‹ La Périgastrite adhésive dans l'ulcère de l'estomacChapitre 53 sur 61 · AS · texte numérisé non relu

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calme d'habitude les douleurs. Pas de douleurs à la pression. Repas d’épreuve : Acidité totale, 2,9. Vert brillant, positif. Amélioration par le régime. Quelques crises espacées.

En octobre, reparaissent des vomissements journaliers, irréguliers, très acides, non alimentaires. | Opération, le 6 décembre rgor (M. Vallas). — Grand épiploon adhérent à la paroi antérieure. Face antérieure de l’estomac adhérente à la paroi. Libération. Une masse indurée unit la petite cour-

bure au foie, elle n’est pas touchée. Fermeture.

Suites opératoires immédiates parfaites.

Revu en juin 1902. — Les douleurs sont très calmées, mais il persiste des crises de vomissements. Lorsque les douleurs surviennent, le malade a l'habitude de se coucher sur le côté gauche. Rien à la palpation.

Obs. 84. — Lauensren, Arch. f. klin. Chir., 1893. — Femme de 66 ans. Soignée dix-sept ans auparavant pour une sévère hématémèse d'ulcère gastrique. Dans les dernières années, de nouveau apparaissent de violentes douleurs dans la région gastrique. Vomissements noirs fréquents. Laparotomisée en mars 1890, elle resta trois semaines sans douleurs.

Examen. — Tout l’épigastre est sensible spontanément et à la pression. Pas de tumeur, pas de dilatation stomacale. Vomissements fréquents des aliments aussitôt après leur ingestion. L’estomac supporte à peine un litre de liquide. Suc gastrique sans réaction acide. Pas de stase. Traitement médical sans aucun résultat.

Opération, le 4 novembre 1891. — Adhérences étendues du grand épiploon à la paroi. Libération. Le foie descend bas dans l’épigastre. La vésicule biliaire est normale. Dans la région pylorique se voit un rétrécissement dû à l’action d’une bride grosse comme la moitié d’un doigt, qui, du bord tranchant du lobe gauche du foie, se porte obliquement en bas et à droite vers l'insertion gastrique du ligament gastrocolique. Cette bride, de 3 cent. de long, est divisée entre deux ligatures. Aussitôt la portion rétrécie reprend si bien sa forme que les deux extrémités de la bride se

trouvent éloignées de 12 cent. Sur la face antérieure du pylore, on trouve une tache cicatricielle.

Suites opératoires parfaites. La malade sort en bonne santé, le 1° décembre.

Elle reste 8 semaines sans souffrir, puis les douleurs insupportables réapparaissent avec les vomissements. Un essai de traitement par le repos gastrique et nutrition par lavement ne donne aucun résultat.

Deuxième opération, le 20 mai 1892. — Le foie adhère au péritoine dans la région épigastrique. Une adhérence membraneuse de quatre travers de doigt de large unit la face antérieure de l’estomac à la paroi abdominale antérieure. Adhérences serrées entre l'estomac, le foie et le duodénum. Toutes ces adhérences sont sectionnées après ligatures. L’angle gauche du côlon est fixé à la paroi latérale par une bride qui est sectionnée. Guérison qui se maintient,

Obs. 85. —- Lauensrein, loc. cit, — Femme de 4o ans. Souffre de l’estomac, près de la petite courbure, on trouve sur la séreuse sements et quelquefois du melæna. Dans les dernières années, les douleurs sont devenues insupportables. Douleurs plus vives dans la station debout que dans la station assise ou lorsque la malade est couchée. Les douleurs siègent dans la moitié gauche de l'épigastre et à gauche de l’ombilic. La sensibilité, à la pression, correspond au siège de la douleur spontanée. Traitement médical sans résultat.

Opération, le 20 mai 1892. — Au milieu de la paroi antérieure de l'estomac, près de la petite courbure, on trouve sur la séreuse une cicatrice radiée, de la largeur d’une pièce de 1 mark. Audessus de cette cicatrice, l'estomac est fortement adhérent à la face inférieure du lobe gauche du foie. Cette adhérence se prolonge jusqu'aux organes prévertébraux, ce qui rend l’extirpation de l’ulcus impossible. On trouve, de plus, une bride de la grosseur d'un crayon, d'environ un doigt de long, unissant le bord antérieur du lobe gauche du foie au péritoine pariétal gauche. Gette bride est réséquée et le ventre refermé. Guérison opératoire. Dis.

parition des signes douloureux antérieurs.

Obs. 86. — Linoner et KurrNwer, Die chirurgie des Magens, p. 214. — Femme de 4o ans, qui, à 17 ans, souffrit de crampes d'estomac. Depuis environ un an, elle se plaint de douleurs gastriques survenant par crises, indépendantes de l’alimentation, sans cause apparente. Dans l'intervalle des crises, elle est en parfaite santé. Depuis un mois les douleurs, sous forme de coliques, sont continues et augmentées après les repas. A l’acmé de la crise, survient fréquemment un vomissement très acide. Une heure après le repas d’épreuve, on trouve 200 cc. contenant de l’HCI libre. A jeun, on retire 250 ce. contenant quelques restes alimentaires. Sous l’appendice xyphoïde on sent une tumeur immobile, très sensible, bien limitée à droite et en bas, s'étendant sous les fausses côtes, en haut. L’estomac est un peu dilaté.

Opération, le 16 mars 1897. — La tumeur est constituée par une masse dure criant sous le bistouri, ayant envahi les couches profondes de la paroi abdominale. L’estomac est tout entier attiré en haut et fixé à la face inférieure du foie par des adhérences solides. Sa libération n'est possible que grâce à l’excision du péritoine ou du tissu hépatique. Dans le tissu lardacé, on trouve une petite ouverture perméable au doigt, qui conduit dans l'estomac. Cautérisation de la portion cruentée du foie. Résection segmentaire étendue de la petite courbure. Suture. Pas de gastro-entérostomie. Réunion de la paroi. Guérison parfaite constatée 6 mois plus tard ; il n’y a plus trace de tumeur, ni même de résistance dans la région gastrique.

