‹ La Périgastrite adhésive dans l'ulcère de l'estomacChapitre 55 sur 61 · AIDES · texte numérisé non relu

AIDES

peu éloigné du cardia au bord du lobe gauche du foie et à la par oi abdominale antérieure. La surface de section ainsi faite a environ les dimensions d’un pouce d’adulte Il existe des ganglions le long de la grande courbure. Réunion de la plaie pariétale.

Sort de l'hôpital au 48e jour. Les douleurs persistent dans l'hypocondre gauche pendant 6 mois.

Revue le 3 mars 139%, parfaitement guérie. L'examen histologique d’un fragment de tumeur montra qu'il s'agissait uniquement de tissu fibreux.

Obs. 129. — Terrier, Soc. de chir., 1894. — Femme de 38 ans, entrée à l’hôpital le 4 mai 1894. Ses premiers accidents gastriques remontent à 10 ans. A cette époque, pendant 3 mois, elle eut des vomissements alimentaires presque après chaque repas. Pendant 2 ans sa santé est parfaite, alors surviennent de nouveaux vomissements et une hématémèse et du melæna. Après une nouvelle accalmie de 3 ans, les crises gastriques reparaissent en octobre 1893 avec une nouvelle intensité. C'est à partir de ce moment qu’apparaissent des douleurs sourdes intermittentes dans la région épigastrique.

Examen. — L'exploration de la région épigastrique revêt un léger empâtement indolore à la pression et submat. Accompagné de dilatation d'estomac.

Opération le 19 mai 1894. — Incision médiane sus ombilicalé.

vw due

On trouve une petite induration au niveau du cardia et des adhé-

rences lamelliformes, fibreuses et comme formées de cordelettes entre la face antérieure de l'estomac au voisinage du cardia et la

face inférieure du lobe gauche du foie. Ces adhérences sont déchi-

rées ou sectionnées, une seule saigne et nécessite une ligature. D'autres adhérences existant entre la face supérieure du lobe gauche du foie et la face inférieure du diaphragme, sont abandonnées. Îl n’y avait rien au pylore. Réunion de la paroi. A la suite de l'opération, la malade eut une congestion pulmonaire puis une eschare au sacrum.

Revue parfaitement guérie en septembre 1894.

— Ri1 —

Obs. 130. — TleRRIER, in SOUPAULI-HARTMANN, Rev. de chir., 1899. — Femme 56 ans, entrée à l’hôpital le 24 juin 4897. Il y a une quinzaine d'années aurait eu quelques troubles gastriques. Depuis 4 ans, souffre par crises de l'estomac ; ces crises s’accompagnent de vomissements. Îl y a 5 mois, elle est prise d’une douleur vive et vomit. Ces phénomènes cessent brasquement au bout de plusieurs jours. Une nouvelle crise l’amène à l'hôpital.

Examen. — La température est au-dessus de 38°, les vomissements sont continuels et les douleurs épigastriques vives. Le 4 juillet 1897, on constate l'existence d’urre tuméfaction de l’estomac qui, au toucher, est dure, douloureuse, paraissant adhérer à la paroi. Dans le sens vertical elle commence à deux travers de doigt au-dessus de l'ombilic et s'arrête à deux travers de doigt de l’appendice xyphoïde. Dans le sens transversal elle s'étend d’un rebord costal à l’autre.

Opération le 24 juillet. — Laparotomie médiane sus-ombilicale. Sous la paroi on trouve le péritoine induré en raison des adhérences étendues que présente le foie à la paroi abdominale. On pratique alors une incision de dégagement perpendiculaire à la précédente et en son milieu allant jusqu’au bord externe du muscle grand droit du eôté gauche. Des adhérences épiploïques sont décollées et sectionnées, puis la face antérieure de l'estomac adhérente à la paroi an-dessous du foie et adhérente à la face postérieure du lobe carré est décollée avec beaucoup de peine. On aperçoit alors au voisinage du pylore un petit abcès. Ce foyer est compris entre la paroi abdominale et l'estomac perforé à ce niveau, c’est-à-dire très près du pylore. L’estomac est notablement dilaté. On s'assure que la fistule conduit dans l’estomac en y introduisant une bougie. Le trajet est curetté puis fermé à la soie fine. On pratique ensuite une gastroentérostomie précolique. Guérison opératoire.

