‹ La PerseChapitre 3 sur 51 · ASIE MINEURE · texte numérisé non relu

ASIE MINEURE

L'Asie Mineure formait dix satrapies, dont trois à l'ouest, deux au centre, deux au sud et trois au nord.

C'est par celles de l'ouest que nous commencerons.

Cette contrée, appelée d'abord Méonie, était bornée au sud par le fleuve

réandre. qui la séparait de la Carie; l'est, elle confinait avec la Phrygie; au nord , avec la Mysie ; à l'ouest, avec l'Ionie, qui fut souvent regardée comme comprise dans ses limites. Les

Çrincipales montagnes de la Lydie , le molus et le Mésogis, produisaient des vins excellents. C'était dans le Tmolus que le Pactole avait sa source.

Cette rivière se jetait, avec THyllus et d'autres petits cours d'eau , dans l'Hermus, qui a son embouchure dans le golfe de Sinyrne. Un autre fleuve appelé Caystre et auquel les Turcs donnent aujourd'hui le nom de Coutschouc

PERSE

Mander ou Petit Méandre, arrosait encore ta Lydie.

Sardes, située au pied du moût Tmelus , était la capitale de la Lydie. (Test là que résidaient les rois avant la conquête de Cyrus, Depuis, les satrapes chargés du gouvernement de la province y fixèrent leur séjour. Sardes était le centre d'un grand commerce, et il s'y tenait un marché d'esclaves.

La Tille était -défendue par une citadélie, dans laquelle les rois de Perse entretenaient Une forte garnison. Les environs étaient d'une merveilleuse fertilité, mais bouleversés par des tremblements de terre.

Après Sardes venaient :

Philadelphie, située au pied du montTmolus;

Hypaepa, aujourd'hui Berki, bâtie sur le penchant du Tmolus opposé à celui qui descend vers Sardes ;

Traites, au pied du Mésogis, petite ville bien bâtie et fortifiée;

Magnésie, détruite par les tremblements de terre. Il ne faut pas la confondre avec une autre Magnésie qui se trouvait non loin du fleuve Méandre, et que l'on appelait Magnésie sur le Méandre.

Les Lydiens d'abord courageux devinrent, après avoir été soumis par les Perses, très-efféminés; ils s'appli-

rient surtout à fabriquer des objets luxe, et passaient pour fort habiles à travailler les métaux. On prétend que les premiers ils ont eu l'idée de se servir d'espèces monnayées.

Un air pur, un climat tempéré, un sol fertile, un commerce florissant, rendaient la satrapie de Lydie une des plus belles et des plus riches de l'empire perse.

XOHXB.

La côte de la Lydie fut, neuf cents ans environ avant l'ère chrétienne, couverte de colonies grecques de race ionienne, qui, ayant chassé les indigènes et «'étant établies à leur place, donnèrent à ce pays le nom d'Ionie.

Les villes ioniennes étaient au nombre de dix, savoir : Milet, Myunte, Priène, Épbèse, Golophon, Leoédos,

Téos, Clazomène, Phocée et thrées; plus, les fies de Samos et de Chios. Nous n'avons pas à nous occuper de ces colonies ioniennes, sur lesquelles les Perses n'exerçaient qu'une autorité douteuse, à l'exception de Milet et de Myunte, dont nous parlerons dans la description de la Carie* où elles étaient situées.

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