ALBUMINURIE M
2 *« av Ë #4) 7 On a longtemps mis la néphrite et l’albuminurie de la “a A période secondaire sur le compte du traitement mercu- 2 ; : riel, puis on a reconnu qu'elles dépendaient souvent de $ mL. L la syphilis elle-même. Et on a décrit une albuminurie a. j F- simple et bénigne, une néphrite aiguë grave, une albu- ÿ ï 4 minurie prolongée mais curable. i | pi
Mais l’albuminurie peut être précoce, survenir avec le chancre (Audry). \79 73e « Le virus syphilitique pénètre, dès l’inoculation, dans A ” le courant sanguin, puisqu'on a pu trouver, à cette période, des spirochètes dans les parois des veines (Bab) ». Les observations d’albuminurie précoce se sont mul- +50 À tipliées. | * A Dreyer, (Deut. med. Wochenschr., 1923 p. b5o) en rap- 2 porte trois observations typiques. 00
Obs. 1. — St.., 25 ans, accident primaire, il y à 10 jours. Spirochètes pâles + + +, W. +. Pas d'accidents Le secondaires de la peau et de la muqueuse. L'urine présente une forte opalescence. Pas de cylindre. L'albumine disparaît après 0,2 de salvarsan.
Rte, 7
Obs. II. — G..., 25 ans, chancre de 11 jours. Spiro- à: chètes päles + +. Rien à la peau ou à la muqueuse. Lé- ‘48 gère réaction opalescente de l'urine. L'albumine disparaît au bout de quelques jours, après 0,2 de salvarsan ae
et de mercure. tr
y + 1h 4! ‘ SET.
Le #, | — 28 —
x À Obs. III. — Femme avec chancre de 14 jours à la grande lèvre. Spirochètes pâles + + +. Rien à la peau. Gan-
glions dans l’aine. Opalescence de l'urine. Même trai-
‘3 » tement qui fait disparaître l'albumine en quelques jours. : » x . / - Di Ti à 5 Ces observations nous apprennent que dès le stade qi si __ primaire de la syphilis se produisent des altérations du % nue rein qui se mahifestent par d'élimination d'albumine. Il FE ; est probable que cette albuminurie de la syphilis primai- , re, dont nous avons pu suivre un cas dans le service de M. M. Milian (Obs. n° 5), est provoquée par l'action directe EE des spirochètes sur le rein. Il s’agit bien dans cette ob- : va = servation, non d’une albuminurie thérapeutique, mais 1 ‘it d'une albuminurie infectieuse, puisque le traitement spé- F fl 1%
cifique l’améliore et la guérit. | :
un ‘à * LÀ :
Ro | ASAGTÈRE, | ):12 TEE b spi be A è 3 \ + TR 4 Avant la publication de M. Milian qui, le premier, en ee à 4 1420, à insisté sur l'ictère syphilitique primaire, on ne 10 4 connaissait que l'ictère syphilitique secondaire pouvant. 208 4 revêtir une forme grave et une forme bénigne dont Four- L. nier avait tracé les caractères. demeurés classiques. j É . Le 17 août 1920 (Paris-Médical, t. 37, p. 143) M. Milian 30 % a rapporté trois observations d'ictère qui avait été con- NC 4 temporain du chancre et antérieur à la roséole. x 34 # 1 Nous résumons ces observations : Le ‘4 1°) Mlle M..., âgée de 21 ans, entre le 6 février à l'hô- ; pital St-Louis. Il existe une gale discrète et une phtiriase ÿ légère du cuir chevelu, Ictère marqué aux téguments et 2] à ; - aux muqueuses. Urines couleur acajou donnant les réac- Se tions de Gmelin et de Hay, pas de sucre ni d’albumine. De. Fèces décolorées, couleur mastic. Pas de circulation vei- # D ; neuse collatérale ni d’ascite. Foie légèrement augmenté s. # de volume mesurant dix centimètres de hauteur de mati- er. té sur la ligne mamelonnaire. Langue un peu blanche. 4 #. Vomissements bilieux la veille de l'hospitalisation. Pas Der. e. de diarrhée ni de constipation. Température 37°2.° ne: É Malade très nerveux, se plaint de céphalée et de ,dou- "1 L leurs vagues généralisées. 1 : 27 février : ictère complètement disparu. c 8 k .. 6 mars : roséole abondante. à d + ar:
À 2°) D.., 27 ans entre à l'Hôpital pour 2 chancres de la Re verge et adénopathie inguinale double. EE | a 4 , a 4: 4 , GR.
À [+ Dent |, Ta 30 se à
« Trois jours avant l'apparition du chancre, dit le ma-
1 Jade, il s’est déclaré une jaunisse soignée dans le service de M. Siredey ». Elle fut traitée comme un ictère ca- | : tarrhal. 4 Cet ictère qui avait presque disparu à sa sortie de l'hô- ;
pital a repris de façon intense :
Muqueuses colorées, urines couleur acajou, 2 litres par
5:70 __ jour, sans sucre ni albumine. Le foie déborde légère- ER ment les fausses côtes. Les autres organes sont nOTMaUx. br C'est de plus un grand alcoolique. “LR Lie É Le 3 février, début de roséole. ; "4 5 He À l’origine de l’ictère on ne trouve ni excès alimentaire, 0 ni intoxication.
