans l’hypo-

condre gauche. La percussion de l’espace de-Traube donne de la matité. À ce niveau, l’auscultation fait entendre une sorte de cri pleural. On songe à des adhérences de l'estomac. Mise aux lavements alimentaires, Les douleurs disparaissent.

Le 28 décembre. — Une hématémèse et du melæna. Mise aux lavements nutritifs,

Commencement de février. —— Espace de Traube bat. Sensation d'induration sous le rebord costal gauche. Après une série d’améliorations et d’aggravations de plus en plus marquées, on intervient.

Opération, le q janvier 1902 (Vallas). — Laparotomie médiane sus-ombilicale. À l'ouverture, il s'écoule une grande quantité de liquide ascitique légèrement opalin. Le liquide est peu abondant au-dessous du méso-côlon transverse, dans la grande cavité, tandis qu'au-dessus du méso-côlon, il s'écoule du liquide sous pression, par flot, chaque fois qu'on ouvre une des nombreuses loges où il est cloisonné par des adhérences. On sent que toute la petite courbure est prise par une grosse masse qui adhère au foie. Il n'existe pas d’autres adhérences viscérales. La face antérieure de l’estomac est reliée à la paroi abdominale par des adhérences membraneuses. larges et minces, délimitant les loges contenant le liquide. La région pylorique est immobilisée par rétraction de l’épiploon. Destruction des adhérences au doigt. Quelques ligatures sont posées sur deux ou 3 vaisseaux plus importants. Fermeture.

Suites opératoires. — Mort le 19 janvier 1903, de cachexie .

Obs. 83. — Lancrais, loc. cit. — Homme de 21 ans, vu le 9 mas 19017. À 16 ans, début des douleurs gastriques tardives avec parfois des vomissements acides. 18 mois plus tard, survient une crise de douleurs vives à l’épigastre, suivie d’une nouvelle crise huit jours plus tard. Il entre à l'hôpital de Bourg, où on lui incise un abcès épigastrique. Deux mois après l'opération, les douleurs reparaissent, survenant à des heures variées, ne s’accompagnant pas de vomissements.

Examen, le 9 mars 1901. — Le malade, debout, se tient courbé en deux et ne peut se redresser complètement. La position couchée :

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