Revue 4 mois plus tard, la malade ne souffre plus mais vomit par crises espacées de 8 à 9 jours et durant deux à trois jours. Ces vomissements s’accompagnent de douleurs et d’une tension épigastrique pénible, qui ne se calme qu'après l'évacuation de l'estomac, La tuméfaction épigastrique a totalement disparu. Sauf peut-être en un point très limité sous les fausses côtes gauches. L’estomac

paraît normal comme dimensions. Les digestions sont encore laborieuses en décembre 1897, La malade est revue complètement guérie en octobre 1898.

Obs. 131. — Terrier, loco citato. — Femme entrée à l'hôpital le 2 juillet 1897. Elle souffre de l'estomac depuis mai 1895. Depuis cette époque elle a été obligée de quitter son travail. Très rapidement après les repas surviennent des douleurs très violentes dans l'épigastre et l’hypocondre gauche ; une heure 1/2 à 2 heures plus tard, un vomissement met fin à la crise et soulage considérablement la malade. Les crises douloureuses, d'abord intermittentes, se rapprochent de plus en plus. Examinée en juin 1896, on note de l'hyperchlorhydrie, des douleurs très intenses au niveau du rachis et dans tout le thorax, une petite tumeur épigastrique, une hématémèse.

Examen. — On voit et on sent une tuméfaction épigastrique à peu près médiane, descendant jusqu’à un doigt de l’ombilic, ayant 5 à 6 c. de large ; elle parait adhérer à la paroi et ne suit pas les mouvements respiratoires. Au-dessous de cette tumeur on aperçoit facilement le bruit de clapotage.

Opération, le 24 Juillet 1897.— Laparotomie médiane sus-ombili-

cale avec incision perpendiculaire en son milieu, allant jusqu’à la |

limite externe du droit gauche. On découvre la face antérieure de

l'estomac très dilaté. Cette paroi épaissie adhère à la paroi abdomi: |

nale dans l'étendue de à ou 4 travers de doigt. Les adhérences sont décollées avec prudence. On tombe alors sur une petite poche purulente grosse comme une noisette, au-dessous de laquelle se trouve un trajet pénétrant dans la paroi de l'estomac et de la

dimension du petit doigt. Ce trajet est curetté aussi profondément |

que possible ; fermeture sous deux surjets. Le pylore paraît sain.

Gastro-entérostomie antérieure précolique en tissus sains au-des-.

sous de l'ulcère.

La malade reprend son travail le 1° novembre 1897. La tumeut

épigastrique a en grande partie disparu, on sent eneore un peu de résistance sous le rebord costal gauche. La malade est encore obli-

gée de surveiller son alimentation,

Obs. 132. — Tirron, Am. of. Surg., février 1913, p. 270. —

Femme de 33 ans qui depuis 10 mois présente des vomissements après les repas, et des douleurs épigastriques irradiant dans le dos. Elle à maigri d'environ 30 livres. Le traitement médical est resté sans action sur les vomissementsqui se produisent si régulièrement après l'ingestion d'aliments solides ou de liquides que, pratiquement, il y a intolérance absolue. Il futimpossible de faire une analyse de suc gastrique parce que le repas d’épreuve ne pouvait être toléré.

Opération. — Laparotomie, l’estomac apparaît de dimensions normales. La vésicule biliaire ne présente rien d’anormal. On trouve des adhérences minces qui s'étendent de la vésicule biliaire au pylore. Elles sont divisées, sans hémorragie. Comme il n’y avait aucune obstruction du pylore, une gastro-entérostomie ne parut pas indiquée.

Après l'opération, les vomissements cessèrent immédiatement et ne se sont plus reproduits depuis. La patiente a regagné son poids en deux mois. Elle mange de tout et se trouve en parfaite santé.

