‹ La période post-opératoire, soins, suites et accidentsChapitre 43 sur 299 · I. M. Reclus. Bull, de la Soc. de Chir., 8 avril iqo · texte numérisé non relu

I. M. Reclus. Bull, de la Soc. de Chir., 8 avril iqo

ANESTHÉSIE GÉNÉRALISÉE

revue. Laissant de côté les accidents immédiats pendant l’anesthésie, nous n’étudierons que les séquelles de celle-ci.

Les effets anesthésiques sont-ils dans cette méthode le résultat du passage de l’anesthésique dans la circulation sanguine ou de son contact direct avec les centres nerveux?

Les anesthésiques produisent-ils des altérations définitives du système nerveux? Ce sont là deux questions qui ont fait l’objet d’une étude récente de MM. H. Klose et H. Vogt('). Par des recherches expérimentales sur des animaux, ces auteurs ont constaté que les substances anesthésiques injectées ne commencent à être résorbées qu’au bout de 6 heures pour la novocaïne, 12 heures pour la tropacocaïne, 3o heures pour la stovaïne et que leur élimination complète par l’urine est tardive, entre 20 et 48 heures. Ils en concluent que ces anesthésiques agissent par contact direct avec les centres nerveux.

A la seconde question, Klose et Vogt répondent d’une manière moins affirmative. Les lésions qu’ils ont observées sont variables suivant le moment où on examine la moelle (simples altérations cellulaires, dégénérescence des fibres médullaires). Ce sont des lésions toxiques et non mécaniques. Chez l’homme on observe des altérations cellulaires qui régressent assez facilement. Quant aux lésions de dégénérescence des fibres elles n’ont pas encore été signalées.

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