Luc xxiv
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disparitions subites, cette suppression de la matière et de l’espace indiquent évidemment que Jésus est lui-même affranchi des conditions de la vie humaine, qu’il a cessé d’être la personne formée, comme toute personne terrestre, de chair et d’esprit.
Et cela nous explique en même temps pourquoi, en Galilée, quelques disciples doutent à la vue du Maître retrouvé1, pourquoi les pèlerins d’Emmaüs cheminent près de lui comme auprès d’un étranger2, pourquoi, dans le jardin de Joseph d’Arimathée, Marie le prend pour le jardinier3. Comment ces erreurs se produisentelles si le changement survenu dans la personne de Jésus ne les occasionne pas?
Individuelle, spirituelle, la vie de la personne dans l’au delà est encore active. Jésus ne promet pas seulement à ses disciples, qui « avec lui ont supporté ses épreuves et persévéré dans leur amour », la paix et la félicité, mais il leur donne une place à côté de lui dans ses fonctions de roi. Il les associe au grand acte du jugement, il les charge d’un rôle spécial vis-à-vis des tribus d’Israël4.
Dans la parabole des talents, chez Matthieu5, et dans la parabole des mines, chez Luc6, une idée analogue domine les situations différentes7. La fidélité dont les