MAMIE
nerveuse. Ce sont des sensations pénibles de pesanteur. ou de constriction à l’épigastre, des douleurs sourdes, profondes, après les repas, au moment du péristaltisme | stomacal, quelques vomissements : irréguliers, le plus souvent composés d’un peu de mucus, car le catarrhe |
peu qu'ils ont pu être attribués à une simple dyspepsie |
gastrique accompagne ordinairement les vieux ulcères. » Il est bien évident qu'une telle symptomatologie est trop fruste pour permettre une conclusion diagnostique quel-.
conque.
Lauenstein, en 1893, considère les phénomènes dou: | loureux comme le signe capital de la périgastrite, et ce! sont ces douleurs, qu'aucun traitement médical n’atténue, | qui obligent à intervenir. |
Bouquet de la Jolinière, en 1896, insiste particulièrement sur l'importance clinique de la douleur et sur | l'intensité parfois extrême qu'elle peut acquérir. C'est avec sa thèse et la communication de Terrier ({Soc. de
chir., 1894) que commence l'histoire chirurgicale des | périgastrites en France. |
Hofmeister, en 1896, trace un tableau symptomatique net de la périgastrite antérieure, avec tumeur, en se basant sur les cas de Kænsche-Billroth, Mikuliez et une observation personnelle. Il note la longue durée de l'affection stomacale, les douleurs vives, continues, localisées au siège de la tumeur et leur recrudescence après les repas.
Pour Boas, en 1897, les adhérences périgastriques ne sont qu'exceptionnellement reconnaissables. Ce n'est que par probabilité ou exclusion qu'on arrive à établir leur existence.
Marion, la même année, consacre un chapitre de sa
thèse à l'étude des adhérences périgastriques. Il expose le mécanisme des phénomènes observés, mais il conclut, comme Boas, que « c'est par élimination plutôt que pour des raisons déterminées qu'on sera amené à conclure à l'existence d'adhérences ». Le traitement médical, insuffisant à mettre un terme aux souffrances des patients, impose l'intervention chirurgicale, qui se montre {toujours efficace.
Pour Dupouy, en 1898, les symptômes de la périgastrite adhésive sont inconstants et variables. C’est en premier lieu la douleur « le plus souvent peu intense, mais continuelle, avec paroxysmes survenant après les repas avec la station debout, diminuant où disparaissant par la diète absolue, le repos au lit et le vomissement ». Les vomissements, comme la douleur qu'ils calment, sont inconstants. L'’amaigrissement est souvent très marqué. Il n'y a pas de fièvre. La symptomatologie de la périgastrite se complète ainsi progressivement.
Hartmann, en 1898, après avoir insisté sur les difficultés du diagnostic et l'importance des phénomènes douloureux, divise, avec Mikuliez, les adhérences périgastriques en deux groupés, les adhérences locales et les adhérences étendues. Aux premières appartiennent les douleurs épigastriques après les repas et les douleurs exagérées par les mouvements, et, plus rarement, l’apparition d’une tumeur. Les adhérences étendues se traduisent par de véritables tumeurs, et leur symptomatologie est conditionnée par les troubles de la mobilité de l'organe. Cette description comprend donc encore deux types cliniques qui se rapprochent beaucoup des deux types qu'allait bientôt décrire Merklen.