A NÉ VRISMES A R TÉ RIE LS
douleurs et des raideurs (3 fois), des troubles trophiques (i fois), la persistance d’une tumeur gênante (2 fois), du sphacele des orteils (2 fois).
Les six insuccès sont dus à une insuffisance de la ligature (2 fois), à une gangrène de la jambe ayant nécessité l'amputation (3 fois).
La persistance d’une tumeur est due au défaut d affaissement de l’anévrisme ; elle se complique souvent d œdème du membre et d’accidents inflammatoires dans le sac.
Lorsque le sac se rétracte après la ligature, il peut exercei certaines tractions sur les nerfs voisins et provoquer 1 appaiition de douleurs.
La gangrène est l’accident le plus dangereux de la ligature. Dans les cas les plus graves, elle entraîne la mort. Dans les autres, elle se manifeste seulement par quelques plaques de sphacèle des orteils.
La t'écidive s’observe dans certains cas. Elle survient parfois très tardivement au bout de dix ans; elle se présente sous la forme d’un anévrisme secondaire au niveau de la ligature.
Extirpation (méthode de Purnam). — L’extirpation nécessite des précautions secondaires analogues.
Les résultats sont meilleurs que pour la ligature, d’après M. Pierre Delbet.
MM. Monod et Vanverts(') ont pu recueillir 90 cas d’extirpation d’anévrismes poplités avec: 92 pour 100 de guérisons et 5, 8 pour 100 de gangrènes; ils signalent en outre 1 cas de troubles trophiques et 1 cas de mort.
Méthode de Matas (suture endo-anévrismatique). — Cette méthode, très employée en Amérique pour la cure des anévrismes, a été appliquée surtout aux anévrismes poplités. Dans un travail de Matas(2) basé sur 34 cas, nous trouvons 19 cas traités par la suture endo-anévrismatique.
1. Monod et Vanverts. Rapport au Congres français de Chirurgie ,
2. Matas. Journal of the Amer. Med. Association, 29 septembre iqo6, p. 990.
Cette méthode donne d’assez bons résultats; on a signalé quelques phénomènes douloureux consécutifs ; en vérité ils sont rares.
La gangrène post-opératoire n’a pas encore été signalée.