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Bornée par la mer à l'ouest et aa sud , cette province était séparée de la Lydie par le fleuve Méandre. Les Cariens peuplaient d'abord les fies de la mer Egée et s'étendaient sur la côte de la Lydie , d'où les colonies grecques les refoulèrent dans l'intérieur des terres.
Le pays connu sous le nom de Do* ride, les fies voisines appelées Sporades, d'un mot grec qui veut dire dispersées, et les deux Iles de Rhodes et de Cos dépendaient de la Carie. Le Méandre, fameux par ses sinuosités, arrosait la contrée, et, après mille détours, se jetait dans la mer entre Milet et Priène. Dans la partie méridionale de la Carie se trouvait le Calbis, autre fleuve qui passait près de la ville de Caunus.
Les villes principales de la Carie étaient :
Halicarnasse, colonie grecque, résidence des rois de Carie, célèbre pour avoir donné le jour à Hérodote, et aussi par le tombeau que la reine Artémise y fit élever à Mausole, son époux. Cette ville était très-forte. On croit qu'un château nommé Bodroun, construit par les chevaliers de Rhodes, occupe aujourd'hui une partie de remplacement d'Halicarnasse.
Caunus, près de l'embouchure du Calbis. L'air y était fort insalubre, et l'on disait, en parlant de ses habitants, que les morts y marchaient.
Cnide ou Gnide , célèbre par la naissance de l'historien Ctésias, et par le culte qu'on y rendait à Vénus. On voyait dans le temple une statue de la déesse qui passait pour le chef-d'œuvre de Praxitèle. Cette ville avait deux ports.
Milet , à l'entrée d'un petit golfe que
L'UNIVERS
domine le mont Latmus, célèbre par la fable d'Endymion , était la plus méridionale des colonits ioniennes. Cette ville fut la patrie de Thaïes et d'Aspasie.
Myunte était peu importante.
Mylasa, où Jupiter était particulièrement honoré, subsiste encore aujourd'hui , et n'a point changé de nom.- On l'appelle cependant aussi Marmara, à cause des carrières de marbre qui en sont voisines. Cette ville était située non loin de la mer, et avait un port oui a changé son nom de Physcus en celui de Fisco.
Stratonicea, dans les environs de laquelle se trouvaient deux temples, l'un dédiéà Jupiter Chrysaoros, l'autre à Hécate. On croit retrouver remplacement de Stratonicea dans le lieu appelé par les Turcs Eski-schehr ou vieille ville.
Alabanda , une des principales villes de l'intérieur, était peu éloignée du Méandre.
L'île de Rhodes, vaste, fertile et commerçante, était peuplée d'habitants industrieux et braves. On y remarquait la ville de Lindus, avec un temple consacré à Minerve Lindia , et Rhodes fondée environ 400 ans avant l'ère chrétienne.
Cos avait une capitale du même nom. Cette fie, patrie d'Hippocrate , produisait un vin excellent et très-recherché.
Les Cariens cultivaient* les arts et les sciences , mais ils s'appliquaient encore plus au commerce.
' Bornée par la Propontide au nord , par la mer Egée à l'ouest , cette province touchait du côté du sud à la Lydie, et confinait à l'est avec la Bithynie. Ses premiers habitants ne sont point connus ; des Grecs de race éolienne s'établirent dans cette contrée , continuant jusqu'à l'Hellespont et a la Pr opontide cette chaîne de colonies grecques qui s'étendait déjà sur la Lydie et la Carie. La Troade, qui composait le royaume de Priam , formait une partie de la Mysie. On remarquait dans
cette satrapie Cyzique, Abydos, et Lampsaque désignée, parXerxès, pour fournir a une partie de l'entretien de Thémistocle.
. Les Perses avaient réuni à la Mysie la partie occidentale de la Bithynie où se trouvait Dascylium , résidence ordinaire des satrapes. Cette ville se nomme aujourd'hui Diaskillo.
La Mysie était plus fertile que Honie; aussi les habitants 's'adonnaientils à l'agriculture de préférence au
commerce.
PHRTGIK.
La Phrygie , séparée de la grande Cappadoce par le fleuve Halys , était une des provinces les plus importantes de l'Asie Mineuse. La contrée qu'on appela plus tard Galatie y était comprise. La Phrygie aurait été la plus grande de toutes les satrapies, sijles rois de Perse , pour diminuer la puissance des satrapes , n'en avaient pas détaché quelques parties , réunies plus tard à d'autres gouvernements. Ainsi, du côté de l'est , la Lycaonie qui en dépendait fut jointe a la Cappadoce. On en fit de même du district de Milyas qui fut incorporé à la Lycie. La Gala* tie , gui touchait vers le nord à la Bithynie et à la Paphlagonie , était montueuse ; le reste de la Phrygie s'étendait en une vaste plaine, fertile et arrosée par plusieurs fleuves , tels que l'Halys, le Sangare, le Lycus et le Marsvas.
Célènes , située près des sources du Marsyas et du Méandre , était la métropole de la Phrygie. Les satrapes y avaient leur résidence ; et Xerxes , a son retour de Grèce , y fit bâtir un palais entouré de jardins et de parcs très - étendus , dans lesquels on nourrissait un grand nombre d'animaux destinés aux chasses royales.
Pessinunte, autre ville considérable , était la résidence d'un souverain pontife, dont le pouvoir sacerdotal s'étendait sur toute la Phrygie. On voyait dans cette ville le temple de la Mère des dieux ou Cybèle.
La Phrygie avait encore les villes de Colosses et de Thymbrium ; cette
PERSE
dernière était sans doute la méine que Tbymbraia ou Thymbrée , près de laquelle Crésus fut vaincu par Cvrus.
Les Phrygiens étaient plutôt agriculteurs que commerçants ; ils s'adonnaient à l'éducation des bestiaux , et surtout des brebis. Les troupeaux élevés dans les environs de Célènes donnaient une laine recherchée pour sa finesse , et sa couleur noire si parfaite, qu'on la comparait à celle des corbeaux.
Lycaonie. C'est ici que nous croyons devoir parler de cette partie de la Phrygie , quoique à une certaine époque , comme nous l'avons dit , les rois de Perse l'eussent incorporée à la Cappadoce.
La Lycaonie renfermait trois villes considérables: Icorrfum (aujourd'hui Konieh), capitale; Laodicea, surnommée Com6ttfto(Ladakieh), etLaranda (Larendeh).
Couverte au nord de montagnes peu élevées qui portent aujourd'hui le nom de FoudhaJbaba , la Lycaonie formait du côté de la Galatie une vaste plaine qui s'étendait presque jusqu'à cette province. On trouve dans la Lycaonie un grand marais salé, appelé autrefois Tatta palus, et aujourdhui Touzlah, mot turc qui veut dire saline.