Obs. 87. — Mayo Rogson, Trans. of the clin. Soc. of London, 1894. — Homme de 18 ans, dont les troubles gastriques datent de 3 ans. Ils ont débuté brusquement par de très fortes douleurs dans l’hypocondre droit. Ces douleurs, indépendantes de l’alimentation, duraient 2 à 3 heures. Quelques semaines plus tard, la douleur disparaît, mais alors apparaissent des vomissements. La crise dure six semaines. Depuis lors, périodes douloureuses. répétées. Une hématémèse. Aurait eu la jaunisse.

Trois mois avant son entrée à l’hôpital, la douleur se localise audessous de la 9° côte droite, et cette douleur persiste depuis. Au

Fi a

moment des crises douloureuses, on peut palper à droite de l’épigastre une tuméfaction. La sensibilité est très marquée en ce point. Dilatation d'estomac. Le traitement médical reste sans effet.

Opéralion, le 4 août 1892. — Epiploon adhérent, recouvrant la vésicule biliaire. Libération. Le pylore adhère à la vésicule biliaire et à la face inférieure du foie. Séparation facile. Hémorragie arrêtée par deux ou trois catguts.

Suites opératoires. — Sauf quelques accès douloureux, l'état de santé est parfait deux ans plus tard.

Obs. 88. — Maxo Rogsow, loc. cit. — Homme de 39 ans. Début de l'affection par une crise sévère de douleurs épigastriques, il y a 6 ans. Un an plus tard, retour des crises douloureuses et signes d'une péritonite sus-ombilicale. Depuis cette époque, douleurs intermittentes localisées à la partie supérieure de l’abdomen, débutant à l’épigastre, irradiant vers le côté gauche et atteignant habituellement la région interscapulaire. Vomissements journaliers. Amaigrissement. Traitement médical sans résultat.

Examen. — Estomac très dilaté, pas de tumeur à la palpation, HCI libre dans les vomissements.

Opération, le 12 mars 1893. — Estomacft très dilaté, adhérent

par sa face antérieure et par son extrémité pylorique à la face inférieure du foie et à la vésicule biliaire. Gastrolyse. Guérison.

Obs. 89. — Mavo Roson, Lancet, 1900 et 1901. — Femme de 42 ans. Ayant eu, 32 ans auparavant, des symptômes d’ulcère de l'estomac. Depuis la malade avait présenté des vomissements toutes les semaines ou toutes les deux semaines, et des douleurs après les repas ; pendant les trois dernières années, les symptômes avaient été en augmentant. Aucune amélioration par le traitement médical et le repos au lit. Elle présentait des vomissements abondants et contenant parfois du sang. Amaigrissement marqué, grande sensibilité dans la région gastrique, surtout à gauche. Estomac dilaté, descendant au-dessous de l’ombilic, restant bien au-dessus à droite.

Opération, le » janvier 1900. — Sur la paroi antérieure de l’es-

tomac, on trouve la cicatrice d’un vieil ulcère. La petite courbure était intimement adhérente au foie. Le pylore et la première partie du duodénum étaient fixés très haut à la vésicule biliaire et au canal cystique. Gastrolyse, Résultat immédiat excellent et qui s’est maintenu. |

Obs. 90. — Mayo Rogsow, Lancet, 1901. — Homme de 38 ans, dont les troubles gastriques datent de 13 ans. Ils débutèrent par des douleurs après les repas, et des vomissements. Une forte hématémèse 6 ans après le début. Amaigrissement marqué. Travail impossible. Traitement médical sans. résultat.

Examen. — On trouve une tuméfaction sous le rebord costal droit. L’estomac descend à 3 pouces au-dessous de l’ombilic. Péristaltisme visible. Pas d'HCI libre.

Opération, le 15 novembre 1900. — Pylore épaissi, formant une tuméfaction nodulaire adhérente à la vésicule biliaire, au foie et à la paroi abdominale. Après libération, on trouve une petite perforation sur la face antérieure du pylore. C'était évidemment le siège d’une perforation que son médecin avait traitée quelques mois auparavant par le repos et les lavements nutritifs. Le pylore, libéré, fut ouvert. Il était le siège d’un ulcus perforé sur la face antérieure, et d’un autre sur la face postérieure. Ce dernier pénétrait dans la substance pancréatique. Ces deux ulcères furent excisés, ce qui, pratiquement, constituait une pylorectomie. Les deux lèvres de la plaie postérieure furent suturées perpendiculairement. On fit de même pour l’incision antérieure, qui fut prolongée sur l'estomac et le duodénum (suture sur bobine d'os).

Revu le 9 janvier 1907, en bonne santé.

Obs. 91. — Mayo Rogsow, Lancet, 1901. — Femme de 30 ans. Depuis 15 ans, elle a des crises douloureuses et des vomissements. La douleur débute à gauche et irradie vers l’épigastre et la région scapulaire gauche. Il ÿ à 10 ans, elle aurait eu des hématémèses graves.

Examen. — Dilatation d'estomac. Péristaltisme visible. Pas de tumeur.

Opération, le 6 juin 1899. — Double contraction en sablier. A l'union du 1/3 supérieur et du 1/3 moyen, des adhérences déterminent une diminution marquée du calibre; et à deux pouces du pylore se trouve une sténose n’admettant pas l'extrémité du petit doigt. Libération des adhérences. Gastroplastie. Suture sur bobine d'os. Guérison.

Obs. 92.— Mavo Rogson et Moyninan, Maladies de l'estomac, P. 429. — Homme de 39 ans. Ayant des signes de dilatation gastrique avec dyspepsie. Amaigrissement marqué. Traité sans succès depuis 14 ans.

Opération. — Le grand épiploon adhère à la marge du bassin et le pylore est fixé solidement au foie. Lorsque l’estomac était plein, il était donc tiraillé par en haut, et lorsqu'il était vide, son bord inférieur était tendu. Gastrolyse avec gastro-entérostomie. GuérisOon.

Obs. 93. — Mavo Roson et MoyniHan, loc. cit, p. 435. —- Femme âgée de 4r ans, vue en septembre 1898. 14 ans plus tôt, elle a pour la première fois de la douleur et de la sensibilité à l’épigastre et dans le côté gauche. Cette douleur, plus vive depuis janvier, va en augmentant. Elle est paroxystique, non déterminée, ni augmentée par les repas en général. Depuis janvier, vomissements fréquents. Une hématémèse il y aurait des années. Dans 2 ou 3 occasions, les matières auraient été teintées de sang. Jamais d’ictère.

