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ABLATION DES VÉGÉTATIONS ADÉNOÏDES

fer, etc. La première semaine on s’abstiendra de tout aliment solide, et chaque repas sera suivi d’un lavage de la gorge.

On s’occupera en second lieu de son mode respiratoire. I! arrive souvent qu’après l’opération comme avant l’enfant ne puisse pas respirer par le nez; l’entourage ne peut aussitôt s’empêcher d’émettre un doute sur l’efficacité de l’intervention; aussi devra-t-il être prévenu; dans d’autres cas, on croit que les végétations ont repoussé. Il est certain que le bénéfice retiré de l’opération semble nul si on s’en tient à l’acte opératoire. L’opération enlève l’obstruction, permet la respiration nasale, mais ne la garantit pas. Aussi faut-il une grande patience pour lutter contre une habitude invétérée de respiration buccale. C’est une éducation tout entière à refaire. Il faudra apprendre à l’enfant à faire de profondes et régulières inspirations par le nez et on peut avec une attention qui ne se dément pas arriver à obtenir, tout au moins dans la journée, une respiration nasale.

Pour la nuit on a conseillé de nombreux bandages. Il suffira souvent de clore les deux lèvres à l’aide d’une bande d’emplâtre adhésif.

L’éducation phonatrice devra être complètement refaite i pour certains mots; il ne faudra pas se lasser de faire répéter i les mots défectueux autant de fois qu’il le faudra pour obtenir une prononciation convenable.

' On luttera contre les déformations du thorax par une gymnastique respiratoire bien dirigée.

Au bout de quelques semaines, le petit malade commence à recueillir le bénéfice de l’opération. L’ouïe est améliorée; il 'jrcspuc mieux, il ne ronfle plus et son état général reprend

S°n th°raX’ ses membres qui semblaient I dans leur ^oissance, se développent d’une façon no-

^ réveiller S°n mtelllgenCe même un Peu endormie semble se

Dune enquete faite très consciencieusement par M. Cas-

t 2 6 CHIRURGIE DE LA BOUCHE ET DU PHARYNX.

tex(‘) il résulte « qu’en moyenne un enfant opéré de tumeurs, adénoïdes présente un mouvement de croissance plus que doublé et presque triplé ». Le mouvement de croissance, d’après cet auteur s’accuse, surtout dans les semaines qui suivent l’opération pour se ralentir après.

COM PL ICA LIONS POS T- OPÉRA TOI RE S

Les complications qui peuvent survenir à la suite de l’intervention sont toujours très graves; aussi malgré la bénignité de l’opération est-il prudent de faire toujours un pronostic réservé.

Les accidents signalés relèvent tous de l’infection; il existe, après l’ablation des végétations, une telle plaie ouverte dans le naso-pharynx, qu’il est facile de comprendre que parfois, malgré les irrigations répétées et les inhalations antiseptiques, une infection y puisse germer et déterminer des accidents sérieux.

Les principaux sont : l’angine simple, diphtérique ou scarlatineuse, l’abcès rétro-pharyngien, l’otite moyenne, la pneumonie.

On a également signalé quelques adéno-phlegmons cervicaux.

i° Angines. — L’angine simple est en général bénigne et ce n’est point ici le lieu de la décrire et de la traiter.

L’angine diphtérique et l’angine scarlatineuse sont au contraire d’une gravité exceptionnelle. Il faudra les craindre au dus haut point et ne permettre les premiers jours aucun contact de l’opéré avec d’autres enfants ou des personnes suspectes.

La diphtérie" et la scarlatine une fois déclarées évoluent avec leur cortège habituel de symptômes et le traitement [u’on doit leur opposer ne trouve dans l’état du malade aucune contre-indication.

i. Castex. In Traité de Chir. clinique et opérât, de MM. Le Dentu et Delbet, t. V, p. Ca6.

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