A) COCAÏNE
C’est M. Tuffier qui, le premier, à Paris en 1899, obtint une anesthésie étendue par des injections de cocaïne dans le sac médullaire. Son procédé fut suivi par quelques-uns
1. H. Klose et H. Vogt. Mitteilungen aus den Médian und Chir ., tqoç), t. XIX, fasc. 5, p. 737.
Gren^gebieten der
de ses élèves. Cadol(l), Kendirdjy(s) en firent le sujet de leur thèse. Sans chercher à faire ici le procès de la méthode, nous voulons nous borner suivant notre programme à rapporter les faits consécutifs à ces injections.
Il faut bien ajouter, dès le début, que ces effets (affaiblissement, céphalalgie, vomissements, etc.) ne s’observent pas chez tous les malades, surtout si on a soin de les tenir au lit comme après toute anesthésie. M. Severeanu (*) leur oppose la caféine et même les injections de sérum artificiel. Pitesci(‘) conseille aussi de recourir à la caféine et à l’éther.
De nos jours la rachi-cocaïnisation semble de plus en plus abandonnée. M. Tuffier lui-même lui préfère la stovaïne. Aussi ne ferons-nous que signaler rapidement les accidents consécutifs notés par les auteurs.
i° Vomissements. — Les vomissements sont plus rares que dans l’anesthésie générale; cependant ils ne font pas complètement défaut; ils durent peu. D’après MM. Legueu et Kendirdjy (s), ils s’observent surtout chez les sujets opérés à jeun; ils ne sont nullement en rapport avec la quantité de cocaïne injectée.
2° Céphalalgie. — Se manifestant dans la moitié des cas dès la fin de l’anesthésie, elle est en général peu intense et disparaît dès le lendemain. Elle est parfois assez violente pour empêcher le sommeil pendant la première nuit.
M. Tuffier (•) la signale dans q5 pour ioo des cas.
3° La raideur de la nuque, le ralentissement du pouls sont signalés par quelques auteurs (Severeanu, Pitesci). Mais ces
x. A. Cadoi.. L'anestliêsie par les injections de cocaïne sous l arachnoïde lombaire. Th. de Pans, 1900.
2. L. Kendirdjy. L'anesthésie chirurgicale par la cocaïne. Th. de
Paris, 1902.