CHAPITRE III
A mesure que l’ère aseptique fait des progrès, les accidents dus aux antiseptiques s’observent plus rarement. Tant à cause de l’emploi plus restreint de ces agents chimiques que du titre plus approprié des solutions employées, les accidents notés jadis ne sont plus signalés qu’à titre d’exceptions.
Brun dans sa thèse de 1886 étudie les accidents imputables à l’emploi chirurgical des antiseptiques et passe successivement en revue l’acide phénique, l’iodoforme, le sublimé, le bi-iodure de mercure, le sous-nitrate de bismuth, l’acide borique, l’acide salicylique, le chloral, l’alcool, l’iode, le chlorure de zinc.
Notre but n’est pas de faire ici le procès de l’antisepsie (elle a eu ailleurs ses illustres défenseurs), mais de rappeler les accidents auxquels expose l’emploi immodéré ou intempestif des principaux agents antiseptiques encore en usage courant.