Examen. — Amaigrissement incertain. Péristaltisme visible. Sensibilité générale de l’abdomen à la palpation, en particulier dans la région épigastrique. Clapotage.

Opération, le 28 octobre 1898. — Adhérences étendues entre la vésicule biliaire, le foie et le pylore. Une cicatrice sur l'estomac. Pas de sténose, mais l’estomac est coudé par des adhérences. Le grand épiploon est interposé aux surfaces cruentées pour prévenir la récidive des adhérences

Suites opératoires. — Guérison maintenue.

Obs. 94. -— Maxo Rogson et Moynimax, loc. cil., p. 435. — Femme de 41 ans, qui souffre depuis des mois de douleurs sous la clavicule gauche, et de digestions pénibles avec amaigrissement. Récemment, est apparue une tumeur dans la partie supérieure de l'abdomen.

Examen. —— Estomac dilaté, tumeur non douloureuse. Mobile dans la partie supérieure de l’abdomen, mais adhérente au foie.

Opération. — Estomac dilaté. Adhérences du pylore à la vésicule biliaire et au foie. La tumeur constatée cliniquement était due au développement anormal du lobe gauche du foie. Gastrolyse.

Suites opéraloires. — Guérison maintenue en 1900.

Obs. 95. — Maxo Rogson et Moyniman, loc. cit., p. 435. — Homme de 32 ans, qui, dix ans auparavant, aurait eu de l’obstruction intestinale avec vomissements et coliques abdominales. Nouvelle attaque peu de mois plus tard. Depuis, il est sujet à des vomissements bilieux. Depuis 2 ans, dyspepsie avec flatulence et constipation. Pas d’ictère. Jamais d’hématémèses, Amaigrissement. Douleur dans l’hypocondre droit. Calmée par l’ingestion des aliments.

Examen. — Sensibilité très marquée au niveau de la vésicule et du pylore, avec dilatation d'estomac.

Opération, le 4 décembre 1895. — Estomac dilaté, pylore fixé au foie et coudé. Les adhérences péripyloriques sont détruites, pas de calcul biliaire.

Suiles opéraloires. — Guérison maintenue en 1900.

Obs. 96. —. Maxo Rorson et Movniman, loc. cit., p. 436. — Femme de 25 ans. Depuis 16 mois, elle a de la dyspepsie sans vomissement{s. Quelques douleurs après les repas. Depuis quelque temps, les douleurs sont continues, sous forme de tiraillements à l’épigastre.

Examen. — Amaigrissement, estomac dilaté, une petite tumeur ovarienne.

Pas d'amélioration par le repos et le régime lacté.

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Opération, le 25 juillet 1899. — Pylore adhérent par une longue bride à la paroi abdominale droite. Séparation des adhérences. Ovariotomie.

Suiles opératoires. — En bonne santé en 1900.

Obs. 97. — Pierre MErkLen, Soc. méd. des H6p., 1899. — Homme de 43 ans, entré à l'hôpital le 10 novembre 1896. Depuis trois semaines, il était sujet à des crises douloureuses épigastriques avec irradiations rétrosternales et même sous-maxillaires. La veille de son entrée, il est pris d’une douleur subite et atroce dans je flanc gauche, avec tous les signes d’une péritonite par perforation de l'estomac. Il se développe un pyothorax sous-phrénique.

Opération, le 2 décembre 1896 (M. Delbet). — Evacue près d’un litre de pus mélangé de gaz fétides.

Vers le 10 janvier 1897, les douleurs reparaissent, extrêmement cruelles, survenant cinq minutes après l’ingestion d’un aliment quelconque. Elles étaient manifestement exagérées par la marche et la station debout. Leur point de départ était au creux épigastrique, elles irradiaient en arrière du sternum et vers les deux bras, jusqu'à la face interne de l’auriculaire, présentant quelque ana-

logie, au point de vue des irradiations, avec l’angine de poitrine.

La douleur épigastrique était à la fois cuisante et constrictive, l’irradiation rétrosternale donnait la sensation de brûlure, les irradiations brachiales se traduisaient par de l’engourdissement et des fourmillements. Les crises douloureuses duraient 30 à 45 minutes ; elles ne se produisaient jamais la nuit. En dehors même des accès, le malade accusait des douleurs lancinantes épigastrique avec irradiations dans l'épaule droite. Un traitement médical sévère ne produit aucune amélioration. L’insufflation ne déplace aucunement la petite courbure.

Opération, le 2 mars 1898. — M. J.-L. Faure constate que l’estomac est entouré de tous côtés de brides membraneuses et d’adhérences qui furent immédiatement sectionnées. Malheureusement, l’adhérence principale, extraordinairement intime, et de la largeur de plus d’une pièce de 1 franc, fixait à la face inférieure du lobe gauche du foie la partie interne de la petite courbure, immédiate-

. Ne

* ment en dedans du cardia ; la paroi stomacale était à ce niveau épaisse et indurée, c'était l’ulcère simple. Réunion.

Suiles opéraloires immédiates bonnes.

Quinze jours plus tard, la sensibilité douloureuse épigastrique reparaît et les crises douloureuses se montrent à nouveau quatre semaines après l'intervention, ayant toujours même localisation et mêmes irradiations. Elles s'expliquent facilement par le siège de l’ulcère et la périgastrite qui englobe ou intéresse le plexus solaire. Elles se distinguent des accès antérieurs par leur non provocation par l'ingestion des aliments et leur apparition seulement sous l'influence de la station debout et de la marche en particulier après les repas. Le décubitus dorsal fait cesser les crises. L'examen montrait l'existence au creux épigastrique d’une induration ligneuse et douloureuse, du volume d’un petit œuf de pigeon.

Opération, le 10 juin 1898 (M. J.-L. Faure). — Section des adhérences gastro-hépatiques. La partie du foie adhérente transformée en tissu de cicatrice, fut enlevée au thermo-cautère, et la plaie ainsi faite fut fermée par quelques points de catgut. Résection de l’ulcère stomacal. L'examen histologique montre qu'il s’agit bien

d’un ulcère.

Résultats immédiats parfaits, mais de nouveau réapparaissent quelques élancements douloureux localisés du flanc gauche au voisinage d’un petit trajet fistuleux. Bientôt ces phénomènes diminuent d'intensité et le malade peut être considéré comme guéri.

