‹ La période post-opératoire, soins, suites et accidentsChapitre 158 sur 299 · OCCLUSION INTESTINALE · texte numérisé non relu

OCCLUSION INTESTINALE

festent quand on injecte le contenu d’un intestin en occlusion à un animal.

La mort survient sans convulsions, sans modifications du pouls, sans troubles respiratoires ou cardiaques, ce qui n’est pas le fait d’un empoisonnement toxique.

En outre, ils ont constaté que l’absorption est diminuée au-dessus de l’étranglement et qu’une fistule établie sur l’anse dilatée drainant l’intestin n’empêche pas la mort.

Se basant sur ces faits, Braun et Borutteau rejettent la théorie de l’intoxication intestinale et attribuent la mort à des troubles circulatoires réflexes ayant leur point de départ dans l’irritation des terminaisons nerveuses déterminée par la dilatation de l’anse. Il se produit une sécrétion exagérée au-dessus de l’obstacle, une congestion intense de l’intestin et par contre une anémie du cerveau et des centres.

Les expériences de Braun et de Borutteau ne seraient pas rigoureusement exactes d’après Korentchevskyf); d’après Guibé(2) « elles sont intéressantes, mais elles ne permettent pas pour cela de mettre hors de cause la théorie de l’intoxication ».

Après l’intervention, il faudra donc tenir compte de ces données pour relever le système nerveux du malade et combattre l’intoxication de son organisme. Nous ne reviendrons pas sur les soins consécutifs à toute laparotomie. Nous insisterons seulement sur la nécessité qu’il y a à stimuler les centres nerveux de l’opéré par des injections d’huile camphrée à i pour io, ou de sulfate de strychnine :

Sulfate de strychnine o gr. o5

Eau distillée 10 gr.

(Une seringue de Pravaz contiendra o gr. oo5 de cette solution).

Si le malade est très intoxiqué, on lui fera des injections

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