Obs. 133. — Turrier #» SavariAup. Thèse de Paris. — Femme de 39 ans. Entre à l'hôpital le 45 juillet 4897. Il y a six ans, début des vomissements qui se produisent presque tous les soirs, ils sont muqueux et biliaires, non alimentaires. Sensation de brûlure au

creux épigastrique. Ni hématémèse, ni melæna. Depuis trois ans,

les vomissements sont alimentaires et tardifs. Les douleurs deviennent plus fortes. [Il y a.deux ans, le malade amaigri quitte son travail. Depuis un mois de fortes hématémèses ont fait leur apparition. Traitement médical sans résultat.

Examen (par M. Hayém). — Pas de voussure de l’hypocondre gauche. Peu de dilatation d'estomac. La palpation est surtout douloureuse au niveau du triangle épigastrique où l’on sent profondément une plaque indurée se continuant en haut sous les fausses côtes gauches. L'induration se poursuit jusqu’au pylore.

Opération le 98 juillet 1897. — Laparotomie médiane sus-ombilicale. Adhérences formées de quelques brides celluleuses allant de Ja face antérieure du foie et de l'estomac à la paroi antérieure.

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Estomac peu augmenté de volume, mobile sauf dans toute la région attenante au foie qui adhère solidement à la face antérieure de l'organe. Vers la ligne médiane, on trouve une plaque indurée mesurant trois travers de doigt d'épaisseur, occupant la face antérieure de l’estomac et la petite courbure, et se continuant presque dans le foie, rétracté à ce niveau. On sent l'aorte battre et faisart peut-être corps avec la plaque indurée. Gastro-entérostomie postérieure.

Suites opératoires bonnes. Le 27 janvier 1898, le malade mange bien. Il a encore des étouffements et quelques crises douloureuses.

Obs. 134. — VauTRIN, Rev. de gyn. — Femme de 43 ans, qui souffrait depuis longtemps d’un ulcère d'estomac et présentait des vomissements incessants, parfois des hématémèses.

Opération en 1896. — Estomac très dilaté, pylore entouré d'adhérences qui se fixent profondément. L'hiatus est comblé, et la face postérieure de l’antre prépylorique, sur laquelle l’ulcère se trouve, est cachée au milieu d’exsudats qui s'étendent au-dessous de l’épiploon gastro-colique vers le pancréas. Les vaisseaux étaient très dilatés à la surface de cet épiploon et le seul chemin facile qui se présentait était la voie rétro-colique à travers le méso qui était mince, transparent et sans graisse. Le doigt effondra aisément ce méso sur une largeur suffisante pour permettre l’accès, d’abord sur un ganglion assez volumineux qui fut énucléé, puis sur des néomembranes qui se laissèrent séparer sans peine et sans perte de de sang notable. Vers le pylore, les adhérences étaient plus vasculaires et plus dures, elles furent détruites aussi. On referma la brèche mésocolique et le sablier épiploïque fut rabattu.

Suites opératoires. — Résultat excellent, la guérison s'est maintenue complète et définitive.

Obs. 135. — Vaurrin, Loc. cit. — Homme de 45 ans. Les signes d’ulcus avec vomissements et hématémèses fréquents datent de 15 ans. Le malade marche courbé en deux à cause des sonffrances que lui ocecasionne la station debout, Au lit, il garde peu

le decubitus dorsal, car les douleurs épigastriques l'en empêchent. Il prend peu d’aliments à la fois et s’alimente souvent. La quantité qu’il supporte devient de moinsen moins importante. Légère hyperchlorhydrie. Insufflation gastrique très douloureuse. Cavité plutôt rétractée. Induration épigastrique étendue jusqu’à l’ombilic. Les lavages de l'estomac ramènent souvent du sang noir.