Obs. 98. — Murxcz, Arch. f. klin. Chir., 1888. — Homme de 4o ans. Troubles gastriques depuis 18 ans (sensation de faim continuelle, douleurs après chaque repas, renvois). Malgré le traitement médical, les douleurs deviennent intolérables et nécessitent l'emploi de la morphine. Depuis trois ans, des hématémèses, Amaigrissement marqué.

Examen, le 10 mai 1886. — Estomac dilaté, descendant jusqu’à la symphyse, consistance plus ferme au niveau du pylore, où on constate l'existence d’une tumeur dure, immobile, limitée. HCI libre dans le suc gastrique. Signes de stase. Traitement médical de quatre semaines sans résultat. Diagnostic clinique : ulcère ayant déterminé des adhérences du pylore aux organes voisins,

ne 40 7 les

Opération, le 11 juin 1886. — Le pylore adhère au foie et au pancréas. Les parois sont fortement épaissies. Gastro-entérostomie. Résultat immédiat : disparition de tous les troubles, sauf des douleurs.

Revu un an plus tard en bon état, sauf les douleurs qui ont persisté et seraient même devenues plus vives dernièrement.

Obs. 99. — Vox Noonpex, Münch. medic. Woch., 1896. — Femme de 52 ans, ayant eu, étant jeune fille, des symptômes d’ulcère de l’estomac. Depuis un an, accuse une sensation de pesanteur épigastrique pendant toute la digestion. Dénutrition très marquée.

Examen. — Zone douloureuse à deux travers de doigt au-dessus et à gauche de l’ombilic. Résistance de la paroi à ce niveau, même sous chloroforme. Chimisme gastrique normal. Digestion rapide du repas d’épreuve.

Opération, le 25 novembre 1895. — Laparotomie sus-ombilicale ; le grand épiploon adhère à la paroi et à l’estomac au voisinage du pylore. Libération. Rien au pylore, pas d’autres adhérences. Réunion de la paroi.

Trois mois plus tard reparaissent des troubles gastriques mis sur le compte de la nervosité de la malade, ils cèdent au traitement médical. Huit mois après l'opération, la malade est complètement rétablie.

Obs. 100. -—— Parox Percy, Lancet, 1904. — Femme de 30 ans. Depuis plusieurs années, elle a des douleurs dans la partie supérieure de l’abdomen, surtout à droite de l’'ombilic. La douleur n’est pas influencée par les aliments, mais une diète sévère diminue son intensité. Pas de vomissements. Jamais d'ictère, Pas d’amaigrissement. La malade est quelque peu nerveuse.

Examen. — Pas de dilatation d’estomac. Rien dans l’abdomen, sauf une légère sensibilité au-dessous et à gauche de la région vésiculaire. '

Opération. — Incision au siège de la douleur. Rien d'anormal,

GIRODE, 13

sauf quelques minces adhérences entre le pylore, le foie et la vésicule biliaire. Séparation. Les organes sont normaux. Suites opératoires. — Guérison.

Obs. 101. — Paron Percy, loc. cit. — Homme de 48 ans. Il souffre depuis des années de dyspepsie avec crises de vomissements et de douleur. La douleur est aggravée par les écarts de régime.

Examen. — Rien d’anormal dans l’abdomen, sauf une légère dilatation d'estomac.

Aucune amélioration sous l’influence du traitement.

Opération. — Laparotomie médiane ; estomac un peu. dilaté. Adhérences du pylore au foie. Ces adhérences rétrécissent la lumière du pylore. Un vieil ulcère du pylore, dont ont voit la cicatirce, est la cause des adhérences. Pyloroplastie pour éviter la réci-

dive.

Suiles opératoires. — 5 mois plus tard, réapparition de tous les symptômes.

Nouvelle opéralion. — Gastro-entérostomie. Guérison.

Obs. 102. —— Pinarere, Thèse Lyon, 1901-1902. — Femme de 25 ans. Histoire ancienne et complète d’ulcus.

Laparotomie pour douleurs et vomissements rebelles en janvier 1902. Libération de quelques adhérences et dilatation digitale du | pylore. Amélioration temporaire, bientôt réapparition des vomissements. La malade ne prend plus que des lavements alimentaires.

Seconde laparotomie quatre mois plus tard, en mai 1902. Estomac peu dilaté ; contracture du pylore sans sténose vraie. Gastro-

entérostomie postérieure du bouton.

Guérison complète après une courte période de vomissements.

OS. 103. — Perrén, Beit. z. klin. Chir., 1911. — Fémme de 45 ans, vue en 1905. Depuis toujours, mauvaises digestions et douleurs dans la région gastrique. Il y a ro ans, elle aurait eu une inflammation d'estomac qui l’obligea à rester 5 mois au lit avec de

la fièvre, des vomissements, des douleurs abdominales. Depuis plusieurs mois, elle a chaque jour des crises douloureuses avec vomis- :

Lu

Liber Li

sements dans lesquels on a reconnu parfois des aliments ingérés la

veille. Intolérance absolue dans les derniers temps.

Examen, le 20 août 1905. — Sous le rebord costal droit, on trouve une résistance large comme une orange, diffuse, immobile, sensible. Rélention gastrique. Pas d'HCI libre.

Opération, le 21 août 1905 (Hellstrôm). — Le pylore, enfermé

dans une infiltration grosse comme une orange, adhère à la paroi

abdominale antérieure, au foie, au pancréas. Gastro-entérostomie

rétro-colique postérieure. (Sort guérie, le 9 septembre 1905).

Suites opératoires. — Jusqu'en avril 1908, sa santé est parfaite, puis reparaissent de la pesanteur après les repas, des vomissements, des douleurs par l'exercice. Un traitement médical la rétablit en quelques semaines.

Revue le 25 juin 1910. — Douleurs dans tout l'abdomen, vomisments aqueux, verts. Intolérance absolue.

Examen, le 27 juin. — Sensibilité à gauche de l'épigastre. Rétention, la sonde retire une masse brune marc de café. Pas d'HCI libre après repas d’épreuve.

Le r2 juillet. — Le traitement médical n'a amené aucune amélioration. Fortes douleurs que calment les vomissements. Repas d'épreuve : pas de bile. À — 39. H = 14. Quantité restante d’après À. Mathieu, 200 cc.

