RÉSECTION DES VARICES SUPERFICIELLES DES MEMBRES INFÉRIEURS
Sous l’influence des travaux de MM. Quénu, Schwartz, Terrier et Alglave, la résection des varices superficielles des membres inférieurs est devenue une opération simple, réglée, qui donne entière satisfaction aux malades et au chirurgien. Les suites en sont très simples et les résultats éloignés très satisfaisants. Les complications post-opératoires sont devenues, comme nous le verrons, tout à fait exceptionnelles.
SOINS CONSÉCUTIFS
Le membre entouré d’un pansement ouaté compressif sera immobilisé dans le lit. Ce pansement ne sera changé qu’au dixième jour pour l’ablation des fils, à moins, bien entendu, d’ascension thermique révélatrice d’une infection locale.
Ce n’est qu’au vingtième jour qu’on autorisera le malade à
se lever et à se servir de son membre. S’il existe un ulcère concomitant, on attendra, bien entendu, la guérison de ce dernier, avant de permettre au malade de se lever. Dès ce moment, le malade ressent les bienfaits de l’intervention; il n’éprouve plus aucune gêne fonctionnelle, ne souffre plus, ce qui prouve bien que les varices profondes ne sont pas aussi fréquentes qu’on l’a cru.
Dès que le malade commence à marcher, on lui conseillera de se soumettre tous les jours à une séance de massage qui donne d’excellents résultats.
A CCIDENTS POS T- OPÉRA TOIRES
Après l’intervention, la circulation de retour se fait dans d’excellentes conditions. Les dissections faites par MM. Terrier et Alglave leur ont montré qu’il se refait, après l’opération, des veines d’apparence absolument normale et qui font contraste avec les veines malades laissées au cours de l’opération.
Il n’y a donc plus de raison pour qu’on observe des troubles circulatoires (stase, œdèmes) comme on en a signalé après les résections partielles.
Les résections partielles sont, en effet, souvent suivies de récidives des varices et des troubles qu’elles déterminent.
Les résections totales, au contraire, guérissent radicalement le malade.
SUTURE DES NERFS
11 n’est pas dans notre plan d’étudier le mode de régénération des nerfs après la suture, mais d’en envisager seulement les résultats cliniques et les moyens propres à activer la restauration de la fonction suspendue.
SUTURE DES NERFS
SOINS CONSÉCUTIFS
La plaie opératoire ne présente aucun caractère particulier et point n’est besoin de s’en occuper avant l’heure de l’ablation des fils.
Le membre doit être laissé au repos absolu pendant deux a trois semaines dans l’attitude qui relâche le mieux le nerf suturé et sans qu’il soit fait aucune tentative de mobilité, ni aucune recherche électrique. Nous savons que six mois sont nécessaires en moyenne pour qu’un nerf soit anatomiquement régénéré. On ne peut donc guère espérer avant cette époque un retour de la fonction.
Il ne faut cependant pas abandonner ces malades pendant une aussi longue période. Bien au contraire, dès la troisième semaine, on commencera des séances de massage répétées. On massera d’abord les doigts s’il s’agit d’un nerf périphérique; on leur imprimera de légers mouvements. On s’occupera ensuite de la région blessée; la zone cicatrisée sera massée avec soin, ainsi que les muscles paralysés; on ne négligera pas non plus les jointures voisines qui seront soumises à des mouvements méthodiques et réglés.
L’atrophie musculaire sera combattue par des courants continus de faible intensité (6 à 8 milliampères). On fera des séances d’électricité tous les jours, sans se lasser, car parfois le retour de la fonction se fera attendre plusieurs mois.