AVANT-PROPOS IX
# le d’ane ravie importance (1), à la fois pârce qu’elle a aidé
à la fusion des peuples (2) et pürce qu’elle à inséré quelque
chose de précieux, Sur quoi nous üllons insisier, dans le développement logique de l'humanité.
os Æn ce qui concerne la civilisation malér'elle, les arts
* plasiiques, la Perse est surtoul iributaire de la Mésopotam:e;
elle a subi, alors qu’elle en dependaït, l'influence ae l’Assyrie & — elle-même, nous le savons, profondémet influencé: par la + Chaldée : Babylone a créé l’art ortental. Mas la Perse a emprunté de toutes parts. « Les ruines de Persépolis nous font connaîire un art composite, né de la fantaisie royale, fe qui a ramassé, en une unité artificielle et puissante, toutes les formes artisiiques qui l’ont frappée dans ses provinces | d’Assyrie, d'Égypte et de Grèce asiatique : c’est le caprice À dun dileitante iout-puissant et qui a le goût da gran- diose (3). »
Le colossal et le chatoyant, le faste et l'éclat caractérisent tout l’art de l'Orient (4). Néanmoëïns, dans cet art, la Perse a des traïts distinchifs. Elle aime le gigantesque, mais elle : l’allège. La particularité de son architecture est la colonnade : ces colonnes, qu'elle doit sans doute à l’Égypte, elle
les dresse minces el svelles, « dans cette antiquité où lon
faisait partout massif el puissamment trapu (5) ». La Perse est éprise des couleurs, mais elle les fond harmonieusement.