Examen radioscopique, le 5 juillet r910 (Petrén). — Estomac en entonnoir, tout entier à gauche de la ligne médiane. Pôle inférieur à deux travers de doigt au-dessus de l’ombilic. Aussitôt après l'ingestion, on voit le bismuth passer dans l'intestin. L'ombre gastrique ne montre jamais aucune onde péristaltique. Pas de passage par le pylore. Evacuation rapide par la G. E. pendant la première demi-heure. Un certain résidu après 1 h. +. Une nouvelle épreuve le 7 juillet 1910 confirme les constatations précédentes.

> Opération, le 13 juillet 1910 (Prof' Borélius). — Nombreuses adhérences entre l'estomac et la paroi abdominale antérieure. Libération. La bouche anastomotique n’est pas rétrécie, pas d'adhérences autour. En arrière de l'estomac, en haut et à gauche, on trouve contre le pancréas un ulcère cratériforme. Gastro-entérostomie antécolique antérieure avec antéro-anastomose,

Suiles opératoires. — Les douleurs disparaissent progressivement. Partie le 6 août 1910, en bonne santé.

Obs. 104. — Perrén, loc. cit. — Homme de 56 ans, qui aurait eu, vers 18 ans, une période de vomissements et de régurgitations acides. Depuis, ces phénomènes reparaissent chaque année au printemps et à l’automne. Durant les dix dernières années, il a des douleurs après les repas par crises. Il y a 6 ans, en soulevant un porte-charge, brusquement, il est pris d’une violente douleur à l’épigastre. Il s’alita pendant quelques jours avec de la fièvre. Depuis lors, les douleurs ont été en augmentant et sont nettement en rapport avec le travail ou les efforts. Les vomissements apparus depuis 1 an, sont quotidiens depuis 6 mois. Ils calment les douleurs. Les selles ont été quelquefois noires. Dans les derniers temps, | vomissements sanglants. Amaigrissement marqué.

Examen, le 19 décembre 1906. — Sensibilité modérée à la pres-| sion sur l'épigastre. L’estomac insufflé à sa grande courbure, a quelques centimètres au-dessous de l’ombilic, il s'étend surtout à droite. Rétention modérée. Après repas d’épreuve : À — 83. Acide?

chlorhydrique positif.

Opéralion, le 23 décembre 1906 (Prof' Borélius). — Adhérencesk étendues entre le foie et la paroi antérieure, elles couvrent l’es-| tomac. Libération. Le pylore fixé, a en arrière de lui, une tumeur! de la grosseur d’un œuf de pigeon. Une légère encoche sur laf

grande courbure. Paroi stomacale hypertrophiée. Gastro-entéros-|

tomie rétrocolique postérieure.

Suites opératoires. — Sort guéri, le 12 janvier 1907. Revu le ro mai 1910. — Guérison maintenue. L’estomac dilaté,

descend à 2 travers de doigt au-dessous de l’ombilic.. Pas de rétention. Repas d’épreuve bien digéré, non coloré par la bile, À =: 58. H — 42. Quantité restante d’après Mathieu, 150 cc.

Radioscopie (Edling et Petrén). — Estomac court, en forme det gros hameçon, descend à deux travers de doigt au-dessous de l’om: bilic. Rien ne passe par le pylore. Région pylorique sans contractions péristaltiques. Deux heures plus tard, il ne reste dans l'es

tomac qu'un très léger résidu.

RL à

Obs. 105. — Perrén, loc. cit. —- Femme de 5o ans, entrée à Lhôpital le 27 avril r9o1. L'histoire gastrique commence 18 ans auparavant par des douleurs après certains repas, des régurgitations acides, des vomissements, de la constipation. Il y a ro ans, survint une nouvelle crise douloureuse avec melæna. Depuis, les crises se répètent ; elles sont calmées par la diète, le repos et des vomissements continuels qui contiennent des aliments ingérés depuis plusieurs jours.

Examen, .le 27 avril 1901. — Mouvements péristaltiques visibles. Clapotage. Rétention. Repas d’épreuve : À 33. Acide chlorhydrique libre, positif. Selles noires.

Opération, le 30 avril r9o1 (Prof Borélius). — Au niveau de la petite courbure et de la face postérieure de l’estomac se trouve une

tumeur inégale, adhérente au pancréas, on y sent une dépression

entourée d’un bourrelet dur. Le pylore est perméable, Gastro-enté-

rostomie postérieure rétrocolique.

Suites opératoires compliquées d’une parotidite. Sort guérie, le 22 Mai IQO1I.

Revue le 20 mai 1910. — Pendant 3 ans, les phénomènes gas-

triques reparaissent après chaque effort violent. Santé parfaite

depuis 1 an.

Radioscopie (Ebling et Petrén). — Le bismuth s'évacue très rapidement par la G. E. Il ne reste que peu de chose après 1 h. 3.

Obs. 106. —— Perrén, loc. cit. — Homme de 21 ans, qui souffre depuis 1 an de l'estomac. Eructations acides, douleurs après les repas et à jeun.

Examen, le 30 mai 1907. — Un peu de rétention, il y a du sang

dans l’eau de lavage de l'estomac.

Opération, le 21 juin 1907 (Adlercrentz). — Adhérences entre le

grand épiploon et la vésicule biliaire ; libération. Le pylore est

probablement quelque peu rétréci. La face postérieure de l'estomac adhère au pancréas. Gastro-entérostomie postérieure rétrocolique. Suites opératoires. — Sort guéri, le 22 juillet 1907. Revu le 3r mai 1910. — A souffert encore pendant un an après

SMIC

l'opération. Pas de rétention. Repas d’épreuve : la très petite quantité retirée contient de la bile. À = 12. Pas d'HCI libre.

Radioscopie (Edling et Petrén). — Passage non douteux du bismuth par le pylore. Maïs l'estomac se vide en 25 minutes. Les auteurs s'appuient sur ce fait et sur la présence de la bile dans le repas d’épreuve pour admettre le passage par la G. E.

Obs. 107. — PerRén, loc. cit. — Femme de 63 ans. Les douleurs d'estomac datent de 10 ans. À ce moment, apparurent des éructations acides, des douleurs après les repas, et de fréquents vomissements. Ces douleurs étaient diversement influencées par le régime. Depuis un an, vomissements pius fréquents. Amaigrissement.

