OCCLUSION INTESTINALE
La levée de l’obstacle ne suffit pas toujours à amener la guérison de l’occlusion intestinale. Tel ce malade de Villar (*) qui présentait une occlusion par kyste du mésentère et qui mourut 36 heures après l’intervention. L’autopsie ne révéla aucune trace de péritonite. Villar attribue la mort au long intervalle écoulé entre le moment de l’intervention et le début des accidents (quatre à cinq jours).
Nombreuses sont les théories invoquées pour expliquer la mort dans ces cas opératoirement guéris.
On a dit autrefois que la mort devait être rapportée à un réflexe nerveux. Puis on fit jouer le principal rôle à la résorption de produits toxiques au niveau des anses dilatées (Bouchard), ces produits naissant sur place pour les uns, ayant leur origine dans les sécrétions intestinales pour Roger et Garnier.
Par des recherches expérimentales, MM. Braun et Borutteau(s) ont voulu dernièrement établir ce mécanisme de la mort dans l’occlusion. Ils ont constaté que les phénomènes qui se produisent sont tout différents de ceux qui se mani-
i. Villar. Traité de Chir. Le Dentu-Delbet, t. VIII, p. 6.
' 2. Braun et Borutteau. Deutsche Zeitschrift für Chirurgie, 1908, Bd XCVI, p. 5 14.