LIMITES DE L'EMPIRE PERSE
Les Mèdes, les Babyloniens et les Lydiens, se partageaient la souveraineté des plus belles contrées de l'Asie, lorsque les Perses , conduits par C) rus , les attaquèrent successivement et les soumirent à leur puissance. Aux pays que possédaient ces peuples, Cyrus ajouta encore d'autres provinces, et, en peu d'années, il fonda un des empires les plus vastes qui aient jamais existé.
Les bornes de l'empire perse étaient :
A l'est, le fleuve Indus; au nord, le Jaxartès, la mer Caspienne, la chaîne du Caucase et le Pont-Euxin; au sud, la mer des Indes, le golfe Persique et l'Arabie; à l'ouest, les limites n'étaient guère fixes; les guerres continuelles entre les Perses et les Grecs les faisaient changer fréquem-
L'UNIVERS
ment. On peut cependant indiquer ta mer Egée comme servant de bornes a l'empire de ce côté.
/bmsxoirs.
L'Euphrate partageait l'empire en deux parties inégales. Le pays qui se trouvait à l'ouest du fleuve comprenait la presqu'île de l'Asie Mineure , la Syrie et la Phénicie; la seconde partie renfermait les contrées situées entre l'Eupbrate et l'Indus. Ces différentes provinces formaient vingt-trois satrapies. On ignore l'époque précise de cette division , qui éprouva sans doute plusieurs changements. Avant de commencer la description des satrapies, nous dirons un mot des montagnes et des fleuves les plus importants de la Perse.
La chaîne du Taurus , qui couvre de ses ramifications Une partie de l'Asie, commence en Lycie et court de l'ouest à l'est. Ce n'est que dans la Pamphylie que cette chaîne s'élève d'une manière remarquable. Deux branches importantes se détachent ensuite du Taurus ; l'une, appelée Anti- Taurus, s'avance dans la Cappadoce, et l'autre, nommée Amanus, sépare la Cilicie de la Syrie.
Le Taurus a encore plusieurs autres branches qui prennent différents noms.
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Six grands fleuves arrosaient l'empire de Perse; ce sont :
L'Euphrate oui sort du mont Abus, une des branches septentrionales du Taurus, dirige son cours à l'ouest, puis , descendant vers le sud , se joint au Tigre et verse ses eaux dans le golfe Persique. Ce fleuve a un débordement annuel qui fertilise les terres par lesquelles il passe.
Dans les temps reculés, et encore à l'époque de l'expédition d'Alexandre le Grand, l'Euphrate avait son embouchure particulière dans le (zolfe Persique. Les habitants d'une ville considérable nommée Orchoë changèrent le cours du fleuve en dérivant ses eaux sur leurs terres. Le Tigre, grossi par l'Euphrate, prenait le nom de Pasiti-
gte* que Ton donnait encore à une
rivière de la Susiane appelée aussi Oroatês.
Le Tigre prend sa source, comme l'Euphrate, dans le mont Abus, coule vers le sud et 6e jette dans le golfe Persique, après avoir reçu les eaux de l'Euphrate.
L'Araxe. Les Grecs ont donné ce nom à plusieurs fleuves; mais l'Araxe, proprement dit, est le fleuve qui sort du mont Abus, arrose l'Arménie et porte ses eaux à la mer Caspienne.
L'Oxus. Ce fleuve qui prend naissance dans les monts Imaùs se dirige vers l'ouest. Il avait autrefois son embouchure dans la mer Caspienne; aujourd'hui, il se jette dans le lac Aral.
Le Phase , dont la source se trouve dans les Moschici montes. Ce fleuve arrose la Colchide et finit son cours dans le Pont-Euxin.
L'Indus. Ce fleuve sort des monts Imaûs , coule du nord au midi , et va porter ses eaux à la mer des Indes.