Examen, le 7 juin 1906. — Un peu de sensibilité à la palpation de l'épigastre. Repas d’épreuve : À — 70. HCI libre, positif.

Opéralion, le 9 juin 1906 (Prof” Borélius). — Sur la petite cour-

bure, à 4 cent. du pylore, on trouve un enfoncement cratériforme |

où la pointe du doigt peut s’enfoncer. Autour, se trouve une tu-| meur de la grosseur d’un œuf d’oie, inégale, elle adhère au pan-! créas, à la vésicule biliaire et à la face inférieure du foie. La tumeur |

détermine un début d'estomac en sablier. Gastro-entérostomie pos- | térieure rétrocolique.

Suiles opératoires. — Sort guérie, le 2 juillet 1906.

Revue le 7 juillet 1910. — La guérison s'est maintenue. | : c È | = : |

?adioscopie (Petrén). — Le bismuth ne passe que par la G. E.,

Evacuation très rapide.

Obs. 108. —— Perréx, loc. cit. — Femme de 5r ans. Aurait eu de la chlorose à la puberté et depuis elle souffrirait de l’estomac. Depuis 1 an et demi, les douleurs ont augmenté. Elle a constatét sous son rebord costal gauche la présence de quelque chose de dur.’ Vomissements rares. |

Examen, le 6 avril 1906. — On trouve sous le rebord costall gauche, une tumeur plus grosse qu'un œuf de poule, ronde, dure.

Repas d’épreuve : À — 70. HCI positif. . |

Opération, le 9 avril 1906 (Prof' Borélius). — L’estomac adhère, sur une petite surface, à la paroi antérieure. Libération par dis-

section. Suppression d’une petite adhérence au foie. Estomac en

sablier, avec petite poche pylorique. Excision de la plaque de périgastrite par ouverture de la lumière de l'estomac. Suture. Gastro-entérostomie rétrocolique postérieure sur la portion cardiaque.

Suites opératoires. — Sort guérie le 2 mai 1906.

Revue le 27 mai 1910. — Guérison maintenue.

Radioscopie, le 27 mai (Edling et Petrén). — Evacuation rapide, uniquement par la bouche de G. E.

Obs. 109. — PerRén, Loc. cit. — Femme de 37 ans. L'histoire gastrique débute à 16 ans. II y à 6 mois, apparait une douleur vive sous le rebord costal gauche, durée quelques heures. Les douleurs persistent intermittentes depuis.

Le 5 décembre 1908. — La douleur irradie à droite, on pense à l’appendicite.

Le 7 décembre. — La température, qui avait atteint la veille 383, est revenue à la normale. Sensibilité très vive dans la région de la

vésicule.

Le 15 décembre. — Résistance nette dans la région vésiculaire. Opération le 17 décembre 1908 (Prof Borélius). — Incision sur

la vésicule. OEdème des couches profondes. Paroi abdominale adhère à la vésicule, au foie, à l’épiploon, au pylore. Libération. La vésicule parait normale. Un ulcus un peu à gauche du pylore.

Gastro-entérostomie rétro-colique postérieure.

Suites opératoires. — Sort guérie le 31 décembre 1908.

Revue le 5 juin 1910. Guérison maintenue.

Radioscopte (Edling et Petrén). — Estomac en sablier avec un long canal interposé. Le bismuth passe par la bouche de G. E., il est possible qu'au début il passe par le pylore.

Obs. 110. — PErRen, loc. cit. — Femme de 68 ans. A 20 ans elle a des renvois acides et des vomissements contenant parfois du sang.

es LOUE

En 1877. Soudainement après une attaque de frissons, elle est prise de vomissements en même temps que se développe une tumeur épigastrique à gauche. Il y a 2ans, sur la tumeur surviennent des phénomènes inflammatoires, puis la peau se déprime, et en août 1903 s'ouvre à ce niveau une fistule par où s'échappe une partie du contenu gastrique.

Examen le 15 septembre 1903. — Température : 38. A trois centimètres en dessous de la ligne mamelonnaire gauche, au dessus de l'ombilie, on voit une fistule qui conduit dans l’estomac.

Opétation le A septembre 1903 (Prof Borelius). — fncision en péritoine sain, on circonserit et on excise la fistule. Suture.

Suilcs opératoires. — Mort le 22 septembre 1903. Lésions tuberculeuses au sommet droit. Aucun signe de réaction péritonéale.

Obs. 111. — Pouurzer. Wien. Alin. Woch., 1909. — Homme de 44 ans. Avant eu dix ans auparavant des douleurs d'estomac non en rapport avec l'alimentation. Guéri par un traitement médi camenteux. Depuis à ans, il existe dans le voisinage de l’ombilie des douleurs et une tuméfaction. — Aigreurs et vomissements copieux. Intolérance. Hyperacidité et présence de sareines. Diagnostic : Adhérences gastriques.

Opération. — Adhérences de l'angle droit du côlon à la portion pylorique de l'estomac. Sténose pylorique cicatricielle légère. Gastro-entérostomie. Guérison.

Obs. 112.— Rires, Arch. f. klin. Chir., 1894. — Femme de 26 ans. Entrée à l'hôpital le 30 novembre 1892. A 20 ans, fut traitée pour un ulcère d'estomac. L’année précédente, vomissements pendant 4 mois, Jamais d’hématémèses, jamais d’ictère Elle souffre continuellement de l’estomac. L’ingestion des aliments rend les douleurs intolérables. Elle ne supporte plus le poids de ses vêtements.

Etat actuel. — Point douloureux à gauche de la ligne médiane près du rebord costal, foie gros, au-dessous duquel se trouve une tumeur mobile fRein) ?

Opération le 10 décembre 1892. — Incision verticale sur le grand droit droit. Vésicule biliaire saine. Epiploon adhérent à Ja face "antérieure du pylore. Adhérences entre le duodenum et la grande courbure. Libération. A la face postérieure du pylore on sent une nodosité non encapsulée.

Suites opératoires. — Guérison sans réaction.

