AVIS
Soupault, en 1898, donne une description plus complète de l'allure clinique de la périgastrite, dans un tableau comparatif entre la stase gastrique sans dilatation qui est le fait d’adhérences périgastriques, et la stase gastrique avec dilatation qui est le fait d’une sténose pylorique. Pour cet auteur, les douleurs de la périgastrite sont continues ; elles augmentent après les repas, sont variables suivant les positions que prend le malade, et les vomissements soulagent à peine le patient. Ces vomissements sont irréguliers, abondants, parfois très rares. Les contractions péristaltiques sont peu visibles et difficiles à provoquer. L’estomac enfin n'est pas dilaté. Soupault est conduit à cette symptomatologie, parce qu'il fait intervenir un nouveau facteur dans la pathogénie des accidents : alors que les auteurs précédents: insistaient surtout sur les phénomènes douloureux dont l'intensité et la résistance au traitement étaient caractéristiques de la périgastrite, pour lui, une part des accidents est due au trouble profond apporté à la fonction motrice du viscère par les adhérences qui le fixent. C’est ce qu'avait déjà entrevu von Hacker. « L’estomac se contracte trop incomplètement pour chasser son contenu et ne se vidant plus que par regorgement, il reste ainsi une sorte de bas-tond où s'accumulent des aliments à demi-digérés, qu'on peut encore retrouver quelques Jours où même quelques semaines après leur ingestion ». (Soupault).
Cette stase sans dilatation constitue pour M. Mathieu, en 1913, un phénomène très important, au cours de la périgastrite.
Pour Merklen, en 1899, il faut soupçonner les adhérences, toutes les’ fois que le traitement médical
Ten
dé