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E. Desmarest. Le cancer du cæcum. Th. de Paris

EXCLUSION DE L'INTESTIN

L’exclusion bilatérale permet de mettre l’anse au repos et de la traiter ultérieurement. On fera les lavages avec une sonde molle, de façon à ne pas traumatiser l’intestin et on les renouvellera tous les jours. L’emploi de liquides astringents favorise la rétrocession des lésions.

Ce qu’il faut éviter dans tous les cas c’est la fermeture trop rapide des orifices de communication avec l’extérieur, c’est le mauvais drainage de l’anse qui donne lieu aux accidents de péritonite, comme dans le cas de M. Terrier^), où la mort survint au 7e jour et où on trouva dans l’anse exclue 200 grammes de liquide purulent et fétide.

Il faut ne laisser les fistules se fermer que petit à petit, les unes après les autres; on facilitera ensuite la fermeture d’une des extrémités de l’anse. Si l’extrémité opposée tarde trop à se fermer on la suturera, à moins que l’état des lésions ne permette de faire l’ablation de l’anse exclue.

Nous n’avons pas cru devoir rappeler les soins consécutifs immédiats dont on doit entourer ces malades. L’exclusion accompagnant toujours une entéro-anastomose, on doit prescrire à ces opérés les règles sévères que nous avons signalées dans le chapitre précédent à propos de l’entéroanastomose et de l’entérectomie; nous n’y reviendrons pas.

C OMPLICA T ION S P O ST- OPÉRA T O IRE S

Les complications post-opératoires sont également les mêmes. En outre, nous voyons survenir parfois un certain degré de prolapsus, comme du reste chaque fois que l’intestin est abouché à la peau. Il est rare cependant; l’intestin est au repos et aucun effort péristaltique ne vient en faciliter les mouvements.

Nous signalerons à ce propos le cas de Grekov(’), où on voit trois ans après une exclusion unilatérale, un effort vio-

r. Terrier et Gosset. Revue de Chir., 1900, l. XXII, n° io5.

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