‹ La période post-opératoire, soins, suites et accidentsChapitre 46 sur 299 · B) S T O VAINE · texte numérisé non relu

B) S T O VAINE

C’est à notre maître, M. Chaput, que revient le mérite d avoir le premier fait des injections arachnoïdiennes de stovaïne et d’avoir porté la méthode à un tel degré de perfectionnement que nous ne craignons pas d’affirmer qu’à l’heure actuelle la rachi-stovaïnisation peut rivaliser avec le chloroforme ou l’éther.

Les suites immédiates sont très simples; les malades sont reportés dans leur lit sans manifester aucune fatigue. Leur visage est coloré; ils ne vomissent pas et peuvent, sauf les laparotomisés, boire et s’alimenter aussitôt. Dès le lendemain les malades vont spontanément à la selle.

Krônig les laisse se lever le sixième jour. M. Chaput est plus sévère et ne les y autorise que le dixième jour.

Dans sa statistique de 1905 (l) portant sur 309 cas, M. Chaput ne signalait comme accidents consécutifs que les vomissements et la céphalée.

Aujourd’hui, avec le perfectionnement de la technique et l’emploi de la stova-cocaïne précédée d’une injection d’un quart de milligramme de scopolamine une heure avant l’opération, la céphalée est très rare. Si elle se manifeste c’est que l’on n’a pas évacué assez de liquide céphalo-rachidien avant l’injection et on pourra en extraire 10 centimètres cubes.

Dans cette même statistique, M. Chaput signalait deux cas de paralysie intestinale et vésicale ayant persisté trois à quatre jours.

Dans sa statistique de 1906, basée sur 859 anesthésies, M. Chaput (2) note la disparition complète de la céphalée, depuis qu’il fait une évacuation systématique de liquide céphalo-rachidien avant l’injection.

Il signale un cas d’anesthésie consécutive du fémoro-cutané après une opération d’appendicite. Les vomissements sont devenus très rares. Il constate l’intégrité du foie et des reins et n’observe pas d’albuminurie post-opératoire.

Cependant Schwarz (3), dans quelques cas, a signalé, après une injection de o gr. 04 de stovaïne, la présence d’albumine dans les urines. Elle apparut de quatre à cinq heures après l’opération, quelquefois le lendemain ou le surlen-

1. Chaput. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 3i janvier 1906.

■i. Chaput. Presse Médicale , 23 février 1907, p. 121.

Page 1