‹ La permission de dix heures, comédie-vaudeville en un acte. Par MM. Mélesville et Carmouche. Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le théatre du Palais-Royal, le 17 avril 1841Chapitre 26 sur 63 · M™ JOBIN, NICOLE · texte numérisé non relu

M™ JOBIN, NICOLE

NICOLE

Eh bien ! il s'en va sans répondre à votre invitation ! * Lantcrniçk , Njcple, Mme Jobin.

" Lantcrniçk , M""" Jobin, Nie I

Mme jobin, l'admirant.

Superbe cavalier !

NICOLE

Il aurait bien pu vous remercier, au moins !

Hmc JOBIN.

C'est qu'il est timide... tu le gênais!... Ce pauvre garçon!... je suis sûre qu'il se mourait d'envie de me dire les plus jolies choses!...

Il ne parle pas beaucoup pourtant?

Mnlu JOBIN.

Il ne parle pas du tout même... mais il ne dit point d'inconvenances ! Et puis , ces hommes qui parlent... qui parlent... mon Dieu! j'en fais bien peu de cas!... Mais quel sourire spirituel!... quelle tournure martiale!...quel courage bouillant !...

NICOLE

Hé ! ma tante... est-ce que par hasard. ..votre cœur?...

Mme JOBIN.

Je ne m'en cache pas, mon enfant!... j'étais déjà prévenue en sa faveur!... et cet acte de dévoûnient chevaleresque... Je voudrais trouver quelque moyen... Hé! mais, j'y pense... cette permission dont il a besoin pour venir souper avec nous !... si je la demandais au colonel?...

nicole , à pari.

El ce pauvre Larose qui n'en a pas de permission el qui peut risquer...

Mme jobin, à elle-même.

Le colonel n'a rien à refuser à une jolie femme !...

NICOLE

Oh ! non, ma tante... (./ part.) Ah ! Dieu ! si j'osais !...

Mme jocin , s' admirant.

Surtout dans cette toilettc.ee petit tablierdesoie...

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