Obs. 113. — Riepez, loc. cit. — Femme de 36 ans. Opérée une première fois en 4890. On lui avait trouvé une grosse vésicule sans calculs. Pendant 2 ans 1/2 elle est en bonne santé. Mais il y a L semaines elle ressentit une vive douleur à l’épigastre. Elle eut de nombreux vomissements. Cette douleur est continue, la patiente ne peut ni manger, ni dormir. Elle vient à la clinique, criant de douleur.

Etat actuel le ?9 décembre 4892. — Aspect misérable. Sensibilité très vive à la pression sur l’épigastre, pas de tumeur. Insufflation de l’estomac douloureuse. Utérus rétro-fléchi et fixé. Le diagnostic reste hésitant. Mais la malade supplie qu'on fasse quelque chosse contre ses douleurs. Un examen sous anesthésique montre qu'il n'y avait pas de tumeur épigastrique.

Opération le 3 janvier 1893. — Laparotomie sous-ombilicale. Hystéropexie par raccourcissement des ligaments ronds. Cette déformation était insuffisante pour expliquer les douleurs, on explore l'abdomen. Le colon transverse adhère à la vésicule biliaire. I} existe une tuméfaction cratériforme sur la face antérieure de l’estomac près du cardia. Adhérence au foie. L'excision de cet ulcère étant impossible, on fixe l’estomac à la paroi.

Le 12 janvier 1893. — Ouverture de l'estomac fixé. On crée une fistule gastrique par laquelle on introduit une sonde qu’on glisse jusque dans le duodenum. Le pylore est obturé à l’aide d'un ballon. Les aliments ne pouvaient pas ainsi refluer dans l'estomac.

Suites opératoires. — Les douleurs disparaissent. Amélioration de l’état général.

Le pylorese contracturant après chaque introduction de la sondetampon, et la gastrostomie tendant à se fermer, le 20 février 1893, on ferme la fistule. L'exploration au doigt de la cavité gastrique montre la disparition de la tumeur ulcéreuse.

— RÛ0È —

Sort en bonne santé le 19 mars 1893. Sauf de légères douleurs passagères, elle est en bonne santé depuis l'intervention

Obs 114. — Rivière, #7 BRÉCHOT. /ev. de chir., 1907. — Femme de 31 ans. Souffre de l'estomac depuis 5 ans. Elle présente d'abord des symptômes d'hyperchlorhydrie auxquels succèdent des signes d'ulcus. Améliorée par le traitement médical. Depuis quelques mois on avait constaté l'existence d’une tumeur épigastrique.

Examen. - Femme amaigrié, tumeur épigastrique du volume d’un petit citron à gauche de la ligne médiane au-dessusde l’ombilie, adhérente à la paroi. Ne suivant pas les mouvements respiratoires, douloureuse à la palpation. Clapotage longtemps après les repas. Diagnostic : Ulcère de l’estomac avec périgastrite.

Opération le 24 octobre 1905 (Profr Jaboulay). — On trouve un bloc fibreux blanc ressemblant à la coupe à du cartilage, unissant l'estomac à la paroi abdominale. Libération. Résection de l’ulcère. Suture de la brèche. Gastro-entérostomie postérieure au bouton. Sur la grosse tubérosité, il existe une symphyse presque totale de l'estomac avec le mésocôlon transverse. Résection de la tumeur pariétale. c

Suites opératoires : bonnes. — Le malade reprend l'alimentation ordinaire le 2 novembre 1905.

Obs. 115. — Rivière, thèse de Lyon, 1906. — Homme de 63 ans, souffre de l'estomac depuis 25 ans. [1 y à 10 ans, une aggravation de la dyspepsie. Améliorée par le régime lacté.

Depuis 6 ans, apparaissent de nouveaux troubles gastriques progressifs et enfin des signes de sténose. Amaigrissement très rapide depuis { mois. |

Il y a 15 jours, une hématémèse et du melæna à la suite d'un lavage d'estomac. Deux nouvelles hématémèses depuis.

Examen. — Estomac dilaté, clapotage, pas de tumeur, examen chimique d’un vomissement : A — 3,80, pas d'HCI libre, présence d'acide lactique. Diagnostic : cancer du pylore.

Opération, le 29 juin 1904. — Tumeur pylorique avec péripylo-

DS UTR

rite ancienne. Périgastrite postérieure. Gastro-entérostomie postérieure au bouton de Jaboulay.

Suites opératoires. — Immédiates, parfaites.

Revient à l'hôpital, le 9 décembre 1904, parce que depuis 1 mois 1/2 il a des vomissements incessants.

Deuxième opération. — La tumeur a doublé de volume. Elle est pourtant encore perméable, la bouche de G. F. s’est rétrécie. Nouvelle gastro-entéroanastomose à côté de la première. Guérison rapide.

Revient le 12 janvier 1905 pour qu’on lui enlève sa tumeur, ce qu'on lui avait conseillé lors de la seconde opération, Il n’a plus aucun trouble dyspeptique.

Troisième opération. — La tumeur est disparue. À sa place on ne trouve qu’un peu d'épaississement de la paroi stomacale et quelques brides de périgastrite.

Le malade sort en parfaite santé, le 4e février 1905.

Revu le 8 février 1905, il a considérablement engraissé, mange de tout et se trouve en parfait état.

Obs. 116. — RosenuelmM, Deut. med. Woch., 1895. — Homme âgé de 27 ans, qui souffrait depuis longtemps de pesanteur et de douleur après la plupart des repas. L'exercice déterminait des crises douloureuses épigastriques. L'état général était bon. La qualité des aliments ne semblait avoir aucune influence sur les troubles dont il souffrait. Jamais de vomissements. Aucun trouble fonctionnel apparent de l'estomac. Légère sensibilité dans la région épigastrique. Traitement médical prolongé, sans résultat.

Opération en mars 1894. — On trouve des adhérences étendues de la paroi antérieure de l'estomac au foie et à la paroi abdominale antérieure. Gastrolyse, guérison.

Obs. 117. — RosenxeIM, eut. med. Woch., 1895. — Femme de 43 ans, depuis 23 ans elle a perdu l'appétit. Depuis avril 1894, apparaissent des douleurs gastriques survenant après les repas et progressant de semaine en semaine. Des vomissements journaliers

apparaissent dans les derniers temps. Examen : l'épigastre est aplati pendant que l'abdomen et la région ombilicale proéminent en avant. À ce niveau, on voit parfois des contractions péristaltiques. L'estomac est légèrement sensible à la pression, insufflé il descend à 3 travers de doigt au-dessous de l'ombilie. Le liquide qu'on en retire contient un peu d'HCI libre.

