‹ La période post-opératoire, soins, suites et accidentsChapitre 183 sur 299 · Biagi. Lo Sperimentale, mai-juin · texte numérisé non relu

Biagi. Lo Sperimentale, mai-juin

3. E. Matthew et A. Mii.es. The Edimb. mcd. Jauni., 1907, octobre, p. 204.

SPLÉNEC T O MIE.

Il est un fait clinique intéressant, signalé par Reinhardt(‘), après la splénectomie, c’est la difficulté qu’ont les plus petites plaies à se cicatriser dans les premières semaines qui suivent l’opération. Reinardt attribue ce fait à la suppression de la rate qui, suppléée insuffisamment encore par les ganglions et la moelle osseuse, rend la défense de l’organisme moins active.

Il est intéressant de faire remarquer que cette explication que donne Reinhardt du phénomène qu’il a observé est en opposition complète avec les conclusions expérimentales de Biaji que nous rapportons plus haut.

Nous rappellerons, en outre, que, d’après R. Stahelin, l’extirpation de la rate détermine une faiblesse générale de l’organisme et qu’elle provoque des douleurs dans les os longs, principalement dans ceux de la jambe.

Nous ne nous arrêterons pas sur les soins post-opératoires des splénectomisés. Il s’agit de malades qui ont le plus souvent perdu beaucoup de sang ; aussi faudra-t-il leur rendre, sous forme de sérum, une partie du sang perdu.

Il sera bon de leur conseiller des extraits opothérapiques pour suppléer, dans la mesure du possible, à la sécrétion interne présumée de la rate.

MORTALITÉ

C’est à Johnson (de Richmond)^) que nous devons le dernier travail d’ensemble sur la mort dans les splénectomies. Cet auteur a pu réunir 708 cas de splénectomies pour lesquels la mortalité est de 27,4 pour 100. Mais si on n’envisage que les opérés depuis 1900, elle tombe à 1 8,5 pour 100. Ce chiffre est encore trop fort, car si on retranche les cas ou la splénectomie a été faite à tort (étant contre-indiquée), la mortalité, d après Johnson, n est que de 1 1,5 pour 100. Voici du reste

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