‹ La Période Primaire De La SyphilisChapitre 14 sur 23 · EI TE · texte numérisé non relu

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fus, mais particulièrement confluents sur le tronc. Il n'y a pas de nouveaux éléments muqueux. Les accidents

primaires déjà observés présentent toujours les mêmes caractères. 4 Le foie paraît très légèrement augmenté de volume. La rate est normale.

La température est à 38°4. Il n'y a pas d'albuminurie, La réaction de Gmelin a été positive dès le 6 août. La réaction de Hay a d’abord été négative, puis positive les jours suivants et la rétention associée des pigments et des sels biliaires à persisté ensuite jusqu’à la fin de l’évolution. | Ù Cet ictère n’a pas été accompagné de troubles gastrointestinaux.

Dès l’entrée de la malade à l'hôpital un traitement an-

tisyphilitique intensif est commencé en injections intra-

veineuses de novarsénobenzol et de cyanure de mercure. Une injection de novarsénobenzol est faite tous les six Jours et, une injection de cyanure quotidienne tous les jours intercalaires. IT n’y à pas eu de réaction d'Herxheimer perceptible. |

Dès les premières injections la température redevient

normale et dès le 13 août l'ictère s’atténue, les urines sont

plus claires, les selles restent encore décolorées. L’érupion maculo-papuleuse pâlit, les éléments diminuent détendue et les chancres anaux sont également très favorablement modifiés. Le 16 août, F'ictère a presque complètement disparu, les urines sont claires et les selles normales. Une réaction de Wassermann faite le 16 août s’est montrée très positive. AE

Le 25 août, les conjonctives seules restent légèrement subictériques. Les syphilides très atténuées ne sont que très peu perceptibles encore sur l'abdomen et les chancres anaux sont en voie de cicatrication complète.

r Le traitement arsenical et merCuriel très bien toléré 2 est continué régulièrement jusqu’à la fin du mois de | septembre et, après une période de repos, le traitement | a été repris depuis ». ré

: La date du début de l’ictère est donc assez variable. Le plus souvent, il se montre contemporain du chancre (deux observations de M. Milian, observation de MM.s Gastou et Tissot) ou le suit de quelques jours (observation de M. Nicaud). : ù LE Il semblerait débuter plus rarement deux ou trois jours avant le chancre comme dans l’observation n° 2 de M. Milian.

Dans tous les cas le foie a été atteint bien avant l'ap-

parition des accidents secondaires.

Cet ictère revêt les signes d’un ictère catarrhal simple : cholurie, décoloration des matières, augmentation

| légère et inconstante du volume du foie.

A ces symptômes s'ajoutent toutefois quelques signes 4 négatifs. Parmi toutes les observations publiées, nous ne * relevons ni prurit, ni bradycardie, ni troubles gastrointestinaux. La langue est quelquefois un peu saburrale, il n’y a ni diarrhée, ni constipation, ni nausées, ni vo-

7 missements.

La température est souvent nulle ou ne dépasse pas

Law

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38°, 38°4 et est très passagère (Nicaud, Presse Médicale,

93 février 1927). al

La durée de cet ictère a été de 12, 22 et 27 jours dans

les observations de M. Milian ; 14 jours dans celles de

MM. Gastou et Tissot 20 jours dans le cas de M. P. Ni-

caud.

Pour M. Milian, l’ictère pourrait guérir spontanément, sa résolution se faisant peu à peu parallèlement à la cicatrisation du chancre.

Le traitement antisyphilitique qui doit toujours être précocement institué, semble amener une rétrocession

apide des accidents hépatiques, ce qui marque bien la nature spécifique de cet ictère.

On éliminera l'ictère émotif qui pourrait survenir,

après la consultation, chez un malade ignorant jus- qu'alors son chancre qu'il prenait pour une simple éro-

sion. Et, dailleurs, le plus souvent l’ictère apparaît en même temps que le chancre.

Il n'y a pas lieu de penser à un ictère lithiasique, dans les observations que nous avons relevées, mais il est certain que ce diagnostic serait à discuter si le malade rapportait des accidents de colique hépatique dans ses antécédents.

L'hypothèse d’un ictère hémolytique doit également

être écartée. On devrail constater dans ce cas une diminu-

tion de la résistance. globulaire. MM. Gastou et Tissot

Ont au contraire noté dans leur observation une augmen-

tation de Ja résistance globulaire et M. Nicaud dans les

Cas qu’il a observés n’a trouvé aucune modification de

| OT ve

la résistance globulaire, aucun signe d'anémie sanguine. et pas de splénomégalie (loc. cit). | 5 mn

L'ictère syphilitique primaire se rapprocherait plutôt par certains symptômes, de l'ictère catarrhal simple, mais l'absence de troubles gastro-intestinaux, de prurit, de bradycardie et l'amélioration apportée par le traitement précocement institué, permettent d'éliminer ce dernier.

Le traitement spécifique par les arsénobenzols ou par

le bismuth peut provoquer une insuffisance hépatique. et un ictère ; on a cité des exemples de cet ictère dit toxique.

L'ictère syphilitique primaire apparaît avant tout traitement. Il se produit de préférence chez les sujets à insuffisance hépatique, surtout chez les alcooliques (Milian) et loin d'être aggravé, il est amélioré et s’amende. rapidement sous l’influence du traitement.

Ces caractères particuliers prouvent qu'il s’agit bien

d’un ictère spécifique de nature infectieuse causée par le tréponème.

. La réaction de Wassermann, pratiquée au cours de l'ictère est souvent négative (observations de Milian et de Gastou) et elle ne devient positive que plus tard après les délais ordinaires suivant l'apparition du chancre.

Certains auteurs avaient pensé que le passage d'éléments biliaires dans le sang chez les ictériques pourraient troubler la recherche du Wassermann et apporter des résultats erronés : l’ictère suffirait, en dehors de toute syphilis, à rendre le Wassermann positif. Castaigne, parie recherches effectuées au cours des ictères

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chroniques, a établi que, lorsqu'un ictérique présentait

un Wassermann positif, c’est qu'il était syphilitique. L'ictère syphilitique primaire est donc un accident préhumoral. On peut le rapprocher de l'ictère préroséo-

lique décrit autrefois par Castaigne (Nicaud).

Nous conclurons avec M. P. Nicaud (Presse Médicale, 23 février 1927). :')

« RICHES syphilitique primaire n ‘est que la manifes. tation précoce de l'atteinte du parenchyme hépatique souvent bénigne, d'autres fois plus sévère et toujours d’une grande sensibilité au traitement antisyphilitique.

Les localisations prédominantes de la période d'inva-"

sion de la syphilis semblent orienter les localisations

plus tardives de la période tertiaire et c’est là une raison nouvelle, par un traitement précoce et intensif, de tenter de prévenir les hépatites tardives beaucoup plus difficilement curables dont l’ictère syphilitique primaire

‘pourrait être le prélude ».

SPLÉNOMEGALIE

- ÿ 3 7 La splénomégalie avait été reconnue, par Fournier, 4 > comme le plus précoce des accidents secondaires. On |

sait aujourd'hui qu'elle est déjà un symptôme latent,

mais constant, au cours de la période primaire de la sy- FR .

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