Opération le 24 mai 1902. — L'espace sous-hépatique est comblé par des adhérences denses. Il en est de même entre le diaphragme et la petite courbure. Ce n’est qu’au dessous du côlon qu’on trouve la cavité péritonéale. On ne peut se rendre compte de la situation de l’estomac qu’en coupant quelques adhérences épaisses, disposées entre le péritoine pariétal et l’épiploon gastro-colique. On trouve ainsi la paroi antérieure du viscère. Il est impossible de le libérer. On songe à faire une gastro-entérostomie de Roux. Les adhérences en arrière de l'estomac sont résistantes vers le pylore et la partie moyenne du ventricule. Elles se laissent assez aisément séparer à gauche et au-dessus de la grande courbure. On prépare dans cette région une surface suffisante pour l’anastomose.

Suites opératoires immédiates bonnes. ;

Revu 5 mois plus tard, la guérison semble parfaite.

Obs. 136. — Vrannay, Arch. prov. de chir., 1900. — Femme de 27 ans. Souffre de l'estomac depuis 6 ans : a eu six ans auparavant des hématémèses. Elle ressentait des douleurs en broche, vomissait et arriva à ne plus s’alimenter. Il y a quelques mois est apparue une tumeur épigastrique, siégeant à gauche de la ligne médiane sur une ligne allant du mamelon gauche à l’ombilie, douloureuse à la palpation, solidement fixée à la paroi abdominale antérieure. Constamment, mais surtout après les repas, la malade éprouve une sensation très pénible de tiraillement au creux de l'estomac. Diagnostic clinique : ancien ulcère adhérent.

Opération. — L'estomac est soudé à la paroï par un amas de brides cicatricielles qui constituent la tumeur perçue par la palpation. On libère les bords et on découvre une perforation ; d'autres brides parcouraient la surface du viscère, dessinant une

sorte de biloculation. L’ulcère fut reséqué par une sorte de gastroplastie.

Guérison.

Obs. 137. — Vurzier, Sem. méd., 1910. — Femme. Antécédents gastriques lointains. Uleère?

Opération en 1908. — Périgastrite. Gastrolyse.

Guérison.

Obs. 138. — Vusnuer, loc. cit. — Femme de 45 ans, long pass gastrique, ulcère ? Pas de rétention.

Opération. — Adhérences de la vésicule au duodénum et au pylore sur léquel on trouve une petite cicatrice nacrée, adhérences du pylore au foie et au côlon. Périgastrite. Gastrolyse.

Guérison.

Obs. 139. — Vuruier, loc cit. — Femme de 25 ans. Antécédents ?

Opération... — Périgastrite, fausses membranes fines dans la

région pyloro-duodénale et splénique. Gastrolyse. Amélioration.

Obs. 140. — WazrHer, in thèse Marion, 1897. — Femme de 28 ans. Vomissements. Intolérance gastrique absolue. Tumeur facilement appréciable dans la région épigastrique à droite de la ligne médiane. Diagnostie : Carcinome de la face antérieure de l'estomac. M. Walther ne se résout à l'opération que sur les instances de M. Talamon.

. Opération, le 4 août 1894. — Incision de 10 cent., parallèle au rebord costal gauche. Tumeur englobant l'estomac, le foie, l’intestin. Tentatives infructueuses de décollement. On s'arrête à cause de l’hémorragie cn nappe. Suture de la paroi abdominale. Dés le lendemain, la malade garde les liquides. Sortie le 16 août.

Revue le 22 décembre en parfait état général. Les digestions sont bonnes ; il n°v a plus de tumeur appréciable. Du 25 juillet au 31 décembre, elle a augmenté de 21 kilos. En mars 1897, trois ans après l’opération, là malade se porte bien. Elle n’a jamais souffert depuis l’opération,

Obs. 141. — WesrPHALEn et Fick, Deutsch. med. Woch., 1899. — Homme de 50 ans. Consulte le 10 août 1898. Le patient est malade depuis 26 ans. Depuis janvier 1898, ses douleurs se sont aggravées. Amaigrissement marqué. Il se plaint de brûlures et de. douleurs intenses à l'épigastre, qui surviennent 4 à 2 heures après les repas. Ces douleurs sont calmées par l'ingestion des aliments mais aussi par des vomissements très acides contenant des débris alimentaires. Le patient n’a jamais remarqué de sang dans ses selles ni dans ses vomissements.