“Le À la verge on découvre 5 érosions où on trouve le tré- 7. 1e ponème en abondance. Adénopathie inguinale double. LP | Le maïade ignorait l'existence de ces érosions. L'examen dénote quelques stigmates de syphilis héréditaire : 14 : FE Nez en selle, chevauchement des incisives médianes À : supérieures, lobules des oreilles soudés, cicatrices ra- Ù ‘5e diées caractéristiques sur les commissures labiales. k L 12 févr. : ictère stationnaire.
# Le 18 fév. : ictère presque disparu, matières recolorées.
‘#08 Fièvre 38°.
0 févr. : réaction de Wassermann jusque- Je douteuse (4 devient positive. +
; Le malade mis au régime lacté voit son ictère rétrocéder rapidement. |. 00
14 M..., âgé de 39 ans, sans antécédents hépatiques, 11 est porteur de 2 chancres syphilitiques avec roséole. Le FA
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PATUOT. CIRT LT : -
de celle du chancre syphilitique, car il est infecté de spi-
À subi 5 injections de stovarsol. Le à Le Wassermann fut toujours négatif malgré réactiva- | tion. | | On à institué un traitement de novarsénobenzol in-
-tra-veineux. ; Le 7 juin 1919, le malade a eu un chancre syphilitique. 12 jours après son apparition, sans troubles digestifs, se produit un ictère léger avec selles un peu décolorées.
Le 19 juin l’ictère devient intense. Les urines foncées
donnent la réaction de Gmelin sans albumine. { ) à Matières partiellement décolorées. ‘114 Traitement par injections d'huile grise. : : 1 7 juillet : la roséole apparaît. Le Wassermann de- We ‘à
vient +. | | - 0 ro juillet : la roséole pâlit. L'ictère s’efface. 6 19 juillet, le chancre est cicatrisé. | 1%
La roséole a disparu. :
Depuis, les observations d'ictère se sont multipliées.
En 1921, MM. Chatelier et Bonnetière (de Toulouse)
en ont signalé un cas dans les Annales de Dermatologie et de Syphiligraphie (4 avril 1921).
En janvier 1925, MM. Gastou et Tissot publiaient dans
la Revue Française de Dermatologie et Vénéréologie l'ob-
servation suivante :
Un homme de 45 ans, porteur d'une érosion du sillon balano-préputial datant de cinq jours environ, est atteint de subictère dont l'apparition aurait été contemporaine
rochètes.
So A. Les jours suivants un ictère franc s'établit avec tous ses caractères habituels. | .
de , On pratique des injections intra-veineuses quotidien- 6 nes de cyanure pour éviter l’action possible de l'arsenic
} Mn "vsur le foie.
Dès la 3° injection, on note une sensible amélioration,
, les signes de l’ictère s’atténuent, l'hypertrophie du foie qui était légère diminue, les selles se recolorent, les uri-
nes reprennent peu à peu leur teinte normale.
Dr Le malade est alors soumis aux injections intra-mus-
__ culaires fessières d’une ampoule de 3 cm$ de quinio-bis-
M: 'routh tous les 3 jours: | N
PS j ; x « . . pre \ .
5 Après une quinzaine de jours le chancre est guéri. | S «A Enfin, tout dernièrement M. Paul Nicaud en rappor-
qe tait un cas semblable à la Socité Médicale des Hôpitaux Re au cours de la séance tenue le 10 décembre 1926.
Nous en donnons intégralement l'observation
ER « Une malade de 32 ans vient consulter à Lariboisière, à le 6 août 1926, pour un ictère léger. Cet ictère à débuté PC il y a trois jours environ, s’est foncé asséz rapidement, 4 et en ces quelques jours un ictère modéré a été réalisé Qu avec pigmentation notable de la peau, des conjonctives . et des muqueuses, urines assez foncées ét décoloration % appréciable des matières. RS E L'examen complet des muqueu$es permet de recon- ‘4 | naître deux petites ulcérations siégeant sur la marge de sai : l'anus vers le raphé ano-vulvaire, dont le début appros L
2 ximatif paraît remonter au 25 ou 96 juillet précédent.
: Ces ulcérations sont peu étendues, de dimensions d’une petite pastille, presque côte à côte sur le bord an-.
térieur de l'anus et reposent sur une base indurée et
assez largement infiltrée aux bords surélevés, à fond rose
légèrement sanieux. La présence de ces ulcérations n'avait provoqué aucune réaction douloureuse. Un seul petit ganglion était perceptible dans le pli inguinal droit. |
Un frottis est fait aussitôt auprès l'examen de la malade avec l'exsudat obtenu après scarifications faites sur les bords d’un des éléments. On y découvre après coloration de Fontana-Tribondeau d’assez nombreux tréponèmes. Une prise de sang contemporaine de l'examen de l’exsudat montre une réaction de Wassermann et une réaction de Hecht négatives et il n'existait à cette époque en dehors des accidents primaires anaux décrits au-
cun autre accident cutané ou muqueux.
On propose immédiatement à la malade un traitement antisyphilitique rapide et intensif, et pour Ja surveiller plus étroitement on lui demande de rentrer à l'hôpital le jour même, mais elle ne revient que quatre jours après : le 10 août.
La situation à cette époque était tout à fait modifiée.
L'ictère s’est nettement accentué avec coloration beau-
coup plus marquée de la peau et des muqueuses, urines
begucoup plus foncées, décoloration très franche des
matières ; mais un fait nouveau à inquiété la malade et l'a ramenée dans le service : c'est une éruption de syphilides secondaires maculo-papuleuses, dont le début remonte à deux jours environ ; les éléments sont très dif-
3 Mer.
FRS Pr N