‹ La Périgastrite adhésive dans l'ulcère de l'estomacChapitre 6 sur 61 · HER CE · texte numérisé non relu

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correspondent des adhérences plus ou moins épaisses, plus ou moins étendues, dont la texture est plus ou moins serrée. Si le microscope a pu y déceler la présence de micro-organismes, l'œil est incapable d'y voir autre chose que du tissu cellulo-fibreux.

Au contraire, à une infection virulente, sur un organisme moins résistant, correspondent des lésions plus graves, des collections purulentes, des abcès, que bmitent encore des adhérences, adhérences qui protègent la grande cavité et sont la sauvegarde de l'individu.

Ces deux élapes, péritonite plastique, péritonite suppurée enkystée, supposent des stades intermédiaires nombreux. Elles ne diffèrent en réalité que par leur aspect macroscopique. Toujours elles traduisent la réacton de défense du péritoine. Il arrive cependant, et le cas est fréquent, que la réaction dépasse de beaucoup les limites qui semblent nécessaires à la défense, et lorsqu'il s’agit d’un organe creux, mobile, contractile, dont l'ampliation, la mobilité et la motilité sont les conditions indispensables de son bon fonctionnement, alors, la péritonite étouffe, étrangle l'organe et ajoute ses effets à ceux de la lésion causale.

Phénomène important, c’est surtout autour des organes mobiles qu’abondent les adhérences et cela se conçoit, car l’immobilité parait être la condition première de la limitation de l'infection. Les adhérences seront d'autant plus nombreuses, d'autant plus abondantes, que l'organe sera plus mobile, ou, ce qui revient au même, qu'il sera entouré d'organes plus mobiles.

L'estomac est un des viscères dont la mobilité est la plus étendue. Il suflit, pour s’en faire une idée, d’avoir

examiné sous l'écran radioscopique un patient debout et couché. C'est toujours une surprise pour l’anatomiste que

la projection sur la paroi abdominale de l'ombre gastrique

du sujet debout. C’est cette mobilité qui explique pour une part l'importance en étendue des périgastrites.

Cette même mobilité Joue aussi très probablement un rôle intéressant dans la persistance des adhérences inflammatoires. On sait que la périlonite péri-appendiculaire, même élendue, convenablement traitée, disparaît progressivement et peut même ne laisser comme trace de son existence que de minimes brides celluleuses. On sait encore que des abcès péri-appendiculaires, évacués et drainés, ne laissent parfois que des lésions séreuses insignifiantes, ce qu'on conslate au cours de l’appendiceclomie ultérieure. Au niveau de l'estomac, les choses sont différentes. Alors que la lésion initiale est éteinte, au moins cliniquement, alors que l'examen du suc gastrique montre un chimisme normal, que les recherches très minutieuses du sang dans la cavité gastrique restent négatives, les adhérences persistent. Douloureuses, elles troublent mécaniquement ou par réflexe le bon foncüionnement de l'estomac. Cette différence s'explique au moins en partie par la mobilité différente des deux organes ; alors que le cæœcum tiraille peu ses adhérences, l'estomac tiraille constamment les siennes : la périgastrite est douloureuse lors des contractions violentes du viscère pour évacuer son contenu, et lors des changements de position du malade. Ces tiraillements continuels entretiennent les adhérences. Ce n’est là qu'une hypothèse. elle doit contenir cependant une part de vérité.

Il est probable que si nous pouvions mettre au repos

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