‹ La perle cachée [microforme]Chapitre 28 sur 29 · D TR RENE · texte numérisé non relu

D TR RENE

les soldats romains devant les rayons de Pâques.

Euru. O malheureux que je suis! J’espérais que ce jour apporterait joie, honneur, gloire à ma maison; et cependant il a produit plus de souffrances et d’angoisses pour nous, que tout autre anniversaire. Oh! honte, que d’avoir repoussé avec dédain linnocent; bien plus, de l'avoir presque maudit! de lavoir vu mourir sans émotion, d’avoir chargé son cadavre d’ignominie ! Oh! aveuglement, de n'avoir pas appris, après cinq années d'expérience, ce qu’un seul jour à révélé à cet eniunt, la profondeur de sa vertu ! Ma vie, en vérité, doit être désormais consacrée à pleurer sur un pareil crime! Muis, Proculus, vite, allez dire, du mieux que vous le pourrez, mon afliction à l’empereur; et suppliez-le de m'accorder son indulgence, en attendant un jour plus joyeux.

Proc. Attendez, car voici venir un chambellan royal.

(Entre LE CHAMBELLAN.)

LE CHAMBELLAN. Noble Euphémien, je viens de la part d'Honorius ; il sera ici dans un moment.

Eurx. Nous ne sommes pas prêts de si bonne heure; pourquoi tant se hâter ?

LE CHAMBELLAN. Ne savez-vous pas que, par.

toutes les églises de la cité, une voix a retenti avec

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éclat ; disant: Accourez au mont Aventin: un saint vient d'y mourir !” Des multitudes s’y portent en foule, par toutes les avenues, L'empereur et notre pontife Innocent m'ont envoyé en avant pour reconnaître l’endroit ; car personne ne sait où un saint peut avoir vécu et être mort.

Eur. Oh ! je suis plus misérable encore que je ne pensais ! Je croyais avoir mal jugé un homme vertueux, et cependant c’est un saint que jai gardé dans ma maison cinq ans sans le connaître ; et à sa mort, Je Pai outragé! Allez, suppliez mes bons seigneurs, l’empereur et le pape, de ne point approcher de la maison d’un homme aussi coupapable que je lai été, avant que mes pleurs aient lavé mon crime.

Car. Oh ! ne pleurez pas, mon père; la consolation viendra bientôt. L'empereur et le pape, vos excellents princes sont peut-être envoyés pour vous l’apporter. Il y avait un dessein dans ce grand secret, un mystère de vertu caché, impénétrable, enseveli dans les profondeurs de ce cœur.—( Wet ta main sur la poitrine d’Alexis.) Ah! est-ce là son épitaphe ? (1 retire un rouleau de papier de la main d' Alexis posée sur sa poitrine. Tous paraissent étonnés ) Qu’'y a-t-il ?

(ZT déroule le papier, y jette un coup d'œil, pousse un cri perçant en le laissant tomber ; il se jette trans

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