ERREUR
même une tare quelconque. Il y a donc grand intérêt à dépister ces lésions.
Comment le tréponème se généralise-t-il dans l’orga-
nisme ? j | ; Il trouve deux voies : la voie lymphatique et la voie
circulatoire. |
Une partie des tréponèmes situés au niveau du chancre emprunte la voie lymphatique qui est la plus connue. Sans doute, elle charrie de bonne heure le tréponème. Ïl en résulte, après le chancre, une lymphite, marquée parfois par une induration des vaisseaux [ymphatiques qui en partent et toujours par une adénite des ganglions où ils aboutissent. Cette dernière apparaît fatalement. Il n'y a pas de chancre syphilitique sans adénopathie (pléiade ganglionnaire). Les ganglions sont durs, bien délimités, mobiles, indolores, non enflammés. Leur évolution est longue, leur résolution spontanée. |
En ces dernières années, Neisser, Levaditi, Lévy, Bing et Gerbay (Thèse doct. Paris) ont montré que rien dans la clinique ou dans l’expérimentation ne permettait d'attribuer à cette voie de généralisation un rôle prépondérant, encore moins exclusif.
La généralisation par la voie sanguine, qui est silencieuse, qui ne se traduit pas par une réaction comparable à l’adénopathie, commence bien avant l’éclosion du chancre, de suite après l’inoculation, et se poursuit lorsque le chancre est constitué. Ce que nous savons, et de l'anatomie pathologique du chancre et des conditions de
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la circulation dans les vaisseaux sanguins et Iÿmphatiques, et des résultats de l’expérimentation, démontre que la généralisation par voie sanguine est non seulement plus précoce, mais plus importante que la généralisation par voie lymphatique. La rate contient du tré-
ponème 14 jours après l’inoculation (Neiïsser). Amelung :
et Sternberg, dont les recherches (Deutch. Arch. f. klin. Méd. CXLV, n° r) sont à l’appui de cette théorie, ont relevé des lésions du cœur et des vaisseaux dans la syphilis primaire. Pourtant la présence du tréponème est relativement rare dans le sang, encore n'y est-elle que passagèrement.
Burnet et Vincent (Compte Rendu Soc. Biol. 1905, p. 474), Levaditi et Manouelian (id., p. 527) ont découvert le tréponème dans les fentes lymphatiques qui traversent l’induration chancreuse, ainsi que dans la! paroi des vaisseaux sanguins intus et extra. Au contraire, les spirochètes sont rares dans l’exsudat qui recouvre l’ulcère ; ils y sont gènés dans leur multiplication par les microbes banaux et la réaction cellulaire qui en résulte.
Les tréponèmes sont en rapport intime avec les lésions péri-vasculaires, lésions qui doivent être considérées comme une conséquence directe de la pullulation des parasites autour des canalicules sanguins. (Levaditi).
La même année, Erich Hoffmann a montré par l’inoculation au singe que le tréponème est en circulation bien avant l’apparition des accidents roséoliques, quelquefois trois semaines avant leur éclosion.
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RÉACTION DE WASSERMANN
L'infection permet de déceler la réaction de Wassermann dans les humeurs de l'organisme, notamment dans le sang. | - Tous les syphiligraphes reconnaissent que la date d’apparition de la réaction de Wassermann positive, calculée en prenant éomme point de repère le début du chancre, est essentiellement variable. Elle peut se montrer dès le 7° ou le 8° jour, ou n’apparaître que le 30°, le 4o° jour, et même, par exception, plus tardivement.
Cette variabilité oblige, si les examens à J'ultra sont négatifs, à surveiller le malade par la recherche hebdomadaire de la réaction de Wassermann qu’on répète du 35° au 60° jour. (Jeanselme).
Accessoirement, on recherchera le tréponème dans les ganglions après la ponction, et on essaiera la réaction de Wassermann avec la sérosité prélevée au niveau du chancre : celle-ci serait positive quelques jours avant l'examen du sang. (Davidovitch, Thèse doct. 1925).
La réaction de Wassermann positive n'apparaît pas à une époque fixe, calculée en prenant la date du début du chancre comme point de repère. Mais la réaction apparaît à une époque à peu près fixe, si l'on prend la date de contamination comme point de repère, alors que l’intervalle contamination-chancre est extrêmement variable d’un malade à l'autre. l
Pour Lévy-Bing, Hang et Gerbay, la date de.la réac-
tion par rapport à celle de la contamination se produit entre le 37° et le 45° jour. TS TRE
L'apparition de la réaction de Wassermann stérilise l'inoculation du pus du chancre. On sait depuis long-
1 temps qu'il peut y avoir plusieurs chancres syphiliti-
(Ribollet). Ils se montrent simultanément ou successive- AE ment dans les premiers jours qui suivent la contaminate tion. On sait, depuis les recherches de Queyrat, que le
= chancre est inoculable avec succès chez le même indi- ELSR vidu, dans les huit ou dix jours de son évolution.
1 Tant que la réaction est négative, les réinoculations du
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