À l'examen, on trouve une tuméfaction mobile, très sensible dans la région pylorique. Ondes péristaltiques visibles. Tubage à jeun. pas de résidu. Une heure après, repas d'Ewald : acidité totale : 85 : HCI libre : 0,182 °/,. Traitement médical sévère amène une amélioration considérable. Mais les troubles reparaissent aussitôt que le malade quitte le lit. Les douleurs sont surtout intenses la nuit et sont suivies d’un vomissement. Le traitement médical etun lavage d'estomac au nitrate d'argent n’amènent aucune sédation. Les vomissements en novembre contiennent des aliments ingérés depuis la veille. Il s’agit certainement d’une sténose pylorique par ulcus, mais cela ne suffit pas à expliquer certains troubles que présente le malade. Les douleurs sont, en effet, augmentées par les brusques secousses imprimées à l'abdomen (par la toux par exemple), elles augmentent lorsque le patient passe brusquement dela position assise à la position debout, ou lorsque couché il se retourne. Cela n’était pas plus explicable que la persistante de la sensibilité à la pression malgré le régime suivi. De plus, le malade observe l’apparition des douleurs gastriques immédiatement avant ou après la défécation. Examiné pendant une de ses crises, on voit le muscle droit du côté droit contracturé, alors que celuidu côté gauche est tout à fait flasque. On constate l'existence d’une onde antipéristaltique s’accompagnant de bruits et suivie d’une sédation de la douleur. Le diagnostic porté est : ulcère sténosant avec adhérences de la région pylorique au côlon transverse.

Opération le 24 novembre 1898. — Le pylore est imperméable pour le petit doigt. La région pylorique forme une tumeur en

adhérant au colon transverse, à la tête du pancréas et à la vésieule biliaire. Gastro-entérostomie d'après Kocher. Suites opératoires -bonnes, sauf quelques accidents pulmonaires.

Revu le 20 janvier 1899. Le malade est en bonne santé. Cependant, aussitôt qu'il se couche sur le côté droit après avoir mangé, apparait une douleur limitée dansle côté droit, accompagnée de régurgitations bilieuses. 11 lui suffit de changer alors de position pour voir disparaitre les symptômes.

Obs. 142. — Hace Ware, Lancet, 1901. - Homme de 30 ans. Traité au bismuth et à la diète restreinte pour dyspepsie en 189%, et au commencement de 1897.

En décembre 1897, il a une cerise de douleurs abdominales intenses avec de légères hématémèses. Un traitement médical de 4 mois le remet sur pied.

Au début de 1899, nouvelle crise sérieuse.

Au début de 1900, ses douleurs deviennent continues, hématémèses en février.

Examen en mai 1900. — Amaigrissement marqué. Douleurs vives. Estomac dilaté. Rétention.

Opération (Arbunoth Lane). — Près du pylore, l'estomac adhère

aux plans profonds et au foie. Sténose pylorique. Destruction des adhérences, le pylore redevient perméable.

Suites opératoires immédiates parfaites.

Revu un an plus tard en parfaite santé. à

Obs. 148. — Haze Wire, loc cit. — Femme de 45 ans, qui depuis plusieurs années a des douleurs paroxystiques dans le dos et l'abdomen.

La douleur Ja prend la nuit, n'a pas de relation avec l’alimentation. Cependant les aliments la calment parfois. Vomissements bilieux pendant les crises. Ni hématémèses ni melæna. Constipation très marquée. Traitement médical sans effet.

Examen en juin 1900. — Sensibilité très vive à mi-chemin entre l'ombilic et l'appendice xyphoïde, exaspérée par la pression. Diagnostic porte : adhérences périgastriques dues à un vieil ulcère.

