Coudrain. Th. de Paris
désorganisatrice sur le catgut et de faciliter les hémoriagies secondaires.
C. Moreau (') ayant observé une hémorragie secondaire foudroyante à la suite d’une amputation de cuisse, huit jours après l’opération, avait accusé l’eau oxygénée avec laquelle on avait lavé la plaie. Mais Thiriarf) et Moreau lui-même f), ont reconnu que l’eau oxygénée qui ne renferme pas trop d’HCI n’a aucune action sur le catgut.
En injections enfin, l’eau oxygénée pourrait produire des
accidents emboliques.
Paul Bert pensait qu’au contact du sang l’eau oxygénée se détruisait immédiatement et que l’oxygène mis en liberté pouvait dès lors produire des embolies mortelles.
Pour Laborde et Quinquaud(1 2 3 4 5) les embolies ainsi observées étaient dues à la rapidité de l’injection dans la veine; quand on a soin d’injecter lentement l’eau oxygénée, on trouve bien des bulles d’oxygène dans les vaisseaux, mais elles sont rapidement résorbées.