‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 104 sur 121 · Mattli. xxii, 23-28; Marc xn, 18-23; Luc xx · texte numérisé non relu

Mattli. xxii, 23-28; Marc xn, 18-23; Luc xx

4. Cf. Cari Weizsàcker, Das apostolisclie Zeitalter der christlicken Kirche , p. 12-13. Freiburg-„i.-B., 1886.

de Lazare n’est pas mentionné, mais celui du mauvais riche l’est1, et la Genèse raconte celui d’Abraham à Macpéla2. Lazare fut porté, dit Luc, non Lazare tel qu’il avait existé, puisque son corps reposait dans la tombe, mais le vrai moi de Lazare3.

Les manifestations du Christ ressuscité attestent également la nature spirituelle de l’être après la mort. On alléguera le fait du tombeau vide, que les évangiles rapportent pour établir la résurrection corporelle du Seigneur, les mots du soir de Pâques adressés aux disciples et les mots adressés à Thomas : « Touchez-moi, regardez-moi, voyez mes mains et mes pieds4 », qui identifient le ressuscité et le crucifié. Mais, d’après les évangiles toujours, l’organisme du Christ au delà du tombeau n’était plus le corps du Christ historique, le corps matériel. Une transformation profonde était intervenue. Le jour même de la résurrection, « les portes du lieu ou se trouvaient les disciples étant fermées », Jésus apparaît au milieu d’eux5; « huit jours après, les disciples étant de nouveau réunis dans la maison, les portes étant fermées, Jésus vint et se tint au milieu d’eux6 ». A Emmaüs, lorsque les deux pèlerins, recevant de Jésus le pain rompu, distinguent soudain le Seigneur, celuici « disparaît de devant eux7 ». Ces apparitions et ces

i. Luc xvi, in. b.

i. Genèse xxv, 9.

3. air=V£y(6?jva' a Acv... tx’jzâç est le mot propre : Lazare lui-même, mais non Lazare le même.

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