Schwarz. Centralbl. f. Chir., 1007, n° i
ANESTHÉSIE GÉNÉRALISÉE
demain. En général la néphrite ne dura que deux à huit jours et disparut sans laisser de traces.
Krônig(‘) n’a observé que 6 fois sur 160 cas des vomissements post-opératoires. II signale 12 cas de céphalalgie, 4 d’entre eux, survenus six jours après l’opération et ayant duré deux à trois jours. Enfin il rapporte un cas de mort chez une femme de soixante-cinq ans, opérée pour un cancer de l’utérus. L’autopsie fit reconnaître une myocardite grave.
Dans les derniers articles de M. Chaput(2) nous trouvons encore quelques cas de céphalée, mais calmée par une ponction lombaire évacuatrice.
En ajoutant aux accidents signalés antérieurement les cas rapportés à la Société de chirurgie le 4 mars 1908, nous pouvons résumer les méfaits consécutifs à la rachi-stovaïnisation en :
i° Céphalées. — Se manifestent quand le malade se lève trop tôt. Tel l’exemple de cet interne des hôpitaux, dont M. Chaput rapporte l’histoire, et qui, s’étant levé trente-six heures après l’opération pour reprendre son service, fut pris immédiatement d’une violente céphalée occipitale.
Contre ces céphalées, M. Chaput conseille le repos au lit et l’évacuation par la ponction de 20 à 3o centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien.
Ce traitement est toujours efficace quand la céphalée est consécutive à un excès de pression du liquide céphalo-rachidien, ce qui est généralement le cas. Mais très souvent, d’après Hosemann(3), la céphalée est due au contraire à une diminution de la pression; l’évacuation du liquide ne fait alors qu’augmenter la céphalée. Il faut dans ces cas faire une injection hypodermique de sérum artificiel qui fait cesser la céphalalgie en moins d’une heure.
20 Vomissements. — Signalés encore par quelques auteurs
1. Kronig. Congrès allemand de Chirurgie. Berlin, avril 1906.
2. Chaput. Presse Médicale , 20 novembre 1907, p. 753 et 1" février i9°8, p- 73.
3. Hosemann. XXXVIII,> Congrès de la Soc. allem. de Chir. Berlin 14-17 avril 1909.
après l’injection de stovaïne, les vomissements ont complètement disparu depuis que l’on fait précéder la stovaïne lombaire d’une injection de scopolamine-morphine.
Kronig (de Fribourg) insistait encore sur ce point au XXXVe Congrès allemand de chirurgie, tenu à Berlin en 1906. Dans une statistique portant sur 1G0 malades, il n’a observé ni nausées ni vomissements chez 1 5q d’entre eux.
M. Chaput a noté encore des vomissements, mais seulement après des laparotomies; du reste, si on a soin de priver les malades de boissons pendant les sept à huit heures qui suivent l’opération, ils font complètement défaut.
3° Hyperthermie. — Dans trois cas de la dernière statistique de M. Chaput, observés par M. Chochon-Latouche, il se manifesta une élévation de température appréciable pendant trois à quatre jours.
40 Troubles urinaires. — L’albuminurie, nous l’avons dit, a été signalée par Schwarz. En revanche, M. Chaput ne l’a jamais observée.
La rétention d’urine observée par quelques auteurs, avec l’emploi de la stovaïne pure [SabadiniQ : 44 fois sur 146 cas], n’a plus été rencontrée par M. Chaput avec la stova-cocaïne. Cependant MM. Schwarz, Le Dentu l’ont de nouveau signalée.
L’incontinence passagère est constatée par M. Rochard, par M. Auvray. Les lavements électriques sont tout indiqués dans ce cas.
5° Troubles cutanés. — Pautrier et Simon (*) ont observé un cas de zona après une injection de stovaïne. A. Mayer (•’) a vu se développer, sur la paroi abdominale d’une femme qu’il avait opérée 3 jours auparavant sous anesthésie rachidienne (ogr. 08 de stovaïne et o gr. ooo3 d’adrénaline), des taches à
1. Sabadini. Congres franç. de Cliir. Paris, 7-12 octobre 1907.