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CHAPITRE IV

La nouvelle dynastie, qui tentait de reconstituer l'ancien empire de Cyrus et de Darius I‘ et quia réussi tout au moins à grouper en un seul corps les parties qui tendaient à s’en détacher sous le régime quasi féodal des Arsacides, et à en reporter les frontières à peu près à la même distance, n’a pas eu les architectes qu’elle méritait; du moins,les modes avaient changé, et les constructions, obtenues par l'emploi de matériaux médiôcres, n’ont pas résisté aussi bien aux intempéries, à toutes les causes de ruine et de destruction. Les monuments qu’elle nous a laissés sont dans un piteux état; ils n’intéressent plus que les architectes, et les archéologues sont encore heureux de rencontrer, de-ci de-là, un chapiteau ouvragé ou des détails d’ornementation qui permettent de préciser nos idées sur le stade de développement atteint par les arts à cette époque.

En général, le Nord de la Perse est très pauvre en monuments ; c’est dans la Perside, le Fârs de nos Jours, et sur les confins de la Mésopotamie, que l’on trouve des ruines plus imposantes. La même région où Darius Ier avait fait graver sur leroc, en triple expédition, la grande inscription où il racontait la manière dont il avait reconquis le pays, c’est-à-dire les environs de Bisoutoûn, nous offre d’intéressants souvenirs de cette époque plus récente. C’est à TAq-i-Bostân, « la voûte du jardin », aux environs de Kirmânchäh, site remarquable par

|+ »TOmaine saute aux yeux. C” | bas-relief représentant troi foulant un captif couché

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apprend quelle est ja victoire ainsi commémorée,

tenant de la main gauche une cou la couronne triomphale.

un lac artificiel qui vient baigner le pied de la montagne, que Pon rencontre des chapiteaux où l'influence gréco-byzantine et est là encore que l’on peut voir un $ Personnages, dont deux debout à terre ; aucune inscription ne nous

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Fig. 28. — Chapiteau de Tâgq-i Bostan,

mais il ne le; types, les costumes médailles que nous ont

peut y avoir de doute sur l'époque :

et les attributs sont semblables aux laissées les rois de cette dynastie.

Dans les triangles supérieurs volent des victoires ailées pe à libations et de la droite

Au fond de la voûte, de 67,20 de largeur, P, À,

il existe un bas-

242 LES SASANIDES

reliefà deux personnages portant une inscription de Sapor Il, et au-dessous, dans un second registre, on voit un guerrier à &heval que l’on croit être Chosroës II Parwiz; mais, comme il x/y à aucune inscription, cette attribution est purement hypothétique. Cette sculpture est saisissante, et lon ne peut, en la contemplant et en l’examinant dans le détail, se défendre d’une certaine émotion : voilà donc un de ces chevaliers perses (si c’est le roi, il est armé de même queses soldats, toutefois d’une façon plus riche) qui tant de fois ont vaincu les Romains et qui, sous Chosroës Il, ont conquis la Syrie, Jérusalem et l'Égypte, et assiégé les faubourgs de Constantinople. Ce guer- . rier et son cheval sont bardés de fer, c’est-à-direqu’en outre du

casque pointu et orné de banderoles, il est entièrement revêtu

d’une cotte de mailles, et son coursier porte un caparaçon qui

le recouvre. Lalance et les flèches sont ses armes ; mais onne

distingue pas s’il est armé d’un kemènd, le lasso muni d’un

nœud coulant avec lequel le cavalier cherchait à faire tomber sur le sol son adversaire monté, et dont l’emploi est familier aux lecteurs du Livre des Roïs de Firdausi.

Les fouilles de la Russie méridionale ont permis d’ajouter quelques précisions aux détails précédents. L'équipement des rois varie peu ; on a des exemples illustrant la manière de porter l'épée longue à gauche et le poignard à droite. Sur le plat du roi Sapor II, récemment trouvé à Pérechtchépine près de Poltava, on voit une ceinture toujours double ; l'épée traîne sur le sol. En Chine, à l’époque de la dynastie des Han, on constate une curieuse influence de la Perse, déjà du temps des Parthes : introduction de la cuirasse en écailles et en anneaux dans la cavalerie chinoise, et changement dans la tactique de cette cavalerie; équipement modifié sur des modèles iraniens ; arcs et flèches, lance courte, épée et poignard, harnais des ‘chevaux (1).

(1 Rosrovrze,r, Une !rouvaille de l’époque gréco-sarmale de Kerirh, dans les monuments Piot,t. XXVI, p. 133, 136.

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À droite et à gauche de la grande voûte, on aperçoit deux

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