Le 5 octobre 1894. — On constate depuis peu de temps l'existence d'une tumeur dans la région gastrique. Sensibilité est peu augmentée à ce niveau. Signes de stase avec présence d'HCI libre.

Le 12 octobre 1894. — [l n’y a plus d'HCI fibre, mais constamment de l’acide lactique.

Opération, le 29 octobre 1894 (Bardeleben). — Laparotomie. À

la place du carcinome que faisait redouter l’examen clinique, on trouve des adhérences de la petite courbure gastrique à la face inférieure du foie. À ce niveau, se trouve fixée une bride intestinale qu'il est facile de détacher. Dans la région pylorique existe ua rétrécissement cicatriciel, donnant à l'estomac la forme du sablier, le pylore est perméable. Libération de l'estomac.

Disparition des douleurs mais il persiste une ectasie gastrique qui donne lieu par la suite à quelques accidents. R. propose contre cette sténose incomplète une gastro-entérostomie.

Obs. 118. — Rusrimius, Beët. :. klin. Chir., 1910. — Femme de 30 ans. Ayant été prise soudainement il y a 4 an de douleurs à l'estomac suivies d’une hématémèse. Depuis deux semaines, les douleurs sont violentes et l'intolérance absolue.

Examen. — Zone gastrique très sensible à la pression. Sur la ligne médiane on trouve une résistance diffuse. Sue gastrique : A — 230 ; H — 150. Acide lactique négatif.

Opération, le 10 novembre 1903. — Pylore rétréci mais perméable, fixé aux organes voisins, libération.

Suites opératoires, le 2 janvier 1904. — Elle revient à la elinique avec les signes antérieurs.

Deuxième opération, le 3 janvier 1904. — Estamac dilaté,

entouré d'adhérences péritonéales. Gastro-entérostomie postérieure. Suites opératoires. - Quatre heures après l'opération, la malade

NT

a une hématémèse abondante. L'abdomen est rouvert parce qu’on craint que quelques sutures vasculaires aient lâché, ce qui était exact. La patiente se rétablit, sort de l'hôpital, le 19 janvier 1904.

Revue en avril 1908. Se porte bien depuis trois ans, elle n’a que quelques renvois acides et un peu de pesanteur après les repas. À — 78; H = 56.

Obs. 119. — RuBririus, /oc. cé. — Femme de 54 ans. Malade depuis 2 ans. Vomissements, douleurs, absence d’appétit. Examen. — L'insufflation de l'abdomen donne de la dilatation.

Opération, le 13 juillet 190%. — Estomac fixé par de nombreuses adhérences. Libération. Gastro-entérostomie postérieure du bouton. Guérison.

Obs. 120. — Rugririus, Loc cit. — Homme de 65 ans, a un « estomac faible » depuis 15 ans. Douleurs, vomissements depuis peu. Amaigrissement considérable.

Examen. — À trois travers de doigt au-dessus de l'ombilie on trouve sur la ligne médiane une tuméfaction grosse comme une noisette, pas d'HCI, pas d'acide lactique.

Opération, le 26 juillet 1904. — Adhérences du pylore au duodénum et à la vésicule. Libération des adhérences.

Guérison.

Obs. 121. — Rugririus, loc. cit. — Homme de 41 ans. Depuis 3 ans, il est en traitement pour un ulcus. Depuis 5 semaines, il vomit tous les jours. Les selles auraient souvent l'apparence du goudron. Vives douleurs gastriques.

Examen. — Amaigrissement considérable, estomac quelque peu dilaté. HCI positif. Pas d'acide lactique.

Opération le 1° février 1908. — De la petite courbure partent des adhérences cicatricielles vers le pylore et vers la grande courbure. Celles-ci donnent à l'estomac la forme en sablier. Section des prides, la forme en sablier disparaît. Gastro-entérostomie antérieure. Guérison.

Revue en octobre 1909. Poids augmenté de 13 kilos. N'a plus aucune souffrance.

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Obs. 122. — Ruogniuus, loc. cit. — Homme de 50 ans.lfla des vomissements depuis { an. Depuis 4 mois il vomit tous ses

repas.

Examen. — Amaigrissement marqué. HCI négatif. Acide lactique nettement positif.

Opération le 8 février 1908. — Du pylore part une bride allant

à la vésicule biliaire. Cette bride rétrécit le pylore. Section de cette bride. Guérison.

Revu en octobre 1909. — Poids augmenté de 3 kilos 1/2, vomissement matutinal muqueux journalier (éthylisme).

Le malade est cependant très satisfait de son état.

Obs. 123. — Rugririus, loc. cit. — Homme de 38 ans. Depuis 6 ans il souffre par crises de l'estomac. Vomissements fréquents.

Examen. — Estomac descendu au-dessous de l’ombilic. Rate augmentée de volume. H = 30. À —40.

Opérarion le 21 mai 1909. — Estomac très dilaté. Pylore per-

méable, dans son voisinage cicatrices et adhérences. Gastro-entérostomie postérieure. Guérison.

Obs. 124. — Cars Scawarz, Mitteil. a. d. Greuzgeb. d. Med. ü. Chir., juin 1900. — Femme 34 ans, entrée à l'hôpital le 29 août 1898. Souffre de l'estomac depuis un an. Les crises douloureuses surviennent une demi heure ou deux heures après les repas, mais aussi à jeun. D'abord de peu d'intensité, elles sont devenues insupportables. La crise se termine souvent par un vomissement. Jamais d’hématémèses.

A l'examen, la partie gauche de l'épigastre est légèrement surélevée. Le muscle grand droit gauche est plus résistant que le droit. La palpation met en évidence à gauche de la ligne médiane, une résistance étendue anormale, tenant au lobe gauche du foie. Cette palpation est douloureuse, et c’est à ce niveau que se localisent les paroxysmes douloureux. L’insufflation n'entraine aucune modification de la zone résistante. L’estomac n’est pas dilaté. L'examen chimique montre l'existence d’'HCI libre. Diagnostic. Ulcère de la petite courbure dont le fond est formé par le lobe gauche du foie, des adhérences périgastriques l’entourent,

ré

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