‹ La Perse en automobile, à travers la Russie et le CaucaseChapitre 30 sur 35 · OU · texte numérisé non relu

OU

Mardi jo niai* — Je suis au pied d'une grande montagne- On ptud toute la journée à me chercher des bœufs ; je ne pars que Je soir ec un attelage de douze bœufs que je 'regrette bien de ne pouvoir photographier. Je marche pendant toute la nuit et je couvr daus 24 heures, 18 kilomètres.

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Mercredi ji mai, — Belle journée de fatigue; je ne sais eoinnient Gîorgi et moi y résistons. Nous ne trouvons que des œufs dans e filage et encore iaut-il battre les gens pour les avoir. Nous luisons tout de même 72 kilomètres aujourd’hui, passons Serchem 1 >° k.), Àchmazer (24 k. i et arrivons près de Nickbey 1 jo k.}.

— Nous continuons à marcher 14 et 15 heures par jour, he soleil devient brûlant. Nous sommes maintenant sur le haut plateau de l’Iran, mais il y a encore plusieurs chaînes de montagnes a traverser avant d'arriver à Sultanieh, et de là gagner Kaswyn où J e ti cuverai la grande route Resht-Téhéran où mes amis ont dû passer voilà trois semaines déjà.

je traverse Zendjan, puis recommence une nouvelle ascension. La machine tire formidablement ; il y a des cahots énormes ; les ïoues s’engagent dans des crevasses. Soudain les deux roues d’arrière entrent dans une tissure, et dans Belfort que fait le moteur pour les en arracher, l’axe des pignons casse. C’est la cinquième fois ! Cette i( ds-ci plus rien à faire. Je suis même trop fatigué pour me laisser aller au désespoir. Je ne sens plus rien. Ce qui m’arrive 11'a pas Pair de m arrivera moi, c'est comme si ou me le racontait.

Il ne nous reste qu’à retourner sur nos pas, traînés par des bœufs 4 U1 u auront pas de peiné à couvrir autant de chemin dans la journée M ue J en faisais à l'aller lorsque la machine marchait.

On me trouve six bœufs. II faut la lettre du gouverneur pour les avoir, de force plus que degré. Jen’ai plus de provisions: les villageois n’ont même pas des œufs ; je dois sortir mon revolver pour les obliger à me donner ce qu'ils ont caché et qu’ils me font payer un prix excessif. Et pendant une semaine entière, je marche sur Tabriz traîné par des bœufs lents, dans ma pauvre voiture cahotée.

11 me faut une semaine pour couvrir ce que j’avais fait en cinq jours à l'aller. Voilà le seul gain qu’il y a à voyager en auto entre

Tabriz et Kaswyn. On gagne deux jours par semaine sur les bœufs*

Mercredi y juin. — Je suis de nouveau à Tabriz. La colonie européenne me reçoit chaleureusement. Les consuls me donnent des attestations disant que j'ai fait 1 J impossible en ce pays affreux. Je trouve un axe prêt, car j'avais télégraphié de Zendjan. Maintenant, je triai plus qu'une hâte ; rentrer à Tiflis coûte que coûte. Comment ma voiture tient-elle encore r

Jeudi 8 juin. — Je pars à huit heures du matin. Je retrouve la même route détestable et dangereuse qu'à Palier, mais immense progrès ! il n y a plus de boues. Le temps s'est mis au beau* On peut roule, avec précautions, partout, j établis un prodigieux record. Par-dessus les montagnes et à travers les vallées, j’arrive à 5 heures de l'aprèsmidi à Djoulfa d’une seule traite.

Là, au lieu de me reposer, je décide de traverser immédiatement l’Àrax. La traversée du premier bras en barque se fait sans peine. Au second, je prends le bac. Mais pour passer du bac à terre, il faut un pont de planches. Je le fais, je m'engage dessus... Un craquement sinistre!... Les planches cassent, voilà la voiture qui tombe à Peau* Elle en a jusqu’au haut des roues. Impossible de trouver du monde pour m’aider à sortir de là. Il faut attendre le matin. Je passe toute la nuit sur le siège au-dessus de beau qui coule autour de moi*

Vendredi9 juin. — Boeufs et chevaux me sortent de la rivière. Je repars. Ici il a plu constamment, les routes sont impossibles. Je trouve des marécages.

Je suis obligé de mettre des planches devant T auto ; je fais quatre mètres; je retire les planches derrière et les mets devant; j'avance de nouveau et je recommence. Il me faut des heures pour passer ce marécage, qui n’a que quelques kilomètres.

Plus loin au passage de la petite rivière, je prends ie parti d’en remonter le cours pendant trois kilomètres pour éviter d'en franchir quatre fois les berges escarpées.

J’enfonce dans la rivière ÂlingiaciaL De nouveau, il me faut des bœufs pour me tirer. Je mets dix heures et demie pour faire trente kilomètres. À onze heures du soir, j'arrive près de Nakhitchévan.

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