LL A
hôte, comme firent les disciples d'Emmats, de
s'arrêter ici; peut-être de le declarer mon fils
adoptif —Mes lèvres sont brûlantes! (Z{ élève la
Coupe une seconde fois, et la même voix se fuit
entendre.)
ALEx. Prenez garde, Euphémien !
Eurx. (Baisse la coupe.) Garde à quoi? Pas à cet inoffensif breuvage? Oh! non; je connais cette voix-là! C’est mon cher Alexis, qui, bien loin de corps—Ah! peut-être au ciel—me reproche ainsi l’infidèle pensée de mettre e pèlerin à sa piace.
(Avec émotion.) Il n’en sera rien, cher fils ! Mais oh ! pourquoi parler sans te laisser voir? Cependant, si tu peux entendre, mon enfant, cette coupe de grâce, je la bois à toi! (ZT tourne la coupe audessus de sa tête: au moment où il va la boire, Alexis se précipitant la lui fait tomber des mains.)
ALEx. Arrêtez! c’est un poison mortel.
Eupx. (Elevant la voix.) Ho! ici!
ÆEntrent Proourus et les esclaves. ALexts saisit le flacon des mains de BiBuLus, et le pose sur la table. ALExIS est au milieu, EUPHEMIEN @ sa droite, ProcuLus el BIBULUS à sa gauche ; les autres de chaque côté en avant.
Proc. Qu’y a-t-il? Qu'est-il arrivé, seigneur?
Eupx. Trahison et meurtre! Ma coupe a été empoisonnée.
46 LA PERLE CAOHÉE.
Proc. Qui vous a dit cela ?
ALEx. Moi.
Proc. Comment le sais-tu, toi ?
Dav. Tout est répandu, jusqu’à la dernière goutte.
PROC. Bibulus, c’est toi qui l'as préparée; parle, ou, fripon, ta vie va en répondre.
Br8. Seigneur, la coupe était pure comme la rosée du ciel, quand je l’ai laissée ici. Qu’a-t-il pu, en mon absence, arriver, je ne le sais pas. Ceux qui ont trempé là-dedans peuvent le dire mieux que tout autre. |
Proc. Qui veux-tu désigner ? Parle clairement, ù L individu, tout de suite,
Big. Celui qui l’a découvert—Comment a-t-il | pu le savoir ? Du poison, il y en a, mais sur la langue de celui qui a essayé d’envenimer votre esprit. Mettez-le en mesure de prouver.
Proc. Seigneur, Bibulus a raison une fois.
Euru. Il semble y avoir quelque défaut de preuve en eitet.
ALEx. Eh bien ! la voici, la preuve.
(IT présente un papier.)
Ce papier, je l'ai trouvé dans ma chambre—bien plus, je lai vu jeter hâtivement là, tandis que je teignais de dormir profondément, Le vonnaissezvous, Proculus ?
see
—.—. e - 2 nm TU TEE PEN AE
De Nb ES : : " arr Far Pit airs ” RE SE PSN AS eee En ENT CSN SEE ADP nd id DR: inf tant (s
lernière iparée ;
mme la t-il pu, Ceux mieux
ement,
t a-t-il sur la votre
, ut de
—bien que je aisseZ-
I à 4 at 2 té ao mi
Proc. Juste ciel ! C’est l’ordre que j'ai envoyé moi-même, il y a peut-être une heure, à Bibulus.
EuUsEBe. (jetant les yeux sur le papier.) C’est moi qui le lui remis.
Eurx. Que contient-il ?
Urs. C’est de la mort aux rats, je le vois.
B18. (A part.) Imbécile que j'ai été !
(Tout haut.) Assassins peuvent être voleurs,
ALEx. Alors venons-en à la preuve, Ce flacon, Bibulus, était en vos mains, quand vous entrâtes ici ; n’est-ce pas vrai ?
Tous. Nous avons vu cela.
ALEx. (Prend la coupe vide laissée par Proculus et la remplit.) Personne n’a trempé en ceci ; boisla donc sous ies yeux de ton maître, (Z{ la lui présente.)
Proc, Oui, bois-la,
Bis. Pour mourir à ses pieds ! Bon maître, éparguez-moi ! (se jetant à ses genoux.)
EuPpx. Oh! ciel ! merci d’une telle faveur,
Proc. Seigneur, il faut infliger à ce criminel le châtiment qu’il mérite, Faites-le saisir et garrotter : à mort !
Tous. Oui, oui, seigneur.
(Ils se précipitent sur lui.)
ÂLEX. (s’interposant.) Seigneur, en retour de votre vie sauvée, je vous en prie, donnez-le-moi