VRP

Opération 26 juin 1900 (Arbunoth Lane). — On trouve des adhérences de l'estomac au foie, qui coudent et obturent le pylore. La division de ces adhérences fait disparaitre la sténose et la coudure. Mauvaise narcose.

Suiles opératoires. — Mort rapide au 3° jour

Autopsie. — Ulcère cicatrisé près du pylore. Il y avait aussi d’autres adhérences en arrière de l'estomac en rapport avec un ulcère qui était passé inaperçu au cours de l'opération. La cause de la mort était due à l'état du cœur qui présentait de la dégénérescence graisseuse,.

Obs. 144. — Hare Wire, loc. cit. — Femme de 28 ans. Début des troubles gastriques 5 ans auparavant par des douleurs qui n'ont fait qu'augmenter, elles apparaissent à tout moment, n’ont aucun rapport avec l'alimentation. Pas de vomissements spontanés, 1ls sont quelquefois provoqués pour calmer les douleurs. Constipation opiniâtre. La sévérité de la douleur entraine l'abus de la morphine. Traitement médical sans action.

Examen en mars 1901. — Malade amaigrie. Sensibilité épigastrique entre la ligne médiane et la partie externe et supérieure du muscle grand droit droit. Cette sensibilité correspond comme siège à la douleur spontanée. À ce niveau, une palpation soigneuse donne l'impression qu'il y a quelque chose d’anormal dans le ventre.

L'impression est telle que celle qu’on attend des adhérences péritonéales.

Mise en observation quelque temps ; les symptômes abdominaux persistent. Les douleurs sont si intenses que la malade se roule sur son lit. Diagnostic porte : adhérences dues à un vieil ulcère.

Opération en mars 1901 (Arbunoth Lane). — On trouve une bride d'environ un demi-pouce de large, unissant la grande courbure, près du pylore, aux intestins. Cette bride avait encore deux pouces de long Son extrémité gastrique était insérée au-dessus d’un ulcère, « comme la tige sur une fleur ». Section de la bride,

Suites opératoires, — Guérison maintenue,

— RRO —

Obs: 145. — Hace Wuire, Loc. cit. — Femme de 20 ans, dont les souffrances commencent 13 ans auparavant. Elle souffre alors de l'estomac, sauf après les repas, bientôt les douleurs devinrent continues.

Quelques jours après le début apparaissent des vomissements et une hématémèse. Depuis elle n’a que de courtes accalmies, surtout depuis les derniers mois.

Examen. — Malade amaigrie, pas de dilatation gastrique. Sensibilité vive sur une surface d'environ un pouce carré, située un peu à droite de la ligne épigastrique médiane.

Observation de 3 semaines à l'hôpital. Le traitement médical reste sans effet.

Opération en avril 1901 (Arbunoth Lane). — De légères adhérences unissent le pylore au foie, elles sont divisées. Le pylore rétréci est incisé longitudinalement. Pyloroplastie.

Suites opératoires. — Guérison rapide maintenue.

Obs. 146. — Haze Wuire, loc. cit. — Femme de 39 ans. Depuis 4 ou 5 ans elle a des indigestions chroniques. Les vomissements et les douleurs sont apparus depuis 2 ans,

En août 1899, première hématémèse.

Nouvelle hématémèse le 10 avril 1900. A la suite d'une crise douloureuse, les hématémèses se répètent pendant 3 jours environ toutes les 3 heures.

Examen, avril 1900 — Violentes douleurs épigastriques, estomac très dilaté. La sonorité gastrique remonte jusqu’au mamelon gauche. Le soir de son admission, une attaque de tétanie.

Opération (Arbunoth Lane). — L’estomac, à l’union de son 1/3 moyen et de son 1/3 inférieur, est rétréci par un vieil ulcère. De cette région part une bride qui va à la vésicule biliaire. Incision de la sténose. Gastroplastie.

Suites opératoires immédiates très mauvaises. Hématémêses répétées.

Nouvelle opération. — On trouve une adhérence en forme de bride unissant la face postérieure de l'estomac au foie, Division après ligature.

NYSE

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