CHAPITRE IT
Les accidents généraux
Longtemps on a cru que les accidents généraux de la syphilis n'éclataient qu'à la période secondaire, vers la 8° semaine, la roséole en étant la première manifestation. Fournier, grâce à un nombre considérable d'observations, put affirmer : « L'entrée en scène des accidents généraux se fait, pour l'immense majorité des cas, au cours de la septième semaine qui suit le début du chancre. En moyenne, les accidents généraux paraissent E. 45 jours environ après l'éclosion du chancre et 70 jours $ après la contamination. Cela dans l’évolution spontanée de la maladie et indépendamment des perturbations qu'y 4 peut apporter l'intervention thérapeutique ».
« Ge laps de temps intercalaire est sujet à variétés dans une certaine mesure. Rarement il devient plus court que le terme précité et ne le devient jamais en tous cas Ne que dans une faible proportion. Ainsi il peut s’abaisser à /o, 38, voire exceptionnellement à 35 jours. Beaucoup
plus souvent, il dépasse sa moyenne habituelle pour s'élever à 50, 55 jours, mème deux mois. Enfin, par exception, l'explosion secondaire se fait attendre jusqu'au troisième ou au quatrième mois ».
Dans les cas de chancre de la muqueuse buccale, la période primaire est écourtée, la roséole se produit souvent 15 à 28 jours après l'apparition du chancre. (Gaucher et Milian). >
On sait aujourd'hui, contrairement à ce que l'on admettait jadis, que la période primaire de la syphilis n’est
- pas uniquement caractérisée par la présence du chancre.
Comme le dit avec raison Audry : « Qui voit son chancre a sa vérole ». |
* Les recherches sérologiques ont distingué deux périodes primaires : la première préhumorale à sérologie négative ; la deuxième post humorale à sérologie positive avant toute éruption roséolique ; celle-ci peut se manifester par des érythèmes, de l’ictère, des syndromes méningitiques, etc. Gette constalation n’est pas une simple
curiosité clinique ; elle a une importance thérapeutique.
En effet, en suivant le principe d’'Ehrlich de chercher à obtenir la stérilisation magna, un grand nombre de syphiligraphes, parmi lesquels nous citerons Lacassagne et Michel, préconisent des doses immédiatement élevées de novarsénobenzol : 0.45 ou o.€o cgr. d'emblée suivies d'une nouvelle injection de 0.60 ou 0.75 cgr. trois à
Cinq jours après. Ils ne redoutent pas la réaction conges-
tive d’'Herxheimer qui, à ce stade, est locale. (CGadéac,
Thèse Lyon 1922). Mais ils recommandent la prudence se . [2 . LA . k s'il existe des lésions hépatiques, de l’albuminurie ou