Kirmisson. Bull. Soc. Chir., 18 mai
ACCIDENTS DUS AUX ANTISEPTIQUES. 5g
d’une plaie pour produire l’intoxication. Brun cependant raconte l’histoire d’une malade « qui opérée par Bakelman d’un prolapsus du rectum et du vagin, et traitée par des lavages et des injections au sublimé à i pour 1000, ressentit au sixième jour un sentiment de brûlure dans la bouche et présenta de la salivation avec gingivite, symptômes toxiques qui disparurent au bout de trois jours ».
Longuet, cité par Zimmer ('), constate un goût métallique, du ptyalisme, de l’hydrargyrisme, après immersion des mains pendant cinq minutes dans une solution mercurique. Dans des cas plus graves tout le tube digestif réagit : salivation, liseré gingival, ulcérations, plaques gangréneuses, vomissements, coliques, diarrhée. Les phénomènes généraux sont très graves. Le pouls est petit. On trouve de l’albumine dans les urines. Souvent des éruptions étendues accompagnent ces symptômes. Maurer (a) en signale trois exemples à la suite d’une résection de la hanche, d’une ostéotomie du tibia et d’une résection de métacarpien. Reichel (1 2 3 4) les voit survenir après une ostéotomie pour genu valgum, le pansement ayant été fait avec de la gaze au sublimé.
M. Ruggi (de Bologne) (*) voit une malade, opérée de fibrome, mourir de collapsus rapide; les compresses avaient été par mégarde trempées dans le sublimé.
Ces cas sont rares. En général, les accidents ne se produisent que lorsqu on lave au sublimé des cavités naturelles ou des plaies anfractueuses; il y a alors rétention de liquide et les accidents se déclarent consécutivement. Aussi a-t-on abandonné aujourd hui le sublimé pour le lavage de ces plaies.
Dans tous les cas il faudra éliminer le poison au plus vite pai les diurétiques, combattre la stomatite par le chlorate de